Les cycles de l'âge en astrologie
L’Occident actuel, empêtré dans son prisme illusoire matérialiste et productiviste, a développé une vision linéaire du temps. Or celui-ci est depuis l’aube des temps circulaire. Cette contradiction constitue une grave entorse au cycle normal des choses. Entorse dont nous subissons les stigmates sur un plan corporel, psychique ou spirituel. Ainsi, de nos jours, il est d’usage qu’un homme ou une femme de 42 ans singe le langage et l’apparence d’un homme ou d’une femme de 21 ans.
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«On cherche à faire plus jeune » : la mère cherche à ressembler à sa fille. Le père à son fils. Et si ce n’est pas grâce à la chirurgie esthétique réservée à une "élite" fortunée, on se console en regardant des séries hollywoodiennes : les "Desperate house… ", "Sex in the … " etc … Pathétique exemple que nous donne en pâture (et explicitement à suivre) les nations matériellement dites développées (mais intrinsèquement dégénérées) avec moult renfort de son industrie de distraction-distorsion (cherchez l’entorse !...).
L’astrologie, qui existe depuis plus de cinq mille ans, est un langage symbolique qui parle à l’ensemble de l’humanité, quelque-soit sa race et sa culture. Cette notion fondamentale d’"humanité commune" qu’a évoquée Dane Rudhyar analyse les cycles du devenir de toute personne selon son âge et son époque.
Si à sept ans, on atteint l’âge de raison, à quatorze, celui de l’âge ingrat, à vingt-et-un celui de la majorité, quid de 42 ans, 63 ans ou 84 ans… qui constitue la fin de cycle pour les astrologues?
Comment expliquer que le nombre sept, qui est la durée d’une semaine dans notre calendrier actuel - mais que l’on retrouve aussi dans les aspects déterminants de la planète Uranus : 7 ans, 14 ans, 21 ans , 42 ans, 63 ans, 84 ans- influence-t-il toutes les générations d’hommes et de femmes depuis des millénaires ?
Souhaitez-vous découvrir à quoi correspond le cycle d’incarnation, d’involution - et d'éventuelles dévolution- dans la perspective proposée par la psychologie transpersonnelle ?
Eléments de réponses de Samuel Djian-Gutenberg dans cet exposé de 34 minutes enregistré au Forum 104.
Extrait de la vidéo
Qu'est-ce que l'astrologie humaniste et transpersonnelle ? Quand on aborde un thème en astrologie humaniste et transpersonnelle, et qu'on aborde le sens d'une vie, on sait très bien qu'il y a une finalité qui est de nous amener finalement du biologique socio-culturel au transpersonnel, au spirituel, en passant par le plan individuel. Ceci dit, si chacun de nous avons notre processus d'évolution spécifique et lié à notre propre thème, chacun a son thème particulier, chacun a son itinéraire particulier.
Moi, je dis toujours aux personnes qui ne font pas d'astrologie pour leur expliquer, je leur dis, vous voyez, le thème c'est la carte Michelin, c'est votre carte Michelin, c'est votre carte de vie qui vous emmène d'un point, la naissance, à un autre point, la mort, et puis vous avez tout un circuit, tout un parcours à traverser pour aller de ce point à cet autre point. Ce que l'astrologue peut vous dire, c'est où vous êtes à un moment donné de votre vie, qu'est-ce que vous avez à vivre en fonction de cette finalité de croissance et d'ouverture de la conscience qui est le but de la vie, faire quelque chose de plus vaste, de plus grand, ça c'est le rôle de l'astrologue et de l'astrologie.
Donc on a chacun, pour ce qui nous concerne, notre processus particulier, notre chemin particulier. Et nous avons aussi, et nous sommes aussi, malgré tout, si je puis dire, des êtres humains. Et là, cette fois-ci, quelle que soit la couleur de notre peau, quel que soit notre sexe, quelle que soit notre culture, et les psychologues l'ont bien montré, à commencer par Jung et Françoise Dolto aussi, par exemple, pour ce qui concerne les enfants et des penseurs comme Christian Murti et d'autres penseurs, nous avons tous ce que nous appelons l'humanité, ce que Rudyard appelle l'humanité commune.
C'est-à-dire que faisant partir du genre humain, nous passons tous par des phases spécifiques, suivant l'âge auquel nous nous situons. Il y a deux choses, l'aspect personnel ou individuel, le thème personnel et individuel, et puis l'aspect générationnel, l'aspect collectif, l'aspect générique, suivant le terme qu'on emploie habituellement à ce niveau-là. C'est-à-dire qu'en fait, tous autant que nous sommes, hommes ou femmes, nous avons des cycles de vie qui nous sont communs.
Certaines choses sont connues par les psychologues du socioculturel, je dirais, qui étudient les êtres dans leur horizontalité et pas forcément dans leur verticalité. Par exemple, nous savons tous qu'à 7 ans, nous traversons une étape importante et les psychologues leur donnent un nom. À 14 ans, nous avons un autre nom, il y a l'âge de raison, il y a l'âge ingrat, etc. Donc, nous passons tous par ces différentes étapes et les psychologues se relient à cette connaissance pour pouvoir comprendre ce qui se passe pour un enfant ou un individu, quel qu'il soit.
Donc ça c'est important, c'est une première chose. C'est pour ça qu'on dit toujours, il est important de regarder le facteur âge dans la vie. Les astrologues humanistes et transpersonnels disent, suivant l'âge auquel une personne vient nous voir, on ne va pas interpréter un aspect dans le thème natal qui se produit par transit, par progression, suivant les outils d'actualisation qui sont à notre disposition, on ne va pas l'interpréter de la même manière.
On ne va pas interpréter, je prends des exemples que certains astrologues pourront comprendre, on ne va pas interpréter, par exemple, je prends Uranus qui transite le soleil, de la même manière pour quelqu'un qui a vingt ans ou quelqu'un qui a soixante ans, parce qu'il se situe dans des cycles d'âges différents où, en tant qu'être humain, il nous est demandé de faire un travail plus spécifique. Dans la société dans laquelle nous sommes, ces notions de cycles ont disparu finalement, puisque ce qu'on appelle par exemple le troisième âge, qui correspond au troisième cycle d'astrologie que je vais développer, ce troisième âge a été occulté, c'est-à-dire les valeurs qui devaient s'accorder à cet âge-là n'existent plus puisque les personnes qui sont dans cette tranche d'âge veulent continuer à se comporter comme si elles avaient vingt ans, trente ans ou d'autres âges, par exemple en faisant des liftings ou en vivant comme des jeunes.
D'ailleurs, toute la publicité et le consumérisme, puisqu'on voit bien que c'est la finalité de cette société, c'est la consommation, et c'est ça qui nous pousse à exister, alors qu'il y a quelque chose d'autre qui nous pousse dans une autre direction, eh bien la plupart des personnes continuent à vivre à soixante ans comme si elles avaient quinze ans, si je puis dire. Moi, j'ai déjà vu en consultation, sans vouloir critiquer quiconque, des personnes qui avaient des attitudes, des comportements face à la vie qui m'étonnaient parce que je me dis, tiens, suivant le rythme de la vie qui est proposée, on devrait vivre moins dans les pulsions, moins dans les passions, moins dans les choses comme ça, mais plus dans la raison, au sens noble du terme, évidemment.
Donc, on considère dans l'astrologie humaniste et pour les astrologues d'une manière générale, parce que c'est relié à des cycles planétaires, on considère qu'un cycle de vie, d'accomplissement de vie, est de quatre-vingt-quatre ans, suivant des techniques de numérologie théosophique qu'on peut démontrer, c'est quatre-vingt-quatre ans, et surtout qu'à l'heure actuelle, on peut dire l'espérance de vie peut aller jusque-là.
Le but, c'est qu'à quatre-vingt-quatre ans, ce qui est le tour de piste d'une planète qui s'appelle Uranus, on devrait avoir une certaine conscience à quatre-vingt-quatre ans si on a fait le chemin que la vie nous demande dans les cycles de la vie, dans les cycles qui ont été très bien décrits par les différents philosophes. Je pense souvent à Steiner, à Rudolf Steiner, quand j'étudie les âges de la vie, parce qu'il en a très bien parlé dans l'anthroposophie, qui m'a intéressé aussi.
Mais, donc, il y a un cycle de quatre-vingt-quatre ans qui est un cycle a priori d'accomplissement, d'aboutissement et de réalisation. Si on prend le cycle dans sa globalité, on sait que, par exemple, à quarante-deux ans, on est au mi-point de la vie, on voit très bien qu'à l'âge de quarante ans, il se passe quelque chose, c'est le mi-point de la vie, c'est comme une opposition dans le thème natal, et on sait très bien qu'à ce moment-là, il y a une remise en cause radicale qui se fait, et on voit beaucoup de gens qui viennent en consultation, qui ont assumé une vie très traditionnelle, qui ont fait des études, qui ont fait des recherches, beaucoup de gens qui viennent en consultation, qui ont assumé une vie très traditionnelle entre guillemets, quand je dis traditionnelle, avec toutes les nuances que ça peut prendre, évidemment, compte tenu de l'évolution de la société, mais je prends des exemples que je vois couramment,