La roue de la vie: méditation sur le zodiaque
Pour Irène Andrieu : les projets essentiels de notre vie se trouvent inscrits de naissance dans notre thème astral. Nous ne créons rien. Notre thème représente l’héritage de nos multiples tendances latentes issues de nos existences antérieures. Ces instants fugitifs sont cristallisés dans des formes de notre Conscience éternelle. Ils nous imprègnent et déforment notre perception de la réalité quotidienne.
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Ainsi, nous sommes à la fois les débiteurs et les créanciers de nos choix et de nos pensées antérieurs. Vouloir se connaitre, c’est d’abord accepter cette responsabilité totale dans ce monde qui nous arrive, car c’est nous qui attirons les événements. Nous créons notre futur et le modelons sur notre vécu présent que nous voudrions soit prolonger, soit infléchir, soit inverser.


Ce que nous appelons le "destin" n’est que la réalisation de ces désirs anciens et présents, inscrit en nous par notre refus du réel. Ce sont ces attentes qui font de nous les serviteurs aveugles de l’enchainement karmique. Comprendre cet enchainement et le vivre de plus en plus consciemment est la seule façon de s’en libérer.
"Passer de l’illusion karmique à l’acceptation dharmique est la plus fantastique des aventures humaines"
Irène Andrieu a suivi pendant plus de vingt ans cet itinéraire intérieur et évoque dans cet entretien mené par Anne Vernes (ainsi que dans son livre éponyme paru chez Dangles, 1990) la voie par laquelle elle a pu découvrir la réponse à la question fondamentale : "Qui suis-je ? Quelle est mon origine ? Quelle est ma finalité ?".
Basée sur les "causes interdépendantes" du bouddhisme fondamental (le Roue de la Vie), cette ascèse situe à nouveau l’astrologie comme une grande science initiatique susceptible de guider les étudiants en sagesse dans leur recherche au jour le jour….
Extrait de la vidéo
Bonsoir et bienvenue sur Salamandre TV, où nous allons recevoir, nous vous recevons ce soir, Irène Andrieux, astrologue karmique, une grande dame de l'astrologie contemporaine, et avant de commencer à discuter toutes les deux, nous remercions les équipes de Baglis Télé qui nous soutiennent sur le plan technique et qui permettent à ce direct de pouvoir se faire dans les bonnes conditions. Irène, je vais vous présenter brièvement.
Vous êtes née le 15 septembre 1941 à Paris. Vous êtes, pour une astrologue, je vais vous présenter astrologiquement, vous êtes Vierge, ascendant Vierge, milieu de ciel Gémeaux, donc tout cela donne une forte importance à Mercure et votre thème, on ne va pas aller dans le détail, mais votre thème m'a frappée parce qu'il est très marqué par Uranus et Saturne qui sont conjoints à l'ascendant et donc qui ont eu de toute évidence une grande influence dans votre vie, ont joué un grand rôle, et vous avez également dans ce thème, dont on ne parlera pas plus après ça, mais un soleil en Vierge, en Maison 1, conjoint à la tête du dragon et également à Neptune, ce qui donne effectivement beaucoup d'importance à votre recherche spirituelle, astrologique.
Nous ne sommes pas là pour expliquer votre thème, mais j'ai trouvé ça très intéressant de regarder ce thème au regard du travail que vous avez effectué, tant sur le plan personnel et conscience de soi, que sur le plan astrologique et astrologique armique. Donc, dans un premier temps, vous avez évolué dans le domaine du théâtre, de la radio, du journalisme, et puis tout d'un coup, tout a basculé. Tout a basculé avec un livre, d'abord, ça c'était en 1959, et le rédacteur en chef du journal pour lequel vous travaillez vous offre un livre en disant « Tiens, ça c'est pour Irène, et ce livre en question c'est « Le matin des magiciens » de Louis Powell, et là vous découvrez un univers que vous ne connaissiez pas du tout et qui vous fascine.
Ensuite, il y a une seconde étincelle, mais une grosse étincelle cette fois-ci, en 1962, dans les locaux de la Société Théosophique à Paris, et là, en une semaine de temps, vous allez rencontrer deux personnes qui vont avoir une influence capitale, essentielle sur votre vie. La première personne, c'est Nellie Kaufman, avec qui vous allez vous mettre à l'astrologie, et la seconde personne, via Nellie Kaufman, c'est Krishnamurti, l'un des grands sages de l'Inde du XXe siècle, et vous allez suivre l'enseignement de ces deux personnes pendant de nombreuses années.
Est-ce que vous pouvez, vous, de votre point de vue, nous dire ce que ces rencontres ont eu comme impact sur votre vie et vos choix ? Bien sûr. Alors, je vais dire simplement une petite chose, c'est que Saturn et Uranus sont conjoints au milieu du ciel, c'est-à-dire que c'est dans la maison neuve, dans la maison de la spiritualité, dans la maison des idéaux, et que ça représente effectivement quelque chose d'important, d'être à la fois très rigoureuse, très ouverte aussi à tout ce qu'il y a de nouveau dans la liberté.
Et ça, je crois que c'est ce qui me caractérise le plus. Alors, pour rencontrer… Alors, effectivement, j'ai rencontré Nellie Kaufman parce que quelqu'un m'avait envoyé vers elle parce qu'elle était supposée savoir si Krishnamurti allait venir en France ou pas. D'accord. Et lorsque je lui ai dit… Elle m'a dit qu'il allait être dans la Société Théosophique, qu'il allait faire une conférence huit jours après, et que donc je pouvais venir comme je voulais.
Et je lui ai demandé qu'est-ce qu'elle faisait, qu'est-ce qui l'intéressait, et elle a mis une feuille de papier sur la table, et elle m'a dit ça. Alors, j'ai regardé, je lui ai dit qu'est-ce que c'est. Elle m'a dit, vous l'emmenez avec vous et vous verrez bien. Et si ça vous intéresse, vous me rappelez.
Au bout de deux jours, je l'ai rappelé. Je lui ai dit, je veux vous revoir. Et ce qu'elle m'avait mis sur la table, c'était la roue de la vie qui est la base de tout mon enseignement. Et je lui ai expliqué ce que j'avais compris.
Elle m'a dit, bon, allez, tout de suite dans notre groupe ésotérique parce que là, vous allez pouvoir aller plus loin avec, travailler sur vous et sur la base de la roue. Et c'est quelque chose d'absolument extraordinaire parce que j'ai 22 ans et je n'ai jamais entendu parler de ça. Et c'est un enseignement secret. C'est un enseignement qui venait du Tibet et qui avait été recueilli par Paul Adam, qui avait passé de longues années là-bas, qui était devenu lama.
Et il y avait dans tout ce que nous enseignait Nelly, des textes de la plus lointaine antiquité du Moyen-Âge, des textes qui pouvaient avoir complètement disparu, mais qui se trouvaient à la sable parce que les rois du Tibet les avaient sauvés au moment des grandes invasions. Les invasions mongoles et chinoises. Les invasions mongolaises. Mais également, lorsque les Juifs et les Arabes ont commencé à être attaqués par les chrétiens, beaucoup, les astrologues, ont mis sur des chariots les œuvres qu'ils possédaient, les ouvrages, les parchemins, et ça a été envoyé en Inde.
Et contre les invasions mongoles et chinoises au XIVe siècle, dans ce cas-là, et bien tout cela est arrivé à l'Assa, et Aryadeva était le bibliothécaire de la bibliothèque de l'Assa. Il l'avait en charge, et donc il a traduit tout cela, il connaissait plusieurs langues, et moi j'ai eu la chance, non seulement que Nelly me l'enseigne, mais dans un groupe, on était une dizaine, une quinzaine, mais qu'elle me confie des textes, des lettres sur lesquels j'ai pu travailler et que je possède encore.
Donc ça, c'est vraiment une très très grande chance. Et la même semaine, effectivement, je rencontre Christian Morty le samedi dans la salle, et je suis fasciné par ce sourire qu'il a, cette ouverture, ce sourire. Il répond aux questions avec énormément d'humour, avec beaucoup d'intelligence, et je me dis, je demande s'il fait des conférences et tout, et on me dit qu'il va commencer à faire sa première conférence à Sanen en Suisse.
Donc je vais à Sanen, et j'y retourne deux fois de suite, deux années de suite, entre mes tournées théâtrales. Et... Est-ce que vous faites toujours du théâtre à ce moment-là ? À ce moment-là, j'en fais depuis toute petite, et j'en ai fait jusqu'à l'âge de 29 ans, effectivement.
Donc en parallèle, en fait, avec le théâtre, c'était une activité professionnelle ? Oui, bien sûr, j'étais comédienne, je faisais partie des compagnies.