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Jean Klein propose un non-chemin vers le silence, un accès immédiat à ce qui est déjà là et ne saurait ne pas être là, un art de ne rien faire qui est aussi un hymne à la beauté de ce qui est là.
« Parvenez à un état de silence, totalement dépourvu de peur, de désir et de toute représentation.

On y accède, non par la répression mais par l’observation de chaque sentiment et de chaque pensée, sans qualifier, ni juger, ni comparer. Dans cette fraîcheur spontanée, le censeur se retire et il reste un regard paisible, l’agitation se calme, le mouvement du mental devient lent et nous pouvons regarder chaque pensée, sa cause et son contenu, tels qu’ils se présentent réellement, nous en devenons conscients dans leur intégrité, dans leur totalité. Quel conflit pourrait-il encore se présenter ? Seule la fraîcheur persiste, seul demeure le silence sans observateur, ni chose observée. N’exercez aucune contrainte sur votre esprit, contentez-vous d’examiner ses mouvements variés comme vous regarderiez le vol d’un oiseau. Dans ce regard désencombré, toutes vos expériences font surface et se déploient. Une vision sans motivation particulière provoque non seulement une extraordinaire énergie, mais vous délivre de toutes les tensions, de toutes les couches variées d’inhibitions, vous vous voyez en totalité. Regarder toute chose avec une attention aiguisée devient une manière de vivre, un retour à la source de votre nature qui est contemplation. »
« Vous êtes simplement. Quand vous abandonnez le nom et la forme de l’homme que vous voyez, que reste-t-il ? L’homme véritable, et en lui il y a unité. Au moment où vous abandonnez la forme, vous abandonnez le corps, quand vous abandonnez le nom, vous abandonnez le mental, seul demeure l’être indivisible. Lorsqu’il est présent, les fixations et les répétitions s’effacent et il reste seulement le flux et le reflux de la créativité. »