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Si ce texte est un commentaire de l’Evangile selon saint Jean, il est universel, en raison de la nature du texte d’une part, de l’expérience de l’auteur d’autre part. En effet, ce dernier, comme beaucoup a dû passer par l’Inde et sa sagesse pour retrouver l’essence du message chrétien.

Il s’agit bien d’une quête de Sophia que ce livre propose à travers l’expérience de l’auteur qui identifie clairement la démarche :
« Etudier les Ecritures, écouter des instructions, s’adonner à des rites, à des observances, à des exercices, sont certainement des choses utiles dans le domaine spirituel. Ce sont des éléments qui peuvent et doivent nous faire avancer sur le Chemin. Ainsi que disent les japonais : « Les instructions sont un doigt pointé sur la lune ».
Toutefois ces choses-là sont insuffisantes en elles-mêmes. Car pour percevoir réellement le souffle du Verbe, de l’Esprit, pour être portés par eux, nous devons entrer dans le silence et dans l’écoute. Et c’est alors seulement que les textes sacrés nous seront pleinement révélés, dans toute leur richesse inépuisable et toute leur portée. »
Le texte de Nils Daum est très lucide, à la fois sur la nature de l’humain du torrent et sur la difficulté de quitter le torrent : « C’est pourquoi celui qui parle au nom du Verbe n’a de chances d’être entendu que de ceux qui sont au moins partiellement sortis de leur personnage, car ceux qui vivent dans la seule soif d’être considérés, ne sont sensibles qu’à la voix d’un homme qui jouit d’un certain prestige, et qui, lui-même cherche la considération. Ce qu’ils aiment en lui, ce qu’ils admirent en lui, ce pourquoi ils croient en lui, c’est qu’il leur semble prestigieux, rempli de qualités exceptionnelles, doué de pouvoir, supérieur aux autres hommes. Or ce qui est prestigieux, ce qui est rempli de qualités exceptionnelles, ce qui est doué de pouvoir, ce qui est supérieur aux autres hommes, c’est précisément l’ego, le personnage. Par contre, le Soi est totalement nu et pauvre. Nu et pauvre comme un petit enfant. Dénué de pouvoir, dénué de prestige, et en rien supérieur aux autres. »
Et encore : « Il est important de savoir que lorsque nous serons entrés dans le Chemin, nous aurons des moments de grande tristesse. Cette tristesse est inconnue dans le monde. De même que la joie qui progressivement envahit le disciple est inconnue des « gens du dehors », de même aussi cette grande tristesse. « Mon âme est triste jusqu’à la mort », dit Jésus. La grande joie, l’extase, du « deux-fois-né », et sa grande tristesse ont des mobiles totalement différents des plaisirs et des déceptions du monde du dehors. »
Ces commentaires apporteront au lecteur le fruit de l’expérience énoncé en mots simples et directs.