Le Wiltshire et Somerset : conservatoires de la mémoire de l'Humanité

Le sud-ouest de l’Angleterre se situe à l’extrême ouest d’un axe nommé « Apollon / Saint-Michel ». Celui-ci relie la Terre Sainte aux Terres Celtes et traverse toute la mer méditerranée. Depuis Jérusalem, en passant par la Grèce, l’Italie et la France : on dénombre sur son tracé un très grand nombre d’abbayes, temples et autres sanctuaires. Certains d’entre eux sont d’ailleurs antérieurs au Christianisme. Une énigme pour tous les archéologues et chercheurs en « architecture sacrée », dont l’explication ne peut se trouver qu’en tournant son regard vers le ciel… Comme le faisaient nos anciens.

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François-Marie Périer est ce que l’on peut appeler « un baroudeur du sacré ». Traducteur, auteur, photographe, guide conférencier, il a sillonné les routes de nombreux pays dont il va être question ici.

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Il existe un temps linéaire qui nous échappe, Chronos, et d’autres instants, décisifs : Kairos.

Au fil des appels en son for intérieur, d’essence mystique, et notamment un rêve prémonitoire qu’il nous évoque ici en introduction : il s’est mis en route vers le Whiltshire afin de comprendre « comment » la mémoire de l'Humanité et ses plus grandes prophéties trouvent-elles une expression spectaculaire, à grande échelle, dans cette région.

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Amas de pierres blanches représentant des chevaux gigantesques que seuls drones ou avions ne peuvent observer. Crop circles et autres énigmes...

Après le « comment » se pose la question du « pourquoi » : quel est le sens de toutes ces ostentations sacrées ? A travers la psychologie des profondeurs (Jung), la physique (Pauli), les évangiles canoniques et les cycles du zodiaque, François-Marie Périer interroge la nature de ces archétypes qui unissent Christianisme et Celtisme
Un message d’amour, certes, pour l’humanité, mais aussi de responsabilité quant à son devenir

Extrait de la vidéo

Bonjour, je m'appelle François-Marie Perrier, et je voudrais vous parler d'un ouvrage qui est le résumé d'une quête littéraire historique en trois tomes. Cet ouvrage s'institue « Le Quest », « Les chemins du Graal », « De l'ère des poissons au Verseau », « Le Réveil de l'âme des peuples » et « Les moissons du ciel » aux éditions Brumerge à Grenoble, que je remercie ici. Cette quête est partie d'un rêve-vision en 1999, où j'ai vu pendant la nuit le ciel entier couvert d'ovnis, avec une immense moissonneuse-batteuse gigantesque.

J'étais sur une verte colline, mon père à côté de moi, et je comprenais à travers ce rêve-vision que les moissons du ciel avaient commencé, et que même pour parler un peu en langage ufologique, que l'évacuation de la Terre avait commencé. Pour ceux qui ne s'intéressent pas à l'ufologie, ça peut apparaître complètement halluciné, mais simplement d'un point de vue logique et en étudiant l'histoire des civilisations, des religions, des mythes, on a beaucoup de choses qui touchent au peuple des étoiles, et ce n'est pas d'un point de vue logique, on ne peut pas imaginer être la seule civilisation ou la seule planète peuplée.

Quoi qu'il en soit, onze ans après, je me trouvais sur une verte colline du Wiltshire, c'était je crois Milk Hill, à côté d'Alton Barnes, en dessous de moi il y avait une immense crop circle avec d'immenses moissonneuses-batteuses hautes comme des immeubles qui moissonnaient. J'étais au-dessus d'un cheval blanc taillé dans les collines de craie du Wiltshire, et à côté de moi une personne que je connaissais depuis des années, un Ardècheois qui m'avait un petit peu accueilli comme son fils à l'époque où j'avais travaillé en Ardèche.

Et au cours de ce voyage sur les crop circles, à Glastonbury, dans l'Angleterre arthurienne, des mystères de l'archéologie, de Stonehenge, d'Evebury, je me suis posé cette question-là, pourquoi les paysages du sud-ouest de l'Angleterre, du Wiltshire et du Somerset, avec leurs mythes, avec ces traces archéologiques, avec ces cercles ou ces figures géométriques extraordinaires dans les blés, avec les chevaux blancs dans les collines de craie, pourquoi finalement tout à fait au bout des migrations indo-européennes, les peuples avaient voulu laisser à grande échelle des symboles, des légendes qui résument non seulement leur histoire mais aussi leurs mythes et leurs prophéties.

Je me suis dit, c'est quand même extraordinaire, la moisson c'est quelque chose qu'on trouve dans beaucoup de prophéties, les moissons du ciel, le cheval blanc c'est le symbole du retour du Christ mais aussi du retour de l'avatar Kalki, dans l'hindouisme, les cercles de pierres bâtis par les citations des mégalithes, on ne sait absolument pas d'où ils viennent ni qui les a faits, c'est bien antérieur aux celtes et les légendes arthuriennes sont la confluence d'énormément de traditions, les traditions celtiques, les gnostiques, les juifs, les traditions persanes et puis on a aussi des choses qui sont très au soufisme.

J'ai voulu mettre ça à l'image à travers un bref portfolio mais comme j'aime bien justifier tout ce que j'avance, trouver les sources et pouvoir allier à la fois l'inspiration, l'intuition, l'archéologie, l'étymologie, l'art, les routes commerciales et bien finalement j'ai exploré chacune des choses que j'avançais et ça a donné trois volumes que j'ai institué qu'est les chemins rurales. Comme je l'ai dit, le Wiltshire et le Somerset résument ces grands archétypes.

Pourquoi ? Parce que dans la grande migration vers l'occident, les peuples, on parle souvent des peuples indo-européens mais en l'occurrence ça parle aussi des peuples de tradition sémite, le christianisme, le judaïsme, les peuples ont voulu laisser des traces de ceux qui ne voulaient pas oublier de leur passé soit pour ne plus le reproduire soit pour le perpétuer ou en revanche ces peuples-là ont voulu fixer des prophéties, des rêves, des visions qu'ils ont eues pour les transmettre à leurs descendants et pour se rappeler qu'il y a quelque chose à accomplir ou éviter dans le cas d'un destin tragique.

Là on est obligé de parler du mythe. Les mythes sont les rêves éveillés des peuples. De la même façon qu'un individu fait parfois des rêves communitoires et bien les peuples peuvent avoir parfois des visions, ça peut être un initié qui transmet un rêve ou une vision à tout son peuple ou une prophétie, une révélation mais ensuite si ces mythes, si ces légendes se transmettent comme ça sur des centaines, sur des milliers d'années c'est qu'il y a quelque chose véritablement à ne pas oublier.

À l'intérieur de cela quelque chose qui fait sens pour des populations entières. La question c'est pas tellement finalement d'où ils viennent ces mythes mais qu'est-ce qu'ils cherchent à nous dire, qu'est-ce qu'ils cherchent à transmettre. De la même façon dont forcément un rêve qu'on va faire pendant la nuit il est construit à partir de tous les éléments de notre vie, parfois c'est même un peu des déchets entre guillemets de notre vie quotidienne mais tout cela évidemment l'inconscient ou le soi pour parler comme Jung, notre âme va se servir de ça mais pour nous adresser un message.

Le fait que nous ayons un stylo, que nous ayons un ordinateur pour écrire des choses c'est pas ça qui fait le plus de sens, c'est à quoi cela va servir, qu'est-ce que cela cherche à nous raconter. Donc c'est extrêmement important et je pense qu'avant de nous incarner nous nous incarnons avec un rêve de vie, un projet de vie que nous avons fait avec d'autres personnes et le but de l'existence c'est de retrouver ce rêve avec les personnes avec lesquelles nous devons le réaliser et ensemble donner la meilleure version de nous-mêmes.

Je crois qu'on a plusieurs destins, oui on a plusieurs destins et selon les choix que nous faisons nous allons vers tel ou tel destin et le but de l'existence est véritablement de retrouver ce script qui est déjà écrit. Les choses sont écrites mais elles ne sont pas encore jouées et il faut arriver à jouer ce qu'il est bon de jouer et à éviter ce qui est plus ou moins de la fatalité. Il y a la providence et il y a la fatalité.

Et pour se souvenir de ceux qui nous appellent, l'intuition est importante. Les lieux qui nous attirent ne serait-ce que par leur nom ou par une photographie, ces lieux là sont fondamentaux, il faut y aller, il faut écouter son cœur, il faut aller dans le kairos, dans le moment décisif comme disait le grec, vers ces lieux qui nous attirent depuis toujours. Et si on y va au bon moment, c'est-à-dire au moment où on est attiré par là-bas, et bien on se rend compte qu'on a des rendez-vous à certains endroits et que c'est toute notre vie qui va pouvoir être réenchantée et retrouver son véritable sens.

Commençons peut-être par parler de Glastonbury, un endroit dont le seul nom me bouleversait quand je l'entendais. Alors Glastonbury, on est au sud du Pays de Galles, c'est le lieu de commencement du christianisme celtique selon la tradition anglaise. C'est là que Joseph d'Arimaty, un proche du Christ, aurait amené le Graal pour le

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