Le parcours spirituel de Jean Biès commença avec la découverte des œuvres de René Guénon, en 1951, année ou « le maître du Caire » nous quittait. La lecture de Guénon fût une véritable révélation, doublée d'une révolution, car elle provoqua en lui une remise en question radicale, un changement de perspectives que lui même qualifie de "premier déchirement du voile du temple".

S’en suit un parcours d’enseignant, riche de nombreuses rencontres (Schuon, Marie-Madeleine Davy, Arnaud Desjardins, Marie-Louise von Franz), une trentaine d’ouvrages… « neuf milles pages pour tenter de décrire l’indicible » selon ses propres mots.

Jean Biès, Modernité et spiritualitéJean Biès, Modernité et spiritualité

En partant d'un constat alarmiste sur la société actuelle, où à la destruction du sacré (et à l’incompétence de nombreux hommes d’Eglise, ivres de leur pouvoir, devenus des « technocrates des affaires du ciel » ndlr) s'ajoute un totalitarisme de l'extériorisation, Jean Biès nous donne des clés pour traverser cette crise. Pour lui, la solution ne peut être que spirituelle. 

Jean Biès, Modernité et spiritualitéJean Biès, Modernité et spiritualité

Silence, méditation, paix intérieure, connaissance de soi, psychologie des profondeurs, conciliation des opposés, Jean Biès puise dans le patrimoine spirituel universel les solutions pour estomper les doutes et les souffrances auxquelles nous sommes tous confrontés aujourd’hui. 

Le prologue de l’évangile selon Jean « La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue…. » serait-il plus que jamais prégnant ?

A vous de vous faire une idée, dans cet entretien de 45 min, animé par Virginie Durand et enregistré au Forum 104.