Quelle métaphysique pour le XXIème siècle ? De l’étonnement au retour de l’émerveillement

L’homme est le seul être sur terre pour lequel son existence « ne va pas de soi ». Cette interrogation première, qu’Aristote qualifia « d’étonnement », constitue l’origine et le moteur de toutes ses pensées. Un effort intellectif où se mêlent des sentiments de crainte et la reconnaissance de sa propre ignorance. Qu’est-ce que le réel, quelle est l’origine du monde, de la vie et des astres ? Vous l’aurez compris, la métaphysique constitue un effort qui vise à appréhender l’existence dans sa totalité et une ouverture à penser l’impensable.

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Comment accéder à cette connaissance suprasensible, quels sont les moyens pour y parvenir et que nous apporte-t-elle ?

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L’homme est-il capable de penser l’absolu, l’invisible ? La métaphysique réunit, et transcende à la fois, philosophie, théologie et mystique.

Françoise Bonardel et Jean-Marc Vivenza tentent de répondre à ces questions, premières et fondamentales – elles étaient déjà au centre des préoccupations des premiers hommes - tout en les actualisant à l’époque contemporaine. Où en sommes-nous aujourd’hui, avec l’omniprésence de la technique, des ondes et du digital ?

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Depuis la « rupture kantienne » (1787), qui affirmait que la raison ne pouvait accéder à ces entendements : aplanissement, abêtissement ou réappropriation par l’homme ?

Françoise Bonardel et Jean-Marc Vivenza sont unanimes sur ce point : l’homme est « un animal métaphysique ». Ce besoin, cette quête, lui sont profonds et irraisonnés. Si depuis plus de deux siècles, à la suite du philosophe Emmanuel Kant et des Lumières, la Science est parvenue à explorer des formes invisibles aux yeux des hommes (le très petit – atome, et le très loin – astrophysique), il n’en demeure pas moins que l’essence du réel lui fait toujours défaut. Ces découvertes, formidables certes, ne répondent en rien aux questions de nos Anciens. Elles ne se situent pas sur le même plan.

Il en va de même de la prolifération d’outils de développement personnels, d’un retour aux sources (écologie, chamanisme, très en vogue actuellement) : si cette littérature correspond pour partie à ce besoin, pour Françoise Bonardel, le risque est « de prendre ces succédanés pour panacées ».

Et pour elle de poursuivre : « si ce besoin est inhérent à l’humanité, alors une expérience de l’ordre du primordial doit être rendue possible, à nouveau »….

Comment renouer avec cette expérience primordiale et métaphysique expérimentale, cette parole fondamentale qui change la vie et l'émérveille, « celle qui crée cette brèche par où parlaient les sibylles et la Pythie  » ...?

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