A la découverte de la philosophie islamique d’Henry Corbin

Mathieu Terrier évoque dans cet exposé la manière dont la lecture de Corbin, durant sa jeunesse itinérante au Moyen-Orient, a suscité en lui une fascination intime qui a orienté toute sa trajectoire intellectuelle. Il revient sur son passage à l’université de Nanterre, alors dominée par le marxisme et rétive à toute métaphysique, ainsi que sur son projet d’apprendre l’arabe et le persan afin d’étudier la philosophie islamique au sens corbinien, c’est-à-dire comme « une spiritualité incluant soufisme et chiisme ».

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La lecture de L’Histoire de la sagesse d’Ashkevari, évoquée par Corbin à Damas, devient le cœur de sa thèse, soutenue à l’EPHE puis publiée par la suite.

Mathier Terrier à E.P.H.EMathieu Terrier et Henry Corbin

Par la suite, Mathieu Terrier édite et commente aussi le traité du mundus imaginalis, accomplissant ainsi le vœu de Corbin de voir ces textes repris par de jeunes chercheurs. Aujourd’hui, en 2024, il vient d’être nommé directeur d’études dans la Section des sciences religieuses de l’E.P.H.E, comme Corbin.

Après ce premier volet autobiographique, Mathieu Terrier évoque la fécondité de l’œuvre de Corbin à travers ses travaux sur Qotb al-Din Ashkevari, Mir Damad et le monde imaginal.

Dans un troisième temps, il revient sur la lecture de Haidar Amoli par Corbin, sans occulter ses biais :  tropisme chiite, empathie vers la culture iranienne parfois excessive, ainsi que sa phénoménologie très personnelle.

En conclusion, Mathieu Terrier affirme que, malgré certains biais et ses silences politiques, l’œuvre de Corbin conserve une immense valeur objective pour la connaissance de la pensée islamique chiite et pour la compréhension spirituelle du monde contemporain.

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