L’Inde est-elle le foyer précurseur du dialogue interreligieux ?

mout inde1mout inde2

La présentation de trois personnages majeurs va nous permettre d’entrer dans le vivier religieux de l’Inde : l’empereur Ashoka, Akbar le Moghol et le philosophe Vivekananda.

Ashoka, après avoir été un empereur et guerrier sanguinaire affrontant la conquête d’Alexandre au IIIe siècle avant notre ère, devient bouddhiste. Une révélation portée par l’un de ses petits neveux, rayonnant, lui fait adopter la non-violence et la tolérance religieuse dans tout l’empire.

Akbar est le grand Moghol de la seconde moitié du XVIe siècle, descendant de Tamerlan et de Gengis Khan. Il prône à son tour la non-violence et la compassion. Favorisant le dialogue entre les diverses tendances islamique, il se signale dans l’histoire chrétienne comme ayant reçu les jésuites de Goa pour intégrer le christianisme à son projet de dialogue interreligieux. L’un de ses fils est considéré aujourd’hui comme l’un des fondateurs du comparatisme religieux.

Vivekananda, né au Bengale à la fin du XIXe siècle, philosophe, s’intéresse à la pensée du brillant Ramakrishna lequel perçoit une convergence non syncrétique des religions.
Vivekananda deviendra malgré lui et avant l’heure un tenant de l’unité transcendante des religions.