La voie de l'unité intérieure

Conflictuels et incohérents, les êtres humains ne se connaissent pas eux-mêmes. Dominés par des émotions mal comprises et des blessures d'enfance à demi oubliées, ils répètent en toute inconscience des comportements stériles et destructeurs.

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Respectivement inspirés par Krishnamurti et Swami Prajnanpad,

Irène Andrieu et Christophe Massin nous montrent qu'en acceptant pleinement nos émotions nous pouvons nous réconcilier avec nous-mêmes et commencer à ressentir de l'amour pour soi-même et pour les autres. Telle est la voie royale vers l'unification intérieure….

Extrait de la vidéo

Bonsoir à tous, nous recevons donc ce soir Mme Irène Andrieux et M. Christophe Massin en compagnie desquelles nous allons parler de la voie de l'unité intérieure. Bonsoir Mme Andrieux, je vais commencer par vous et je vais vous demander de vous présenter en quelques mots. Bonsoir Frédéric, je suis Irène Andrieux, j'ai créé en 1982 une école d'astrologie qui s'appelle l'école d'astrologie d'évolution et qui est entièrement basée sur le travail psychologique que l'on peut faire à partir du thème natal pour ne pas fonctionner dedans mais prendre en charge nos tendances innées, les transformer si c'est nécessaire et puis surtout vivre dans le maximum de liberté possible par rapport au présent.

Parfait. Alors M. Massin, je me tourne vers vous et ça va être le même exercice, est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ? Bonsoir Frédéric, moi je suis médecin psychiatre de formation et depuis 35 ans maintenant, je reçois des personnes qui cherchent à évoluer mais en même temps qui ont à la fois une recherche spirituelle et en même temps des barrages, des difficultés psychologiques et donc qui ont besoin de se libérer justement de certains obstacles intérieurs, émotionnels, inconscients.

Parfait. Alors Mme Andrieux, vous avez travaillé trois ans directement sous la tutelle on va dire de Krishnamurti. Est-ce que vous pourriez nous décrire le travail que vous avez effectué en sa compagnie ? Oui, très volontiers.

Alors j'avais 21 ans, il y a eu toute une série de circonstances qui ont fait que j'ai entendu son nom, qu'ensuite j'ai été à une conférence où il y avait un livre de lui et j'ai acheté ce livre et j'ai demandé à l'animatrice s'il était possible, si elle savait, s'il faisait des conférences en France, elle m'a donné une adresse et donc j'ai été à Paris voir cette personne, Elie Kaufmann, qui elle était missionnée en quelque sorte par le secrétaire de l'ALAE LAMA pour enseigner la roue de la vie.

C'est un français qui avait immigré là-bas, il paraît que je n'ai pas le droit de dire son nom, je ne le dirai pas. Je lui ai posé la question, est-ce que vous savez si Krishnamurti fait des conférences en France ? Elle m'a répondu oui, ici la semaine prochaine dans une salle de la société théosophique. Et donc j'y ai été, j'ai été émerveillé par ce qu'il disait et on m'a parlé après des entretiens de Sanen et donc j'ai été à Sanen l'été suivant et là j'étais simplement, j'assistais aux conférences et puis je cherchais si je pouvais changer de logement.

J'ai rencontré quelqu'un qui en fait organisait les conférences de Sanen, c'est Carlo Suarez et je lui ai dit j'ai besoin de me loger. Il m'a regardé, il m'a dit venez chez moi, j'ai une chambre et en réalité il me faisait passer un test pour savoir si je pouvais être admise dans ce qu'on appelle les youth meetings, c'est-à-dire des personnes de moins de 30 ans qui travaillaient directement avec Krishnamurti et donc on le rencontrait à Sanen 3-4 fois mais à chaque fois qu'il venait à Paris, on était averti, on le retrouvait dans son hôtel et le travail qu'il a fait pour moi ça a été une véritable révélation parce que je n'avais jamais entendu parler de ça, c'est-à-dire d'aller tout droit à l'intérieur de soi, de se rencontrer, alors on lui disait quelque chose, il nous renvoyait une question, il ne donnait jamais un conseil, il nous demandait simplement pourquoi on posait la question, il écoutait ce qui se passait à l'intérieur de nous qui avait fait qu'on avait posé cette question-là puis quand on lui répondait il disait alors va encore plus loin, va encore plus loin, va encore plus loin, moi je trouvais ça fantastique, je le faisais avec une très grande facilité et je trouvais que c'était vraiment une joie extraordinaire de l'écouter, de le voir rire à chaque fois qu'on disait une bêtise parce que pour lui tout ce qu'on disait c'était des bêtises, c'était tellement naïf par rapport à ce qu'on pouvait vivre à l'intérieur de nous réellement si on accédait à ce que nous vivions et moi j'appelais ça descendre l'escalier, on descendait, descendait, descendait et puis à chaque fois moi ça allait très vite pour moi, c'est-à-dire que je me retrouvais complètement dans le silence et dans l'admiration de ce qui était en train de se passer, donc c'était vraiment extraordinaire.

Et donc vous avez fait ce travail pendant trois ans, c'est ça ? Avec les rencontres à Paris, j'étais comédienne à ce moment-là donc je n'assistais pas forcément à toutes les séances mais oui ça a duré trois ans jusqu'au moment où il m'a dit on était dans son chalet à Sanneine, il a regardé dans ma direction, on était trois, il a dit que ceux qui ont compris sortent. Donc je suis sortie et à ce moment-là, je ne sais pas ce qui est arrivé mais c'est une vraie merveille, je me suis trouvé en veille de lumière et de joie, je me suis mise à danser dans la prairie et les autres faisaient la même chose et je me suis dit bon j'ai terminé le travail avec lui, maintenant c'est moi qui prends en charge le travail que je vais faire sur moi.

D'accord et vous avez donc continué ce travail sous quelle forme alors ? Alors bon, il y a eu des années qui se sont écoulées puisque j'étais toujours en voyage avec des compagnies. J'ai rencontré à un moment donné, je faisais du secrétariat en intérim, quelqu'un qui m'a parlé d'un travail que lui faisait qui reposait exactement sur la même base, c'est-à-dire qu'on vous pose toujours la même question pendant cinq minutes puis on échange, ça dure 40 minutes et à chaque fois, sur le fait qu'on répète la question, on est obligé de s'interroger vraiment sur soi, les raisons pour lesquelles on a posé cette question.

Ensuite, j'ai écrit à Denise Desjardins qui m'a envoyé vers Christophe, donc j'ai travaillé avec lui et cette fois-ci, pareil, la descente mais cette fois-ci entièrement basée sur l'émotion, d'écouter l'émotion et de la laisser parler, de descendre à l'intérieur de soi et ça revient à peu près au même, pour moi c'est le même travail, bon c'est moins intellectuel peut-être, il n'y a pas le discours quoi, mais c'est toujours pareil, c'est descendre un escalier jusqu'au fond de soi-même et que le calme s'installe à l'intérieur de nous, qu'on soit dans le silence.

Après, j'ai travaillé avec quelqu'un qui donnait des formations et qui faisait travailler à peu près de la même façon aussi, un peu plus intellectuel, mais ça m'a permis d'accéder au stade psychothérapeutique. Parfait, alors je me tourne maintenant vers Christophe Massin et je vais vous demander, vous, dans quelle filiation spirituelle vous vous intégrez ? Moi, la spiritualité, je l'ai rencontrée par Arnaud Desjardins.

En fait, quand j'avais aussi, comme Irène, une vingtaine d'années, je partais en Inde pour faire un voyage de tourisme et puis, par un concours de circonstances, je me suis retrouvée avec les chemins de la sagesse d'Arnaud Desjardins entre les mains en partant en Inde, puis j'ai eu le message des tibétains également et en fait, c'était une révélation, j'ai dit, mais voilà, c'est ça qui m'intéresse.

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