Martinès de Pasqually définit le monde comme un "lieu de privation", une "terre d'exil" ou encore une "prison obscure", dans laquelle il nous faut endurer un séjour pénible et douloureux. Cette vision est-elle forcément une erreur, un manquement à la doctrine officielle? Si le discours théologique dominant a distillé dans l'esprit des modernes une vision édulcorée de la réalité, les événements qui se sont succédés dans le temps ne prouvèrent-ils pas qu'il s'est effectué une rupture, une fracture à l'intérieur du ciel, de l'immensité céleste où les esprits se sont détournés de l'orientation de l'unité pour se révolter contre l'ordre céleste? L'homme lui-même ne devint-il pas, à son tour, une créature révoltée, corrompue et meurtrière, qui, par sa faute, priva toute sa descendance de l'intimité du divin? Martinès de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint-Martin font-ils preuve pour autant d'une coupable interprétation ou témoignent-ils d'une indiscutable volonté innovatrice? Réponse de Jean-Marc Vivenza dans cet exposé de 40 minutes..