A travers la révélation de l’œuvre des six jours et l’interprétation que l’auteur fait du mot Berechit (selon Fabre d’Olivet), Jean-Pierre Bonnerot pose la question : qu’existait-t-il avant la création ? Quelle est la « réciprocité » induite dans le terme Berechit du rapport de Dieu et de sa création ? Y-a-t-il eu une chute pré-cosmique engendrée par le « commerce des anges avec les filles des hommes » comme l’a écrit Justin au IIème siècle ? Les anges existaient-ils avant la création ? Quid de Lucifer, « le porteur de lumière » ? Que nous dit l’Ancien-Testament à ce sujet ? Et de citer Irénée de Lyon, Denys l'Aréopagite et Thomas d’Aquin : la tentative d’égaler, de dépasser ou de se substituer à Dieu engendre chute, inachèvement, prévarication.

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Les questions soulevées par l’auteur nous mènent aux interrogations suivantes :

- La période actuelle, marquée par un rejet du « religieux » ou de toute forme de verticalité, serait-elle la transposition d’un pacte luciférien ou le pouvoir et la domination du monde sont appréciés, convoités ?

- Lors  de l’épisode de la « tentation au désert », pourquoi le Christ ne conteste-t-il pas l’affirmation selon laquelle le monde appartiendrait à Lucifer ?

- Si Satan est « l’obstacle que Dieu se fait à lui-même » et Lucifer celui qui s’est opposé à Dieu dans le champ de la création, sommes-nous dans une opposition ou une association entre le principe divin et son « obstacle »?
A vous de vous faire une idée, espérons : cohérente, confiante et pourquoi pas moniste (non-duale) dans cet exposé de 35 minutes.