-  selon les hadiths (les paroles du Prophète)
-  pour ceux qui suivent la Voie du Tasawwuf, la mystique musulmane (le soufisme)
 -  ainsi que dans les écrits des grandes saintes du monde musulman, notamment de Rabi'a Al-'Adawiyya

Comme souvent en matière de spiritualité, plus on reste dans une interprétation de périphérie (c'est-à-dire dans une interprétation littérale des textes), plus cette interprétation met en relief des commandements, des interdits. 
Ainsi le Coran blâme-t-il sévèrement le célibat et le monachisme. En revanche, plus le niveau d’interprétation devient profond, intérieur, plus ce qui paraissait être contraignant se révèle être en fait une libération…. Tout dépend de l’angle selon lequel « l’observateur observe » et les dispositions intérieures (sincères) de « l’observé ». C’est donc à une vision contraire de cette littéralité des hadiths que la Voie soufie et les saintes musulmanes nous invitent : en se fondant au divin, on oublie son corps (potentiellement douloureux) ou oublie ses blessures de l’âme (souvent égotiques) pour se rapprocher de « la Voie » ou du Principe.

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Un angle novateur, qui paraitrait presque révolutionnaire s’il n’était pas si ancien… pour notre société qui tourne sur elle-même, sujette à un égalitarisme forcené et où les termes de « spiritualité » et « Islam » sont entachés d’associations qui leur sont étrangères.