Agir en conscience : rencontre avec les champs de cohérence

Depuis une vingtaine d’années, le mot "quantique" s’emploie à tort et à travers, répété ad nauseam par les tenants de la société du spectacle où argent et travestissement sont rois. Pourtant, bien avant cette déferlante anglo-saxonne qui n’a pas épargné notre pays, certains scientifiques français tels que Louis Boutard (1880-1958) ou Jacques Ravatin (1935-2011) ont élaboré un rapport au Réel qui n’a rien à envier à la physique quantique: les champs de cohérence.

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Les champs de cohérence est une méthode d’étude du Réel dans toutes ses dimensions où le monde se décrit en fonction d’une cohérence. L’observateur, qui demeure la clef de voute de cette structuration du Réel, fixe un point de cohérence et selon cet "axe", analyse ce qu’il observe en d’incessants aller retours entre le "global" et le "local".

Cette structuration va se pencher sur le vivant dans sa multiplicité : les différents règnes (minéraux, animaux, végétaux et humains) mais aussi les phénomènes ondulatoires, électro-statiques, le magnétisme, les spectogrammes etc.
Cette approche est complémentaire au quantique dans le sens où elle est plus sensible, plus perceptible , donc moins expérimentale, moins mathématico-algorithmique que le quantique.

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En quoi cet entretien concerne-t-il notre auditoire et non celui de Sciences et Avenir vous direz-nous ?

Et bien justement… En remontant le fil d’ariane (AETHER ?) de ce monde dans sa manifestation dicible on en vient à percevoir une pensée intelligible que l’on retrouve tant dans l’observation du microcosme que du macrocosme.

Contrairement aux sciences dures, les champs de cohérence ne rejettent pas l’hermétisme, la médiumnité, l’imagination créatrice ou tout bonnement le chamanisme !

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Cédric Mannu, interrogé ici par Maxence Layet va ainsi aborder à travers le prisme des champs de cohérence, les différentes passerelles que les hommes d’antan ont imaginé pour favoriser cette transmutation du "biologique" à "l’êtreté profonde" (l’ontologie).

Par exemple dans la liturgie et les chants harmoniques (cf les films de Dominique Bertrand à ce sujet) ou encore dans l’étude des formes d’ondes que crée la prononciation de l’alphabet hébreu (cf Carlos Suarès et ses spectogrammes de l’alphabet hébraïque …).

Souhaitez-vous prendre conscience que la vision déterministe du monde qui nie toute existence du vide (Vide est anagramme de Dieu, ndlr) et qui tend à réduire le Vivant aux seuls phénomènes mécanico-éléctriques est une entrave à la liberté… et porte le sceau diabolique de la division ?

Eléments de réponses ici de nos deux intervenants dans ce passionnant échange...

Extrait de la vidéo

Cédric Manu, bonjour, bienvenue sur Blacklist TV, nous allons parler aujourd'hui du réel dans toutes ses dimensions et de l'agir en conscience en relation avec les champs de cohérence. Tout à fait. Alors les champs de cohérence c'est un terme qui vient de Bernard Vives qui date des années 60 et qui a été repris par un certain nombre de chercheurs dont en tête quelqu'un qui a beaucoup marqué un certain nombre de gens sur les recherches qu'il avait entamées qui s'appelle Jacques Ravatin et qui est décédé maintenant il y a quelques années.

Et effectivement les champs de cohérence c'est quelque chose qui est de loin antérieur à des notions qu'on retrouve dans les mondes anglo-saxons sous la plume de M. Talbot ou Sheldrake. Donc c'est quelque chose qui est antérieur à tous ces mouvements-là. Antérieur, c'est-à-dire à peu près qu'à l'époque ?

Les années 60, Bernard Vives avait été repéré par la NASA, donc il a formé une équipe de 5-6 chercheurs qui ont travaillé pour la NASA à appliquer ces concepts-là et notamment qui ont donné une forme de mathématiques qu'il a définie comme calcul extensible C'est un peu technique, on n'aura pas le temps d'aborder les détails là. Mais ce qu'il faut comprendre par la notion de champ de cohérence telle que Jacques Ravatin a pu la développer par la suite, c'est qu'en fait on se retrouve quand on parcourt le réel et on l'examine avec la notion d'observateur inclus, on parcourt un lieu, une métaphore du réel où effectivement le monde se décrit avec une cohérence.

Donc cette cohérence, c'est des repères qui sont ajustés et qui définissent une stabilité dans laquelle on va retrouver un certain nombre de choses, usuelles, par exemple une bougie, une table, un micro, vous, moi. Est-ce que ça correspond à ces allers-retours entre le global et le local ? Absolument. L'idée de ce champ de cohérence tel qu'on le voit quotidiennement, ce qui nous permet de partager justement une vision qui pourtant ne sera jamais la même entre vous et moi de cette table, c'est ce local, le local qui inclut la table, qui inclut le cahier, le crayon, etc.

Donc une plante, une table, un objet, vous-même, nous allons être chacun ou chacun de ces objets va être un champ de cohérence local ? Ce sera pris dans le champ de cohérence local, standard, qui est effectivement un visage du local. Et par rapport à ce champ de cohérence-là, il y a l'autre champ de cohérence, donc tout ce qui ne sera pas physiquement manifesté de manière aussi sensible, solide ou tangible que le champ de cohérence usuel.

Et donc là, on a affaire à des concepts qui sont plutôt globaux et notamment à des expériences où on va pouvoir quitter le champ de cohérence usuel, le champ de cohérence local, et avoir affaire à des expériences d'un autre type, rencontre du troisième type, on pourrait dire. D'accord. Et donc tout ça ayant été formalisé par Bernard Vives dans les années 60 avec le calcul extensible ? Alors Bernard Vives avec le calcul extensible avait formalisé la notion de champ de cohérence.

Jacques Rabatin a développé à partir des années 75-80 tout un ensemble de choses autour de la notion du passage du champ de cohérence et des formes localisées à un champ de cohérence autre ou des événements plus globaux. Et effectivement, ça s'opère par le biais de ce que Jacques Rabatin a appelé des cumulaires et des décalaires. Alors l'image est assez simple, vous voyez un chemin de fer dans la plaine, vous imaginez l'Ouest américain, et puis vous voyez ce chemin de fer, les rails qui vont tout droit sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, et puis vous regardez les poutres, les traverses qui maintiennent l'écart entre les deux rails, et bien quand vous commencez à compter les traverses, il y a un point à partir duquel vous allez pouvoir compter les traverses et puis au-delà duquel ça commencera à devenir flou, vous ne serez plus tout à fait sûr de vos chiffres, et puis passé un certain point, il n'y a plus de traverses du tout, ça se fond dans l'horizon.

Et typiquement cette image-là, c'est l'image du passage du local au global parce que Jacques Saint appelait le phénomène psychologique en quelque sorte du canal, un petit peu comme ce qu'on trouve aussi dans les expériences médiogniques, où la personne par un jeu sur ses perceptions et le rapport entre une perception objective quantifiable et un repérage qui est plus dans une certaine forme de souplesse et d'aperçu général de l'environnement, va arriver comme ça à amener son intuition à découvrir des choses qui ne sont pas dans le domaine du repérage.

Alors donc justement par rapport au décalère et au cumulaire, le décalère est de quel côté et le cumulaire il est de quel côté ? Est-ce que c'est deux choses qui sont parallèles ou c'est au contraire des choses qui sont chacune d'un certain côté de la réalité en quelque sorte ? En fait l'un conduit du local au global et l'autre amène du global au local. Alors on ne va pas rentrer dans les détails, ça ne sert à rien, pour ça il suffit de retrouver les livres de Jacques Ravatin, écrits en collaboration que ce soit ceux de Vladimir Rostnik ou ceux qu'il a publiés plus tard aux éditions du Cosmogone, mais effectivement ce qui est important de voir c'est que les mots que Jacques Ravatin a utilisés, il a dû les créer parce qu'effectivement on n'avait pas vraiment de concept pour expliquer ces choses-là.

Donc il a créé, comme à son époque à peu près, on a créé aussi dans les mathématiques une nouvelle formulation, il a créé de nouveaux termes pour formuler un regard sur le réel qui était neuf. Pour pouvoir les décrire avec les mots ? Pour pouvoir les décrire avec les mots et surtout pour pouvoir inclure l'observateur dans l'observation. Ça c'est quelque chose qu'il a anticipé bien avant qu'on parle de quantique et de toutes ces choses-là.

Pour Vladimir, l'observateur était la clé de la structuration du réel et cet observateur il le distingue en obs 1, obs 2, obs 3 parce que selon que l'observateur est simplement pris dans le réel et observe le réel comme ça, ou selon qu'il observe le réel tout en s'observant lui-même, il fait un rebouclage qui conduit à une mise en profondeur, une mise en abîme qui change le rapport avec la structuration et la perception du réel.

Avant qu'on poursuive sur certains exemples plus concrets ou d'autres aspects, juste cette vision-là de champ de cohérence, puisqu'on l'a un petit peu évoqué là, qu'elle passerait là ou non ? Y aurait-il avec ce qu'on va appeler le champ quantique ou avec en tout cas un champ qui va être formalisé, décrit dans le formalisme quantique, avec les outils mathématiques et avec l'ensemble de ces connaissances-là ?

Par rapport au champ de cohérence et quantique ? Le champ de cohérence est quelque chose qui a une approche plus sensible et plus expérimentale parce qu'en fait Jacques Ravatin avait pris le parti d'un certain nombre de chercheurs qui avaient identifié toutes les expériences à la marche mais qui s'étaient au moins produites une fois, et ces expériences étant produites une fois de façon avérée et classifiable, objectivable entre guillemets, même si elles n'étaient pas répétables ou pas aisément répétables, il gardait dans son journal ces expériences-là pour essayer d'en décortiquer

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