Vézelay, haut-lieu spirituel et initiatique

Depuis trois siècles, l’homme occidental accompagné de son obscure amante nommée "scientisme" semble avoir occulté une composante essentielle de son être profond : la dimension verticale. Une dimension qui l’incite à s’ouvrir à des plans subtils, difficilement exprimables, et que nos anciens nommaient "sacrés". Or en Bourgogne, au fin fond de l’Yonne, subsiste un haut-lieu "historique", "spirituel", ou "énergétique" selon les mots que chacun voudra employer : Vézelay. Il y a quatre mille ans déjà, les druides vénéraient les bulles d’hélium qui s’échappaient des résurgences d‘eaux salines, et de nos jours encore, plus d’un million de visiteurs se rendent annuellement sur cette colline appelée, est-ce un hasard, le "mont scorpion".

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Le Scorpion invite à un grand nettoyage initiatique : il faut mourir pour renaître.

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A travers différentes personnes tombées amoureuses de Vézelay : le gardien des sources, une barde, un auteur, son libraire, nos réalisateurs ont cherché à percevoir les raisons mystérieuses de l’immuable continuité de la vocation spirituelle de cette colline, et ce malgré les invasions, les changements de règne et les différents cultes qui s’y sont succédés. Que représente Vézelay ? A quoi nous invite ce lieu ? Pourquoi une telle longévité ?

Un lieu en dehors de tout espace et de tout temps.

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A écouter nos quatre intervenants, nous comprenons que Vézelay est un lieu où le vieil homme est invité à mourir et tel le phénix, renaitre de ses cendres. Serait-ce un "baromètre hermétique" (Lorant Hecquet) ? Un chemin pour passer du dense au subtil (Jean-François Lecompte) ? Une catharsis des forces chtoniennes (Oona Duncan Smyth) ?
A travers son histoire et la symbolique de ses vieilles pierres, venez découvrir des aspects méconnus de ce haut-lieu et dont les grandes figures du monde celte, gallo-romain ou chrétien se sont faits les hérauts…

Extrait de la vidéo

parents, la basilique de Vézelay, juchée sur le mont Scorpion, attire toujours les foules. Qu'est-ce qui de tout temps a fait que l'homme vienne autour de Vézelay ? Des druides aux chrétiens, de Saint Bernard aux templiers, entre ésotérisme, histoire et symbolisme, Vézelay nous livre quelques-uns de ses secrets. Pourquoi il y a des hommes à Vézelay ?

Qu'est-ce qu'ils y font ? Ils y font évidemment des activités économiques pour lesquelles l'homme est sur terre, sans doute, mais aussi, on y voit s'exercer des activités spirituelles particulières et là, tous les endroits de la terre ne sont pas logés à la même enseigne. Certains sont privilégiés, Vézelay fait partie de ceux-là. Vézelay, c'est un endroit où, spirituellement, les hommes se sentent grandir, quelle que soit la religion qu'ils viennent pratiquer ou à laquelle ils viennent se frotter, pour la découvrir, c'est un de ces endroits efficients qui fait que les gens qui fréquentent Vézelay se sentent améliorés quand ils ont terminé leur passage et ont envie d'y revenir.

Avant de grimper cette colline, restons un moment à ses pieds. En effet, il y a 2300 ans avant Jésus-Christ, l'homme remarque des résurgences d'eau salée. Il s'installe donc ici afin de la capter. Il faut savoir qu'il y avait une présence de la mer ici il y a 180 millions d'années, qui se rend pour la mer de la Manche actuellement, et qui laisse, en se retirant, des sédiments de sel gemme en sous-sol.

Et c'est de l'eau douce qui arrive du Morvan, qui repasse à travers ces sédiments et qui redevient de l'eau salée, qui remonte en surface dans un système de failles et de contrefailles. On a un très gros débit, on est à 8 mètres cubeurs de débit, avec un taux de salinité pour l'instant très irrégulier, de 5 à 9 grammes. Donc nous, la première présence humaine sur le site, c'est moins 3000. On trouve déjà des pointes de flèches, des éclats de silex, des petites choses comme ça agréables.

Ensuite, on a une phase, pour nous, historique et archéologique très importante et unique en France, c'est aux Néolithiques finales, 2300 ans avant Jésus-Christ, installation d'une tribu qui découvre l'eau salée et qui décide de canaliser et de capter cette eau salée pour en extraire du sel. Donc, ces hommes ont abattu des chaînes et ont coupé dedans un, deux ou trois morceaux de bois pour puiser ces eaux salées dans le sol et évider ces troncs d'armes qui, pour la plupart, étaient déjà des chaînes creux parce que c'est des arbres qui avaient déjà entre 350 et 450 ans quand ils ont été abattus.

Donc, ils installaient ça dans le sol pour pouvoir séparer rapidement des eaux d'infiltration de la rivière qui était à 10 mètres du site et de pouvoir pomper ces eaux salées très rapidement à leur débit maximum. Dans le but, bien sûr, d'extraire du sel par évaporation, par cuisson, pour confectionner en fait un sel, soit pour conserver les aliments, essentiellement, comme on le fait toujours maintenant, conserver les aliments, donner un peu à boire aux bétails puisqu'ils commencent à domestiquer l'animal, à se sédentariser, à cultiver et essentiellement aussi faire une monnaie d'échange, un système de commerce équitable, si on pourrait dire maintenant, de confectionner des pains de sel qu'ils échangeaient avec des tribus voisines ou même de faire une route, comme on la retrouve encore dans certains pays du monde, la route du sel avec des caravanes, actuellement avec des caravanes chabelières qui transportent des pains de sel, où ils échangeaient entre eux des animaux, des outils, du bois, des choses comme ça.

Au premier siècle avant Jésus-Christ, on retrouve l'eau, la résurgence, une résurgence à travers des bulles de gaz. On a aussi un autre phénomène hydrogéologique étonnant avec des dégagements de gaz, des gaz rares, essentiellement de l'azote et surtout de l'hélium, 6,5% d'hélium, ce qui est exceptionnel. Et les Gaulois, donc, qui s'installent ici et qui étaient déjà bien installés à Bibract, découvrent cette résurgence avec ces bulles de gaz et eux en font un lieu sacré, un lieu druidique, avec un temple de source dédié au culte de Taranis, le dieu gaulois du tonnerre et des sources, où ils lui font un temple de 34 mètres de diamètre, avec au centre le bassin sacré, dans lequel on retrouve des offrandes qu'on appelait des ex-voto, comme on retrouve aux sources de la Seine, donc pas très loin, à une heure et demie de route de chez nous, et va avec ce temple circulaire, une grande piscine sacrée où les Gaulois pouvaient faire les ablutions, les guérisons et les druides officiers.

On connaît les rituels de Taranis, on sait qu'il s'appelait le dieu à la roue, ça c'est important, c'était le dieu à la roue parce qu'il était représenté souvent en statue, avec un petit trou comme le roue de brouette en bois, sur l'épaule ou sous le bras, et il y avait le symbole qui disait que quand il tapait le sol avec sa roue de brouette, il faisait jaillir une source, mais aussi la roue qui peut être le symbole solaire, même si c'est pas le dieu du soleil, sachant que l'axe de la roue c'est le soleil, les six rayons c'est les rayons du soleil, ce sont les rayons du soleil, et le tour de la roue le cercle planétaire, donc planète tournant autour du soleil, et en même temps le tour de la roue était aussi le monde, et donc nous le temple circulaire ressemble à une grande roue en fait, de 34 mètres de diamètre, on a retrouvé aussi l'époque gauloise, des petites rouelles en bronze, qui étaient des objets soit votifs, soit indépendantifs.

Les gallo-romains ont installé des termes, évidemment, donc ils installent des termes au premier siècle avant Jésus-Christ, uniquement pour les hommes, et après ils voient que les sources sont suffisamment importantes, ils voient qu'il y a suffisamment de monde qui veulent cautionner et profiter de ce genre de lieu, et doublent l'établissement au deuxième siècle en agrandissant, pour apporter la partie des femmes, donc on se retrouve avec des termes de 54 mètres de façade, avec des bains froids, des bains chauds, des bains tièdes, des bains de vapeur, et des saunas, donc avec des termes très sophistiqués, qui étaient une dépendance luxueuse donc de Viceliacus, Vercellacus, à l'époque gallo-romaine, donc ces termes gallo-romains, malheureusement, sont pillés et incendiés par les invasions germaniques du quatrième siècle, et après partit à l'abandon, voué à l'abandon, et donc on fait le lien avec 859, le premier monastère de Monial était déjà à Saint-Père, et là, suite aux invasions normandes, en 859, Gérard de Roussillon le reconstruit à Vézelay, on pense actuellement à droite de la basilique, entre le cloître et la basilique, un autre petit monastère à 300 mètres d'altitude pour mieux surveiller les arrivées tempestives par la vallée.

On a retrouvé des traces de temples, effectivement l'eau est salée, elle est un peu bouillonnante, elle est un peu radioactive aussi, elle contient des principes actifs importants pour les soins, donc selon diverses théories, ça a permis de situer l'avalon mythique de l'épopée du roi Arthur, et notamment des sœurs ou des femmes qui soignaient sur ce site, mais ça c'est une théorie maintenant, après pour vérifier, c'est beaucoup plus difficile, mais c'est l'une des théories, l'une des nombreuses théories qui

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