L'église gnostique «templière»

Gérard Harel livre ici un témoignagne personnel.

L'homme se présente comme "archevêque" d'une "église apostolique templière*", dont la filiation remonterait** à Fabré-Palaprat, un homme qui réveilla l’Ordre des Templiers en 1804 (avec les encouragements de Napoléon).

Au cours de cet exposé, Gérard Harel défend l'idée que, non seulement, cette filiation reposerait sur un parchemin, nommé Larménius, attestant d'une succession secrète des Grands Maîtres de l’Ordre du Temple, mais aussi, qu'il existerait une "église gnostique templière"...  

Dont Fabré-Palaprat aurait** été le Patriarche.

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Gérard Harel aborde ensuite le délicat problème des relations entre son Eglise Apostolique Templière et la franc-maçonnerie, dont certains hauts grades templiers (comme le 30° de Kadosh du Rite Ecossais Ancien et Accepté) sont des grades de vengeance, notamment par rapport à l’Ordre de Malte (anciennement l’Ordre des Hospitaliers) qui fut pourtant l’Ordre succédant à celui des Templiers et avec lequel il entretint d’excellent rapports…

Il souligne également que l’Eglise Apostolique Templière est gnostique et que par conséquent elle reconnaît d’autres évangiles que ceux décrétés "canoniques" par l’Eglise Catholique, et notamment les évangiles dit "apocryphes" découverts à Nag-Hammadi en Egypte en 1945, qui reconnaissent Marie Madeleine comme étant l’épouse du Christ; c’est pourquoi l’Eglise Apostolique Templière procède également à l’ordination des femmes comme prêtre, voire comme évêque…

Enfin Gérard Harel nous dévoile que la liturgie de son Eglise Apostolique Templière met l’accent non seulement sur l’Evangile de Saint Jean, mais aussi sur la symbolique hermétique, sans pour autant se vouloir une église purement alchimique….

Un interview qui ne manquera pas de susciter l’intérêt de nos téléspectateurs, mais aussi de soulever bien des questions, voire des polémiques.

* les rapports entre "templiers" et "mouvements gnostiques font l'objet de nombreux débats actuelement et nous incitons nos auditeurs à aborder ceux-ci avec une très grande prudence.

** vous apprécierez l'usage du conditionnel

Extrait de la vidéo

Bonjour, je vais me présenter, je suis Gérard Arel, j'habite en Normandie, je suis retraité, j'ai 64 ans et je suis actuellement l'archevêque prima de l'église apostolique templière, auquel nous pouvons également rajouter le terme de Gnostique et Johannite. Donc là, je souhaiterais, dans un tout premier temps, vous retracer un peu les différents éléments pour vous indiquer comment se fait-il qu'il puisse y avoir une église apostolique templière qui, je dirais, redémarre au grand jour.

Alors pour cela, on ne peut que dire merci à Fabre Palapra, qui était donc un médecin travaillant entre autres pour des pauvres sur des médecines, je dirais, un petit peu naturelles et autres, et qui était reconnu comme tel. Fabre Palapra a relancé en 1804 l'Ordre du Temple. Il a relancé l'Ordre du Temple sur la base de ce que l'on appelle la Charte de l'Arménius, qui est une charte qui donne les indications concernant toute la succession des grands maîtres de l'Ordre du Temple.

Ça, c'est une chose pour la partie de l'Ordre du Temple. Mais Fabre Palapra n'était pas que celui qui a relancé l'Ordre du Temple en France, mais c'était également un évêque gnostique. C'était donc un évêque qui, entre autres, faisait partie de ceux qui ont été dans la dimension que nous appelons les évêques constitutionnels. C'est ceux qui, au moment de la Révolution, ont donc signé la Constitution, sachant que les autres ont refusé, sur ordre du pape, je crois que c'est Duaïpidis, ils ont refusé de la signer.

Donc, vous voyez, Fabre Palapra était à la fois, je dirais, un évêque gnostique, donc un religieux de très haut niveau, et était en même temps quelqu'un qui a voulu relancer l'Ordre du Temple. Et ça, il l'a fait en même temps, en 1804. Alors, comment a-t-il, on va passer sur la partie donc purement de l'Ordre du Temple, il a tout simplement, je dirais, démarré les choses, et je crois que ce qui a été significatif, puisque c'était avec l'appui de Napoléon Ier, ce qui a été significatif, c'était en 1808, une descente vers l'église Saint-Paul, donc à Paris, de plus de 200 chevaliers, en monture, avec les mentons blancs et donc les croix templières.

Donc là, vraiment, l'Ordre est reparti, complètement, et bien sûr, après, il y a eu un certain nombre de mouvements, et actuellement, il existe un certain nombre d'Ordres Templiers. En ce qui concerne une historicité qui remonte à plus loin, donc qui remonte au dernier grand maître officiel, qui était Jacques de Molay, qui a été brûlé à l'île de la Cité en tresses de sang et des poussières. Là, quand on reparle de Fabrique Palapras qui relance l'Ordre du Temple, il relance l'Ordre du Temple par rapport à ce document, la Charte de l'Arménius, sur lequel il y a toute la succession de tous les grands maîtres, mais qui ont vécu d'une manière cachée.

Et ce n'est qu'une remise au grand jour, en 1804, avec la présentation de cette charte. Donc voilà un petit peu la liaison qui était faite, mais je dirais l'état d'esprit des Templiers de l'époque et l'état d'esprit des Templiers de maintenant, et bien, reste dans la même lignée. Alors bien sûr, les Templiers de maintenant ne combattent pas l'épée à la main, les injustices, etc. Alors peut-être pour revenir à cette dimension de l'église templière, Fabrique Palapras, qui a relancé l'Ordre du Temple, a en même temps, comme je l'ai dit, relancé une église.

Et pour relancer une église qui vivait mal, il a relancé tout simplement l'église des chrétiens primitifs. Et cette église des chrétiens primitifs qu'il a relancée, en tant qu'évêque, elle a pris le nom, dès 1812, d'église apostolique templière. Et donc notre sceau, le sceau de l'église apostolique templière actuellement, c'est tout simplement le sceau du gouvernement de l'église des chrétiens primitifs.

Donc voilà pour cette toute première partie. Actuellement, je me retrouve en charge de faire en sorte de pouvoir, je dirais, remettre au grand jour cette église apostolique templière, avec tout ce qu'elle entraîne derrière, dans le cadre du gnosticisme, du johannisme et autres. L'ordre de Malte, puisqu'on parlait de ça, il faut bien voir aussi qu'il y a différents ordres de Malte, mais qui sont à l'heure actuelle, en tant que néo-ordre de Malte, sous à peu près la même étiquette.

A l'origine, c'était donc ceux que l'on appelait les hospitaliers. C'étaient des chevaliers hospitaliers. Et de l'autre côté, on avait les chevaliers du temple. Il y avait des fonctions qui étaient bien différentes.

À la suite, je dirais, un petit peu avant qu'on brûle Jacques de Molay, il y avait eu une volonté, au niveau papal, de pouvoir faire en sorte que les deux ordres puissent se fondre. Ce qui n'a jamais été accepté. Alors, je ne sais pas qui, historiquement, je n'ai pas été approfondir les choses sur qui a dit oui, qui a dit non, etc. Mais de toute façon, ça ne s'est pas fait.

Ce que l'on peut dire, c'est que quand effectivement les Templiers ont tous été arrêtés, que les procès ont eu lieu, que Jacques de Molay a été brûlé, après que le roi ait essayé de récupérer, soi-disant, le trésor des Templiers, les biens restants des Templiers ont été donnés à l'ordre de Malte. Alors, dans la petite notion, je dirais, historique, là on va repasser sur d'autres thèmes, puisque beaucoup de groupements ont repris, je dirais, des éléments du Templarisme, et entre autres, au niveau de certains groupes maçonniques, dans ce que l'on appelle des grades philosophiques.

Et là, par rapport à ça, on va retrouver la dimension, à certains niveaux, de chevalier du Temple. Et en même temps, ça va être un grade dit, entre parenthèses, de vengeance. Et ce grade de vengeance, il est de vengeance contre qui ? Contre l'ordre de Malte.

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