La post-modernité, dont Nietszche est le grand prophète, témoigne d'une sorte de dépassement du monde et des repères des sociétés traditionnelles qui traduit une sorte de nihilisme, nous dit Eric Geoffroy. Face au désenchantement technologique et au matérialisme religieux, quelle est la place de la spiritualité? 

A l'heure où les religions institutionnelles ont abouti à l'intégrisme et à la mort du religieux, Comment redéfinir la spiritualité ? Pour chacun des intervenants, il est temps de prendre en compte que le "ciel se referme", que chacun se doit de réenchanterle monde et d'ajouter à la pensée dialectique, l'inspiration. Pour Vincent Aucante, il s'agit également de revivifier la mémoire des religions et de revaloriser leur patrimoine. Pour Fabrice Midal, à tenter de vivre l'expérience du fragile, du poétique et de la liberté dans un monde sans repères.
ima_geoffroyima_cazenave
Pour Michel Cazenave, de reprendre la quête du symbolique et de s'inscrire dans une tradition sans en être prisonnier. Apparu au VIIIe siècle, le soufisme est un mouvement spirituel, mystique et ascétique de l'islam. Prenant racine dans l'orthodoxie sunnite, il est également une doctrine ésotérique.
ima_midalima_aucante
Pour Eric Geoffroy, le soufisme est, en effet, le point de rencontre entre la tradition primordiale, dépôt de la sagesse originelle, et l'islam. De toute éternité, son essence spirituelle et transcendantale ne dépend d'aucun contexte spatio-temporel. L'homme initié, qui en est le porteur, peut ainsi la révéler et la transmettre.