A partir de ce premier symbole, dont il nous livre une interprétation et un exemple d’application thérapeutique concrète, Basile Kligueh nous ouvre les portes d’un monde méconnu, exotique et pourtant résolument universel.

VoduVodu

Nous y découvrons une cosmogonie étonnamment analogue, dans ses fondements, à la kabbale : le monde visible y est dépeint comme la manifestation du monde invisible, ayant pour source unique un Être Suprême créateur de toutes choses.

Le mot "vodu" lui-même signifie d’ailleurs littéralement "Monde de l’Invisible".

Dans ce tableau ancestral venu de la lointaine Côte Ouest africaine, la notion de psychosomatique (récente en Occident) trouve naturellement sa place, et l’auditeur occidental se trouve dépaysé sans l’être.

Nous passons ainsi d’un référentiel culturel à l’autre sans jamais perdre le fil – le fil « rouge » pourrait-on dire, en référence au légba  (un objet rituelique très populaire de couleur "rouge" qui fut remplacé aux Antilles, suite à la répression exercée par les missionnaires européens,  par des images de St Thomas, et dont la cape est "rouge", aussi).

Et c’est précisément ce qui caractérise le vaudou selon Basisle Kligueh : "une religion qui s’adapte au temps et à l’espace".

Mais rien de plus naturel en somme (naturel est le mot) pour un art de l’invisible, que de se fondre dans le décor.

Souhaitez-vous entendre l’histoire d’Afà, Voku, et Kolo, le premier des 256 signes employés dans les consultations vodu ?  Découvrir comment se déroulent les initiations, et à quoi ressemblent les objets du culte ?

Basile Kligueh vous en dit plus au cours de cette conférence de 43 mn donnée à la Sorbonne - Colloque Politica Hermetica -  dans une parole vivante où l’esprit et la matière s’unissent, laissant émerger la magie primordiale du monde.