La doctrine de l'Éveil de Julius Evola

Julius Evola n’est pas Novalis ni Jean-Jacques Rousseau ! Sa pensée, qu’elle ait pour cadre la radicale verticalité des « cymes » ou au contraire la morne horizontalité des plaines jonchées de « ruines » ne poursuit qu’un seul but : l’action. En 1943, Julius Evola faisait paraitre un ouvrage intitulé « La doctrine de l'Éveil », un viatique – comprendre « guide de survie » - mêlant ascèse bouddhique, voie héroïque et métaphysique. Son ambition : servir de boussole à la bonne marche de l’âme noble au sein de la réalité factuelle.

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Un livre décomposé en deux parties : le savoir puis l’action. Comment se diriger et se prémunir des pièges, nombreux, qui entourent ceux qui aspirent à la libération ?

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Une ascèse de chaque instant qui conduit à un art martial spirituel

Suivant la théorie du Cycle des Âges, et se rappelant l’adage de son premier inspirateur, Papini, lors de ses jeunes années d'artiste dadaïste (1916-1922), à savoir « des voies à suivre plus tard... » ; Evola (1898-1974) tente de nous délivrer dans cet ouvrage un certain nombre de clés, justement, atemporelles. Des « armes » pour reprendre la formulation de Jean-Marc Vivenza, « intellectuelles, utilisables par celui qui chemine dans les ruines du monde moderne, et adaptables à toutes les époques ».

Et pour lui de préciser : « ce qui était valable auparavant ne l’est pas forcément aujourd’hui ». 

A l’heure actuelle, où médias et réseaux sociaux flattent le plus souvent nos instincts les plus bas, alimentant ainsi cette « déferlante sentimentale » déjà conspuée par Evola en 1943, et dont les conséquences sont l’indifférenciation, la compromission et confusion et où, dès lors, il devient de plus en plus difficile de distinguer la parodie du profond enseignement, le simple coach de l'authentique Kshatriya ; Jean-Marc Vivenza nous propose ici une pertinente actualisation de la pensée et des mises en garde de Julius Evola...

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NB : cet exposé s’inscrit dans la continuité de l'ouvrage de Jean-Marc Vivenza : « Julius Evola et la voie héroïque du détachement parfait. Doctrine de l’Eveil et métaphysique de la non-substance », Ed. Archè Milano, 2019, disponible ici : https://latarente.fr/arche-milano/268-julius-evola-et-la-voie-heroique-du-detachement-parfait-doctrine-de-leveil-et-metaphysique-de-la-non-substance-9788872523810.html

Extrait de la vidéo

La doctrine de l'éveil Avant que d'aborder la doctrine de l'éveil chez Julius Ebola, il est sans doute intéressant et utile de situer à la fois Ebola et les conditions dans lesquelles ce texte, puisqu'il s'agit d'un texte, en l'occurrence d'un livre relativement conséquent, a été publié. Rappelons que Julius Ebola est né en 1898 et que dans sa période de jeunesse, c'est-à-dire approximativement les années qui vont de 1916 à 1922, il fut confronté aux écoles artistiques, littéraires qui apparaissaient sur le devant de la scène en Europe.

En tout premier lieu, bien évidemment, le mouvement futuriste dirigé par Filippo Tommaso Marinetti qui symbolise l'esprit même de la modernité en art, première parmi toutes les tendances qui surgiront à sa suite en ce début du XXe siècle, puis dans un second temps au mouvement dadaïste animé par Tristan Tzara. Le futurisme avec lequel Julius Ebola est entré en contact est cependant une tendance spécifique au sein du mouvement fondé par Marinetti puisqu'il s'agit du mouvement florentin représenté par sa figure emblématique Giovanni Papini qui va exercer une influence considérable sur Ebola.

Ce dernier, nous disons, l'influence de Papini sur moi durant mon adolescence et le mouvement qui à la veille de la Première Guerre mondiale et durant la première moitié de cette guerre eut pour centre Papini avec les revues Leonardo et La Czerba, ensuite en partie avec La Voce également, fut la période du seul véritable sturm und gang que notre nation ait connue, c'est-à-dire de l'émergence de forces qui ne toléraient plus le climat de la petite Italie bourgeoise des dix premières années du siècle renversant le jugement habituel.

J'estime que Papini n'a eu une signification véritable que pendant cette période. Ebola dit ceci parce qu'on sait que Papini ensuite s'est converti au catholicisme et a écrit des livres éminemment religieux qui ne pouvaient que déplaire fortement à Julius Ebola. Ce texte est extrait du Chemin du Cynabre. Le Chemin du Cynabre fut édité par les éditions Arke en France ce qui me permet d'ailleurs de rendre ici hommage à la mémoire du directeur de publication de ces éditions Ladislao Toth, disparu le 7 avril dernier et qui eut un courage et une volonté éditoriales qui méritaient d'être remarquées.

Fondateur avec Sofitzi de la revue La Serbe dont on sait le rôle fermement critique et analytique qui allue à l'intérieur du mouvement futuriste Papini va marquer sur tout le Génévolat par une collection de petits ouvrages on pourrait appeler ça des opuscules qu'il publia sous le nom évocateur de Cultures de l'âme brochure par lesquelles Papini porta à la connaissance de ses lecteurs et des auteurs peut diffuser des textes inconnus relevant de la mystique Rénan le Livre des morts tibétains, le Théococking, les Vedas et voilà, n'hésite pas à préciser ce qui est tout de même très instructif Papini nous fit connaître à ce que nous étions, c'est-à-dire un public de jeunes une série d'écrits anciens particulièrement significatifs nous indiquant, et les mots d'ici l'ont importance des voies à suivre plus tard on verra en quoi pour Julius Emola ces mots vont avoir une résonance réelle et intervenir directement dans son existence d'ailleurs, Emola rajoute cette précision le Papini de la première période avait fait connaître à nous, les jeunes entre autres choses, des figures de mystique comme Maître Eckart des écrits de sagesse qui auraient entraîné vers des horizons bien différents dans le cas d'un dépassement véritable dans un sens traditionnel de l'individualisme intellectualiste et anarchiste nous sommes en apparence, on le voit assez loin du futurisme habituel l'exaltant l'industrie, l'électricité les machines et de manière spontaniste et instinctive la puissance de l'industrie en apparence, effectivement, car le futurisme est loin de correspondre à cette image unique un peu réductrice et limitée répandue par les historiens de l'art à son retour à Rome après le premier conflit mondial la guerre de 14-18 dans laquelle va entrer l'Italie aux côtés des alliés Emola est relativement isolé et il traverse ce que l'on peut aisément désigner comme une période psychologique, agitée, de doutes très profonde et c'est à cette époque qu'il tente un certain nombre d'expériences intérieures utilisant l'aide de psychotropes dans les différentes catégories des stupéfiants disponibles ces expériences laissant des traces relativement ancrées dans son esprit puisque Emola nous dira, quelques années plus tard elles me fournirent des points de référence auxquels je ne serais sans doute parvenu que difficilement d'une autre manière, y compris dans le domaine doctrinal en ce qui concerne la compréhension de l'arrière-plan caché

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