A l’occasion du centenaire de sa disparition, l’Atelier Symboliste (Daniel Guéguen, Bruxelles) et la Bibliothèque nationale de l’Arsenal (Paris IVe., conservateur du « fonds Péladan ») se sont associés afin de rendre hommage, sur une journée entière, à cet artiste, grande figure de la littérature française dont l’œuvre ouvrit la voie aux avant-gardes.

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L’Art comme antidote contre le matérialisme

Joséphin Péladan fut à l’initiative des premières expositions, en 1892, appelées salons de la Rose-Croix. Des salons qui rencontrèrent un vif engouement et affermirent le mouvement alors naissant du Symbolisme. La Rose-Croix envisagée par Péladan était dénuée de tout spiritisme ou de magie cérémonielle pour ne se concentrer que sur l’esthétique. Pour lui, « le Rose-Croix ne se nourrit exclusivement que de chefs-d’œuvre » et sa croisade personnelle consistait à « désintoxifier la France de son matérialisme »…

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La guerre des deux Rose-Croix : kabbalistique versus esthétique

Une approche minimaliste, contraire à celle de ses anciens amis de l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix, (Stanislas de Guaita, Papus, Charles Barlet). Ordre que Péladan avait pourtant cofondé, avec de Guaita.

Au cours de ce premier exposé introductif, Daniel Guéguen présentera donc les nombreuses amitiés que Péladan tissa avec les occultistes de son époque. Il s’interrogera ensuite sur la postérité des salon-Rose-Croix, qui prirent fin en 1897. A travers le travail de Jean Delville et ses « Salons d’Art Idéaliste » puis ceux de Jacques Brasilier : « les Salons de la Rosace »….