Estimant que la variété des croyances et des doctrines religieuses constituent des limites destinées à canaliser notre soif du divin, Ibn Arabî dépasse largement les cadres de l'islam comme tout autre dogme. "J'ai eu une centaine de maîtres. J'ai profité de tous. Et tous ont profité de moi" nous dit-il. Pour Dominique Pénot, Ibn Arabî s'inscrit dans la tradition des prophètes "mohamédiens" qui tirent leurs origines dans des temps immémoriaux, rejoignant là un prophétisme universel. Il réunit là tous les "sceaux de sainteté" antérieurs et à venir. Ce qui le rend sans équivalent dans l'histoire du prophétisme.