Enel : de l’Egypte, aux ondes de formes
« Servir, sans se servir… Ni asservir ! » Telle aurait pu être la devise d’Enel, nom de plume du Prince russe Michel Vladimirovich Skariatine (1883-1963). Guy Thieux nous ici emmène ici à la découverte de la vie – et des travaux – de cet homme hors du commun. Fuyant la révolution russe, puis alternant de multiples petits boulots (de croupier à jardinier !) et vivant successivement en Turquie, Egypte, France puis Suisse, Enel n’aura eu de cesse de vouloir percer les secrets de la matière et du corps humain….
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« Une quête qu’il mit toujours au service d’autrui, dans des buts thérapeutiques, sans jamais tenter d’acquérir des pouvoirs pour des pouvoirs » nous-dit Guy Thieux.


Quel est le lien entre l’Egypte et les ondes de formes ?
Enel appartient à la même génération que les Schwaller de lubicz, Jean Cocteau. Une génération marquée, profondément, par la première guerre de 14-18, et en même temps caractérisée par un renouveau artistique (Dada), culturel (Egyptomanie), ainsi que par l’avènement d’une nouvelle médecine. Notons qu’en 1920, l’Association des Amis de la Radiesthésie comptait plus de 22.000 membres…. !


Dans l’univers et le corps de l’Homme : tout est vibration et énergie…
Dans cet échange mené par Marie-Véronique Lechêne, Guy Thieux nous relate les nombreuses rencontres – et découvertes - qui marquèrent le parcours d’Enel. Guy Thieux, géologue de formation - mais aussi fin limier du monde de l’Astral - a bien connu Enel au soir de sa vie, au point d’en devenir le légataire spirituel…
Souhaitez-vous vous plonger dans cette époque riche, à bien des égards, parsemée de chercheurs passionnés et hauts en couleurs ?
A noter que trois autres entretiens (donc cinq en tout) ont été tournés avec Guy Thieux, et vont paraitre dans les mois prochains.
Extrait de la vidéo
Je vous présente Guy Thieu, mon collègue et ami d'Internet. Guy Thieu, bonjour. Bonjour Marie Véronique, bonjour Franck et ami d'Internet également. Merci de nous accueillir encore une fois.
Nous allons aborder cette fois-ci un sujet que nous avions évoqué dans un film précédent, à savoir le fameux Haenel. Alors Haenel, c'est le prince Michel Vladimirovitch Skaryatin, quelqu'un de très important en Russie puisque c'était un cousin de la famille des Romanov. Voilà, et c'est une très ancienne famille puisque dans son ancestralité, si on regarde par exemple les ancêtres, Boris Mikhailovitch s'illustra pendant le siège de Moscou et en fut récompensé par le tsar Mikhail Fedorovitch.
Cette famille était aussi propriétaire de terres dans le gouvernement de Moscou. Elle a donné Grégory Yakovlevitch, 1808-1849, général-major de la suite, aide-de-camp de l'Empereur, héros de la campagne hongroise de 1849, Vladimir Yakovlevitch, 1812-1879, gouverneur de Novgorod, grand maréchal de la noblesse d'Orel, maître de la cour, Nikolai Yakovlevitch, gouverneur de Kazan, grand maréchal de la noblesse de Kursk, de 1859 à 1865, Vladimir Vladimirovitch, 1847-1919, le père du général-lieutenant Skaryatin.
Donc une dynastie d'héros militaires. Oui, et voilà, en quelque sorte, le blason de la famille Skaryatin, membre de la grande noblesse. Très bien, donc quelqu'un d'érudit, d'instruit aussi, puisque... Il avait fait des études de droit, évidemment, la question de militaires, puisqu'il était colonel cornet du régiment des chevaliers gardes, celui qui tient le drapeau en avant.
Toute sa famille s'est intéressée à des questions ésotériques, et comme on l'avait déjà évoqué, il était en face, à Saint-Pétersbourg, il avait toute une suite en face de celle de la comtesse Keller, qui plus tard épousera Saint-Yves, qui va devenir Saint-Yves d'Alvèdre, grâce à un marquisat romain. Très bien. Voilà. Donc il est instruit ces choses-là.
Pour resituer un peu le personnage, il est né à Saint-Pétersbourg en 1883, il avait déjà accès, dès sa jeunesse, à des ouvrages ésotériques de grands écrivains, de grands penseurs, de grands expérimentateurs. Il a suivi les cours à l'école polytechnique du colonel Desrochats. Il y a aussi dans le livre la reproduction d'une gouache que lui-même avait faite sur ce que Desrochats enseignait sur le courant rouge, le courant bleu, de la circulation énergétique sur l'ensemble du métabolisme.
Voilà un peu ce qu'il présentait. Et puis il a été en relation avec Elena Petrovna Blavatsky. De la Société Théosophique ? De la Société Théosophique, qui fut fondée en 1875, la Société Théosophique à New York, avec, et ça c'est à souligner, d'un côté Mazzini et de l'autre côté Garibaldi.
D'accord. Il y a donc toute cette mouvance. On peut dire qu'on prend la suite dès l'y face les vies. C'est aussi la grande période de Gérard Encausse, Papus, et aussi de tous les gens qui l'entourent.
On pourrait dire des gens qui aussi ont suivi les enseignements de Philippe-Antelme Nizier, maître Philippe de Lyon, qui ont suivi certaines écoles, etc. Donc on voit que lui est immergé avec des gens qui sont vivants, qu'il peut rencontrer, qu'il rencontre éventuellement, à certaines occasions, et donc, en quelque sorte, il fait des échanges avec eux. Voilà un petit peu l'environnement. Depuis tout à l'heure, on parle de Enel.
Alors moi, je l'ai introduit sous le nom de Michel Vadimirovitch Skaryatin. D'où vient ce nom Enel qui lui a servi de nom de plume ? D'abord parce que, pourquoi choisir un nom de plume pour lui ? En tant que militaire, il n'avait pas le droit d'écrire quoi que ce soit sous son nom.
Sauf un rapport militaire, bien sûr. Devoir de réserve. Mais il est interdit. Or, il avait un maître enseignant d'origine hindoue qui, assez curieusement, avait l'allure d'un jeune homme.
Et plusieurs personnes de son entourage, y compris un cousin de Farouk, que j'ai connu à Paris, m'a affirmé avoir vu cet homme-là discuter avec lui. Au début, Enel croyait que c'était un charlatan, mais il lui a dit de tels détails, de choses qu'il a faites, qu'il dit, ce n'est pas possible, c'est comme s'il était à côté de moi. D'où l'histoire qui est racontée dans le texte sur l'histoire de la jarre pleine d'eau qui ne se verse pas, etc.
Bon. Mais ça, il faut le relire dans le livre, au même titre que la libération des Momies, c'est-à-dire sur la rive ouest du Nil, lorsque il est question, justement, dans la tombe de Kaemath, Ashout, de son nom est Nysiatikum, où il va faire cette opération rituelle, hiéroglyphique, dont le texte est reporté à l'intérieur, ici. Bon, voilà. Donc, il s'occupe de tout ça.
Il a fait des quantités d'opérations de ce genre, d'ailleurs. Il n'en raconte qu'une, mais il en a fait beaucoup. Et il va travailler matériellement pour le roi Farouk au sujet des Slaves qui sont présents sur le territoire égyptien. Enel parle cette langue.
Il écrit et lit l'hiéroglyphique. L'hébreu, toutes les notions corvalistiques de la guématrie, etc., il les connaît par cœur. Il écrit aussi... Il a fait une traduction du Sefer Yedzira au sens initiatique.
Il a publié à l'Institut français d'archéologie du Caire les origines de la Genèse selon les enseignements des temples de l'ancienne Égypte. Et aussi, il lisait le sanscrit. Il avait des mantrames en sanscrit dont il se servait aussi dans certaines opérations. Donc là, dans ce contexte égyptien, il faut expliquer à ceux qui nous suivent qu'Enel est parti de Russie après la révolution d'octobre à naviguer un petit peu pour finir sous la protection du roi Farouk en Égypte.
Oui, mais en passant par d'autres éléments. Parce que le régiment, au moment de l'octobre 17, son régiment entier est localisé en Serbie, géographiquement. Il est désarmé. Les gens ne sont plus payés.
Ils ne savent pas quoi faire. Lui, il aurait pu retourner en Russie, faire un déménagement et se mettre à l'abri. Moralement, il a préféré rester à côté de ses hommes. Mais il est terminé.
Terminé. Et tous ses biens étaient là-bas. Et alors, sa seule fortune, si on peut dire, c'était le triple corps collier de père Leffine, de son épouse. Comme il était mutilé de guerre avec la colonne vertébrale, il avait fabriqué lui-même des béquilles.
Et dans une béquille creuse, le collier était là. Et tous les jours, on pouvait vendre une perle. Lui a su qu'il y avait une possibilité d'accueil en Turquie. Il a donc été en Turquie.
Et là, assez curieusement, il fallait vivre.