Les qualités premières et les tempéraments

Certes qualifiée de "physique périmée" par les scientifiques actuels, l’étude de la genèse des quatre éléments que sont "Terre, Air, Eau, Feu" nécessite au préalable la compréhension de trois questions fondamentales sur la nature de l’Homme, sur sa nature en tant que reflet du cosmos. Le mot cosmos pouvant être interprété comme synonyme d’harmonie, si l’Homme souhaite vivre en harmonie, il est donc inévitablement appelé à considérer les trois questions suivantes :

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1°) La place de la lumière dans sa constitution (et donc dans son thème de naissance) : suis-je plutôt lunaire ou solaire ? Diurne ou nocturne ? Radiant (chaud) ou humide ?

2°) En fonction de cette première réponse découle une répartition entre les quatre Qualités Premières de tout ce qui peut exister. Cette répartition porte sur le Sec, l’Humide, le Chaud et le Froid : comment ces quatre qualités se répartissent-elles dans mon métabolisme ?

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3°) En troisième lieu se pose la question suivante : quelle est mon humeur prédominante ? L’humeur est entendue ici comme le fluide qui circule dans mon corps. La médecine traditionnelle et à sa suite la naturopathie distinguent en effet quatre type de fluides : la lymphe, le sang, la bile ou le mélancole. Ceux-ci permettent de mettre en relief quatre tempéraments distincts : le lymphatique (Vénusien), le sanguin (Jupiterien), le bilieux (Marsien) ou encore le mélancolique (Saturnien).
L’approche du réel peut-être protéiforme nous dit Denis Labouré et ces différentes visions du monde peuvent être élaborés sous différents angles: artistique, scientifique, philosophique ou symbolique. C’est bien cette dimension là que Denis Labouré nous propose d’embrasser.

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La force des sciences traditionnelles, ou de l’approche symbolique, nous permettent d’allier l’Universel et l’Individuel. L’un n’écrase pas l’autre, au contraire, ils sont en échange constant et se nourrissent réciproquement.

Or la médecine moderne néglige l’individuel au profit du collectif : les hommes deviennent non plus seulement comparables mais bel et bien analogues, interchangeables. Cette carence (inadmissible pour une civilisation qui se prétend développée ! ndlr) est en outre assortie d’une arrogance qui voudrait la placer en statut d’hégémonie : "l’un des pire fléaux de la thérapeutique, c’est le manque d’individualisation qui fait appliquer uniformément à tous les malades le même régime, (…) les mêmes formules médicamenteuses sans tenir compte des capacités digestives, des facilités d’adaptation et surtout des tempéraments …" (extrait du livre "Diagnostic et conduite des tempéraments", 1926, par le Dr Paul Carton, l’un des fondateurs de la naturopathie…).

Souhaitez-vous découvrir la genèse des quatre éléments ? Pensez-vous vous retrouver personnellement, ou identifier vos proches dans cette catégorisation issue des sciences traditionnelles et de l’hermétisme?

Réponses de Denis Labouré dans cette intervention de 42 minutes qui est un préambule à un autre exposé sur les éléments eux-mêmes (mise en ligne le 2 avril).

Extrait de la vidéo

Bonjour, je vais tenter de vous parler de la jeunesse des 4 éléments dans la tradition occidentale, parce qu'on parle souvent du feu, de la terre, de l'air et de l'eau, mais par exemple dans le milieu astrologique, ça s'est réduit mais souvent à de simples étiquettes sans que l'on ait la vision d'ensemble, la cosmologie qui permette véritablement de les comprendre en profondeur. Alors pour ce qui concerne les visions du monde, il est important de saisir que le monde peut être approché avec des regards fort différents et qui ont tous leurs raisons d'être.

Je me propose donc de vous parler de la jeunesse des 4 éléments dans la tradition occidentale. Tout d'abord, nous dirons un mot sur les différentes visions du monde, puisque bien sûr les 4 éléments, je me souviens d'un cours à l'école normale où l'on nous avait dit physique périmée, alors certes physique périmée d'un certain point de vue, mais physique qui peut être tout à fait valide d'un autre point de vue et notamment du point de vue des sciences traditionnelles qui ici nous occupent.

Qu'appelle-t-on des visions du monde ? Nous avons la méthode scientifique telle que nous la connaissons, qui n'est pas une philosophie en tant que telle, mais qui est une méthode d'approche du réel, mais nous avons d'autres regards sur le réel, par exemple le regard artistique est un regard sur le réel qui a sa validité propre et si je prends un tableau de peinture et que je me contente de décrire la composition chimique des pigments qui le composent, je risque de passer complètement à côté de ce que signifie le tableau, du message qu'il véhicule, donc il y a une méthode scientifique qui est tout à fait valide dans son ordre propre, mais il y a aussi une méthode, une approche artistique, il peut y avoir une approche philosophique et je dirais que si votre enfant de 5 ans vous regarde, il va vous regarder avec un regard vrai qui est le sien, si votre radiologue vous regarde, il va vous regarder avec un regard vrai qui est le sien aussi, mais si votre enfant vous regarde avec le regard du radiologue, il y a tout lieu de vous inquiéter.

Donc on a plusieurs regards sur le monde et le regard sur le monde des sciences traditionnelles, nous pourrions le décrire comme un réalisme naïf, c'est-à-dire qu'est-ce que le monde nous donne à voir et en sachant que ce qu'il nous donne à voir tire toujours ses racines dans un au-delà qui lui n'est plus perceptible au sens, dans un monde intelligible aurait dit Platon. Pour comprendre la genèse des quatre éléments, il convient tout d'abord de revenir à l'origine et l'origine non pas chronologique mais l'origine verticale.

Au commencement est tel verbe, en tout cas au commencement, il y a, pourrions-nous dire avec un vocabulaire d'aujourd'hui, la vibration pure, la vibration autonome, la vibration qui tisse les univers, l'uni divers aurait dit Jean Gaston Bardet et cette vibration pure et bien c'est sous-jacente à tout le réel tel que nous pouvons le percevoir. Si nous parlons de la substance, c'est-à-dire soube et starée, ce qui se tient dessous, ce qui se tient sous la nature telle qu'elle se donne à voir, nous pouvons trouver la définition suivante dans le cours de chimie pour servir d'introduction à cette science de Nicolas Lefebvre, 1751, car après avoir fait l'anatomie de la nature en général et en particulier, après avoir fouillé et pénétré jusque dans son centre, la chimie a trouvé que la source et la racine de toutes choses était une substance spirituelle, homogène et semblable à soi-même que les philosophes anciens et modernes ont appelé en plusieurs noms différents.

Ils l'ont nommé substance vitale, esprit de vie, lumière, baume de vie, donc peu importe les noms mais nous sommes ici face à cette vibration fondamentale qui est sous-jacente à l'univers créé. Et cette vibration fondamentale, cette lumière, puisqu'en réalité la lumière est la face visible de cette vibration fondamentale, cette lumière est, si l'on utilise un langage aristotélicien, la matière de la matière, c'est-à-dire elle est le matériau qui fonde la matière telle que nous la connaissons.

Les alchimistes auraient parlé de cette eau qui ne mouille pas les mains, de cette eau qui existe partout dans les airs que le vulgaire méprise, nous sommes simplement là face à la lumière. Cette lumière est donc la matière première du monde et cette lumière fondamentale, elle a une face visible et une face invisible, une face qui est perceptible au sens, une face qui ne l'est pas. Et il serait intéressant de fouiller l'optique telle qu'elle était perçue par exemple au XVIe siècle parce qu'on estimait qu'il y avait des rayons visibles, lumineux visibles, mais qui n'étaient que le voile, le masque d'une lumière invisible et qui leur était sous-jacente, lumière que nous venons d'évoquer.

Prenons par exemple les aphorismes de John Dee en 1568 sur l'optique. Voici un des aphorismes. Les rayons de tous les astres sont doubles, les uns sensibles, c'est à dire perceptibles au sens ou lumineux, les autres plus secrets dans leur influence. Ces premiers pénètrent quasiment instantanément toutes les choses contenues dans l'univers.

Les premiers peuvent être empêchés de pénétrer aussi loin. Nous avons donc cette lumière fondamentale, cette lumière fondamentale qui présente comme le Diogenes une face qui tournait vers le monde sensible, une face tournée vers le monde intelligible. Il en résulte une première conséquence en matière d'astrologie. Cette conséquence c'est que l'astrologue travaille avec de la lumière.

Alors je ne veux pas rentrer dans la technique astrologique, simplement lorsque nous parlons du Zodiac, de quoi s'agit-il ? Et bien il s'agit d'une structure, en tout cas en astrologie occidentale, qui est calée sur les solstices et les équinoxes et qui donc est une sorte de gradient de la lumière, c'est à dire qui est un outil de mesure du rapport jour-nuit et donc de l'intensité lumineuse tout au long de l'année.

Si l'on est né sous le signe du bélier, et bien on est né à l'équinoxe de printemps quand les jours et les nuits sont égaux, alors que si l'on est sous le signe du cancer, on est au solstice d'été au moment où les jours l'emportent sur l'hiver et ainsi de suite. Donc c'est un gradient des lumières. Donc lorsque l'astrologue travaille avec un thème astral, son Zodiac n'est qu'un jeu de lumière. Que sont les planètes dans le ciel ?

Et bien les astres sont des petites tâches de lumière. Et une petite tâche rouge-oranger comme Mars a un sens particulier, une petite tranche, une petite tâche un petit peu bleutée comme Jupiter a un autre sens. Quand l'astrologue parle des maisons, il parle de la variation de la lumière non plus dans l'année mais dans la journée.

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