Victor Simon, des toiles qui guérissent
Notre premier film « Tu dois peindre : Victor Simon, peintre spirite » avait présenté la vie de ce touche-à-tout de génie : mineur, comptable, cafetier, directeur de journal, peintre, guérisseur que fut Victor Simon (1903-1976). A présent, nous abordons les différents mystères qui entourent ses tableaux, certes peu nombreux en comparaison de son illustre « père », tant artistique que spirituel, Augustin Lesage.
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« Cosmogonie », « C'est la flamme éternelle qui domine », « La Toile bleue », « Evolution des races », « La toile judéo-chrétienne » autant de chapitres et de clés.


De ses toiles sortaient de petites flèches, comme des aiguilles d’acupuncture, pour soigner.
Christophe Boulanger, Régine Carpentier Gras et Audrey Cansot analysent ici le pouvoir hypnotique et thérapeutique de ces toiles gigantesques. Des mandalas géants en quelque sorte, qui évoquent une Tradition Primordiale – ou du moins une vision unifiée de l’histoire des religions - partant des Atlantes, passant par l’Egypte et finissant par Jésus.


Sept Colonnes, sept chakras : des toiles qui entrent en résonnance sur d’autres plans
Victor Simon représentait souvent des temples dans un style qui empruntait autant à l’Orient qu’à l’Occident. Selon lui, ces lieux étaient destinés « à recevoir les énergies puis les redistribuer ». « Le souffle de Dieu y secoue l’inertie » et « favorise ce double mouvement d’involution, la descente de l’Esprit dans la matière - et en même temps - l’évolution de l’âme vers l’esprit ».
Comme Augustin Lesage, Victor Simon croyait en l’existence des extra-terrestres, et il attendait l’avènement d’une nouvelle « race » d’homme. Les hommes bleus, un métissage des hommes noirs et des hommes blancs. Une race qui mettrait un terme au déni d'une nouvelle et autre dimension et du paranormal.
Pour Audrey Cansot de le citer en conclusion : « on veut ignorer la conquête des facultés supranormales, ces valeurs éternelles qui font de l’être un flambeau spirituel, un relais destiné à éclairer les âmes »...
Extrait de la vidéo
Alors comme son confrère, enfin plutôt son mentor, Augustin Le Sage, Victor Simon revendique lui aussi plusieurs guides, plusieurs voix, notamment son guide vénusien, qu'il ne va pas hésiter à peindre. Alors au départ, il va penser qu'il a un guide. Il va confier au journaliste, voilà, ce n'est pas moi qui est l'auteur de ces toiles. C'est un peintre venant, je cite, d'une époque fort éloignée, qui passe à travers moi, qui peint à travers moi.
Et puis au fur et à mesure de son avancée, il va comprendre que ce n'est pas un artiste qui peint à travers lui, mais en fait c'est un groupe d'artistes. C'est une véritable hiérarchie céleste qui… une espèce de dream team en fait, comme j'aime à dire, qui est organisée autour de lui et lui est le dernier maillon de la chaîne. Il nous dit, submergé par les exigences de la vie matérielle et une charge souvent très pénible, nous avions abandonné les pinceaux depuis déjà neuf mois.
Et voici que le monde invisible nous invite à parfaire le cycle des grandes toiles. Dans les temps présents, ce sera pour nous un lourd sacrifice puisqu'il faut nous y consacrer plusieurs mois, laissant presque dans l'oubli les travaux qui nous permettent d'assurer le peint quotidien. Alors pourquoi je cite ces propos de Victor Simon ? Déjà parce qu'ils mettent en relief, ce qui va quand même être quelque chose de très récurrent dans la vie de Victor Simon, c'est le quasi-burnout, puisque les voix vont sans cesse lui passer de nouvelles commandes.
Ça va être un journal qu'il faut fonder alors qu'il n'a aucune expérience dans la presse. Ça va être des livres entiers qu'il va devoir écrire alors qu'il n'a aucune compétence en littérature. Et il ne faut pas oublier que Victor Simon a à côté très souvent des jobs. Il a une famille, il soigne des gens.
C'est un homme qui est débordé. Et en plus, il y a cette double vie qui est commandée par l'invisible et qui lui... vous le demandez, lui demande de se dépasser en fait tout le temps. Et cette citation, elle m'a interpellée aussi parce qu'il dit nous.
Il dit nous alors que c'est... En fait, il n'y a que lui qui parle. Mais il dit nous. Et il continuera à dire nous jusqu'à la fin de sa vie.
Ce qui veut bien dire à quel point il sait qu'il est une équipe. Une équipe en fait passe à travers lui. Et cela se confirme en fait quand il raconte l'écosystème dans lequel il peint, la façon dont il peint. Il nous parle d'un...
Donc voilà, il est devant sa peinture. Il nous parle d'un mur astral qui se forme en fait autour de lui, une espèce de mur translucide. Et il voit arriver les formes en 3D qui passent à travers le mur et qui viennent se coucher sur la toile via son bras. Il voit aussi un être en fait, son guide qui est là, qui est présent.
Guide qui a, je cite, une vision étendue de l'autre monde. Mais ce guide-là, il obéit lui-même à un autre guide. Et le guide qui est au-dessus de lui, obéit lui-même à une autre équipe. Donc c'est vraiment un travail à la chaîne en fait, un travail à la chaîne céleste.
Donc là je cite Victor Simon qui dit, de ce premier guide, il me dit obéir lui-même à d'autres impulsions qui se transmettent par la ronde spirituelle qui préside à notre action. Dans la fusion de nos deux âmes, l'œuvre va s'élaborer. Ce guide lui dit, quant à nous, nous transmettons les fluides qui vous permettent, sous-entendu à ton guide et à toi, d'accomplir le travail. Puis du sommet de la hiérarchie céleste, d'autres forces descendent graduellement, se transmettent, s'acheminent vers toi par l'intermédiaire de messagers destinés à cet effet et parfois brusquement t'apparaissent et te pénètrent.
Donc ça va loin puisque là, on parle quand même d'une pénétration, presque pas d'un envoûtement puisque c'est consenti, mais Victor Simon l'a affirmé à de nombreuses reprises, il sent ses énergies célestes à l'intérieur de lui. Alors évidemment, on peut se demander si Victor Simon n'est pas fou, comme Augustin le sage. Or, quand on étudie vraiment, de façon très détaillée, la biographie de ces deux artistes, il n'y a aucune rumeur et aucun fait qui puisse attester de la moindre maladie mentale.
Ils n'avaient aucune addiction, ils étaient réputés pour leur solidité, en particulier Victor Simon, qui avait une réputation de solide gaillard, physiquement, mais aussi psychiquement, intellectuellement. Augustin le sage aussi, mais Augustin était plus discret, plus humble. Donc la thèse de la folie, franchement, ne tient absolument pas la route. Et on a beaucoup, beaucoup de preuves en ce sens.
La thèse de l'imposteur, c'est-à-dire de quelqu'un qui aurait voulu, entre guillemets, faire son intéressant, ou quelqu'un qui aurait voulu commercialiser une œuvre en inventant une espèce de légende qui aurait pu rendre tout ça plus magique et plus commercial, ne tient évidemment pas la route pour la simple et bonne raison que Victor Simon, comme Augustin le sage, n'ont retiré aucun bénéfice financier de leur œuvre.
Au contraire, Victor Simon ne refusait toujours de vendre ses toiles, même sa toile bleue, la fameuse toile qu'un Américain avait proposé de lui acheter pour un million. Sachant qu'à l'époque, Victor Simon était très mal à l'aise, en plus, financièrement. Donc il aurait très bien pu accepter, il ne l'a pas fait. La thèse de l'imposteur ne tient pas non plus la route.
Victor Simon dira de la toile Résurrection, celle de 1933, qu'elle contient toutes les autres. C'est une des rares toiles qui contiennent un message, écrit au centre d'une croix ouvragée, telle un bijou riche de pierrerie, colorée de jaune, de rouge, de vert et de blanc, principalement à l'aide de fines gouttelettes, celles qui ont été utilisées par Augustin le sage et par Fleury-Joseph Crépin. À droite, il est écrit « Amour, sagesse et sacrifice », à gauche « Aime, croix, espère », des messages comme des incitations, des devoirs.
Derrière cette croix, une aura, soleil de lumière, se détache sur un violet très sombre. À ce propos, à propos du violet, j'ajouterai une anecdote, celle du tube de peinture violet. Lorsque Victor Simon va acheter ses peintures pour sa première toile, les couleurs lui sont dictées par les voix. Et lorsqu'il veut acheter le tube de peinture violet, il s'aperçoit que c'est beaucoup trop cher.
Il achète donc de la peinture verte à la place, qui s'avère être beaucoup moins chère. Et lorsqu'il ouvre ce tube de peinture chez lui, c'est du violet. Il y a eu, quand il l'ouvre, il y a en fait eu une erreur d'étiquetage.