Les deux visages de Mercure rétrograde : les identifier et les interpréter

Les « planètes personnelles » (Mercure et Vénus) ont cela de particulier : elles se situent entre nous (la Terre) et le Soleil. De ce fait : (1) leurs positions, observées depuis la Terre, que ce soit sur un thème de naissance ou à l’œil nu, sont toujours proches du Soleil, et (2) ces planètes, dans leurs cycles, se situent tantôt face à nous, entre le Soleil et la Terre, et tantôt extrêmement loin, en comparaison, derrière le Soleil. Un Mercure, face à nous, ou au contraire, lointain, caché derrière le Soleil déploie-t-il la même énergie ? La même influence ? Rien n’est moins sûr…

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L’astrologue Gilles Verrier entame ici le premier exposé d’une série* de quatre films consacrée aux planètes rétrogrades : Mercure, planète de la communication et des voyages.

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Trop souvent déconsidérée, une planète rétrograde nous invite pourtant à vivre cette énergie sous une forme intérieure, d’introspection personnelle. « La conscience nait dans l'obscurité » nous rappelle-t-il ....

Gilles Verrier va nous spécifier tout d’abord les deux phases du cycle de Mercure. La première, nommée Mercure Prométhée**, commence avec la conjonction inférieure (alignement Soleil-Mercure-Terre) et se finit avec la conjonction supérieure (alignement Mercure-Soleil-Terre). La suivante, nommée « Mercure Epiméthée » consiste en ce demi-cercle, chemin de retour au point initial, la conjonction inférieure.

La période de rétrogradation de Mercure se produit douze jours avant la conjonction inférieure (fin d’Epiméthée), et se poursuit douze jours ensuite (début Prométhée).

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Prométhée, direct ou rétrograde, Epiméthée, direct ou rétrograde : dans mon thème de naissance ou dans mon quotidien : quel impact ?

Rater son train, prononcer un lapsus, devoir « lever le pied » : l’inconscient prend parfois des formes très détournées pour entrer en communication avec le conscient. Quelle place Mercure occupe-t-il dans ce dialogue tant intérieur qu’extérieur ?

Gilles Verrier nous livre ici des clés simples et efficaces pour apprivoiser ce facétieux Mercure, et interpréter avec justesse ses périodes de rétrogradation, qui sont assez nombreuses puisqu’elles occupent un quart de son cycle. Des bases que tout amateur et amatrice d’astrologie se doivent de maitriser !

** on doit ces appellations à Dane Rudhyar

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Détail de notre collection sur les planètes en rétrogradation :

Les deux visages de Mercure rétrograde : les identifier et les interpréter 1/4
Vénus Lucifer et Vénus Hespérus : une palette de sentiments bigarrés 2/4
C’est dans l’obscurité que naît la lumière : Mars, Jupiter et Saturne intérieurs 3/4
Neptune, Uranus, Pluton en rétrogradation 4/4

Extrait de la vidéo

La rétrogradation des planètes Bonjour, je vais vous parler maintenant de la rétrogradation des planètes. Pour démarrer, la rétrogradation des planètes intérieures, il serait intéressant de faire un recours un peu historique. D'abord, c'est quoi cette notion de rétrogradation ? En fait, la rétrogradation n'existe pas en réalité.

La rétrogradation, c'est un phénomène, c'est une illusion d'optique. Et pour expliquer ça simplement, on pourrait dire que la rétrogradation était envisagée de façon particulière parce que dans le passé, à un moment donné, les anciens regardaient dans le ciel et quand ils observaient d'un jour à l'autre, ils voyaient les planètes qui, au lieu d'avancer dans le Zodiac, pouvaient reculer légèrement. Alors, en se posant la question, comment se fait-il que les planètes reculent dans le Zodiac ?

Alors, tout ça, c'était intéressant parce que ça a été valable tant qu'on a considéré le géocentrisme. Et donc, le géocentrisme, je vous le rappelle rapidement, c'est de considérer que la Terre était au centre de l'univers et que tout tournait autour, les sphères mobiles, tout tournait autour de la Terre. Donc, cette notion du géocentrisme, elle a commencé à être remise en question, on pourrait dire déjà, pour des interrogations autour du Vème siècle avant Jésus-Christ par un astronome qui s'appelait Philolaos de Crotone.

Donc, en disant qu'il avait simplement évoqué que la Terre n'était pas au centre de l'univers. Ensuite, on a Harry Stark de Samos en 280 avant Jésus-Christ qui parle aussi de cette même notion et tout ça. Mais là où c'est intéressant et que ça a été la fameuse polémique, on a bien évidemment Copernic, 1513, et puis Galilée, bien évidemment, qui reprend les travaux mais qui après, par rapport à la réaction de l'Église, s'est désavouée.

Et puis surtout, la personne très intéressante qui a aussi dit beaucoup de choses là-dessus et qui a fini malheureusement sur le bûcher, c'est Giordano Bruno, 1584, où lui, il remet en question cette notion des géocentrismes et va parler lui de l'héliocentrisme. Et donc, on a par la suite Kepler en 1609 qui pose les bases, on pourrait dire, de ce qu'on appelle aujourd'hui l'héliocentrisme. Alors, pour simplement historique, le rappel, c'est qu'en fait, on considérait la Terre au centre, dans cette notion géocentrique, on considérait la Terre au centre, tout tournait autour de la Terre, le Soleil également, c'était prévu comme ça.

Alors, comment on pouvait expliquer que, justement, certains corps célestes, à des moments donnés, se mettaient à rétrograder ? Eh bien, la vision était la suivante, pour faire le schéma simple, c'est qu'on considérait que les planètes faisaient ce qu'on appelle des épicycles. Ça veut dire qu'elles tournaient. Vous avez une planète, peu importe laquelle, c'est pour montrer le schéma, c'est dans le sens où elle tourne autour de la Terre, on considérait qu'à un moment donné, si je prends ce point-là, je vais prendre une autre couleur, si on prend ce point-là, on considérait que la planète, cette planète, donc elle était ici, quand elle arrivait à ce point-là, vous voyez, à peu près ici, disons plutôt ici, eh bien, à ce point-là, elle commençait à revenir en arrière, vous voyez, elle revenait en arrière jusqu'ici à peu près, ou elle reprenait une marche en avant et elle repartait dans ce sens-là.

Donc, c'était un petit peu cette notion d'épicycle, si la planète tournait sur elle-même pour définir cette notion de rétrogradation. Aujourd'hui, bien évidemment, la notion de rétrogradation, avec le fait que tout est en mouvement, et en particulier la Terre qui tourne autour du Soleil, c'est-à-dire qu'à un moment donné, la rétrogradation, pour prendre une image très simple et facilement compréhensible, c'est que quand vous êtes dans un train, vous, en tant qu'observateur, vous êtes dans un train qui avance, et à ce moment-là, vous allez doubler ou dépasser un autre train.

Et donc, quand vous dépassez ou vous doublez un autre train, si vous restez sur un point fixe à ce moment donné, vous avez l'impression que l'autre train recule en réalité, comme si l'autre train va reculer. C'est tout à fait, donc, dans ce sens, une illusion d'optique, parce que dans la réalité, bien évidemment, les planètes ne rétrogradent pas. Ça a quand même un intérêt pour nous, en tant qu'astrologues, de comprendre ce que veut dire ce mouvement qui va se passer régulièrement de rétrogradation planétaire.

Alors, ce qu'il faut comprendre pour les planètes intérieures, les planètes intérieures, je vous rappelle, c'est Mercure, la planète la plus proche du Soleil, et puis Vénus, donc les deux. Alors, Mercure, il a un cycle. Il a un cycle autour du Soleil d'environ 88 jours. Vénus, si je me souviens bien, c'est dans les 256 jours.

J'ai peur de dire des bêtises, mais je pense que c'est à peu près ça. Ça, c'est le cycle autour du Soleil. Et donc, quand on va prendre cette notion de rétrogradation, ça veut dire, en réalité, que comme ces planètes, Mercure et Vénus, se situent à l'intérieur de l'orbite de la Terre, bien évidemment, les aspects que Mercure et Vénus vont faire avec le Soleil sont alors relativement réduits. C'est-à-dire qu'en fait, Mercure, zodiaquement parlant, ne va jamais s'éloigner du Soleil de plus de 28 degrés environ, de zodiaque, et Vénus d'environ 48 degrés, à peu près de zodiaque.

Alors, ce qui est intéressant à ce moment-là, c'est de voir que dans cet éloignement, il va y avoir les seuls aspects, au moins pour Mercure, avec le Soleil, c'est la conjonction. Alors, si on reprend, maintenant on va prendre le Soleil, ici, on a la Terre, ici, et on va prendre, et ça c'est valable aussi bien pour Mercure et Vénus, donc on va prendre Mercure et Vénus, vous voyez, ici. Donc ce point-là, ici, ça va être, vous voyez, un alignement, vous avez Terre, Soleil, et puis la planète qui va se trouver à ce point-là, ou à ce point ici, qui sera le point 2.

Alors, pour prendre la notion, ça veut dire que, en réalité, on a deux conjonctions. Il y a ce qu'on appelle la conjonction inférieure, donc ça veut dire que la planète, à ce moment-là, se situe entre le Soleil et la Terre, donc Mercure ou Vénus, et puis deux, vous avez la conjonction supérieure, ça veut dire qu'à ce moment-là, la planète, en l'occurrence toujours bien évidemment Mercure ou Vénus, vont se trouver de l'autre côté du Soleil.

Alors, ce qui se passe, c'est que quand Mercure ou Vénus se situe dans ce point-là, à la conjonction inférieure, ce qu'il faut comprendre, c'est de comprendre, après je décrirai le mécanisme, mais comprendre qu'à ce moment-là, la planète va être rétrograde. La conjonction inférieure, c'est toujours, pour la différencier de la conjonction supérieure, au moment de la conjonction inférieure, la planète sera toujours rétrograde, alors qu'à la conjonction supérieure, elle est directe.

Donc, dans ce sens, la conjonction inférieure, on pourrait la considérer comme une sorte de début de cycle, symboliquement. Donc des débuts de cycle, ça veut dire comme si, même si elle est en rétrogradation, c'est intéressant de comprendre, c'est un début de cycle, parce qu'elle rétrograde certes dans le Zodiac, mais comme s'il y a un début de cycle dans sa relation avec le Soleil,

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