La consultation en astrologie humaniste et transpersonnelle
Depuis l’aube des temps, les hommes ont observé le ciel et se sont interrogés : le mouvement des étoiles dans le ciel, leurs cyclicités, en plus d’un impact immédiat sur les saisons, les récoltes et la durée des jours, pourraient-ils avoir une influence sur ma communauté, son devenir, ainsi que sur ma propre personne ? Si, pendant des millénaires, ces observations furent la chasse gardée des puissants de ce monde, on assiste, depuis deux siècles, à une réappropriation de ce formidable outil, l’astrologie, par tout-à-chacun. Pour le meilleur et parfois pour le pire.
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Samuel Djian-Gutenberg a tourné le dos à une « brillante » carrière – d’un point de vue strictement horizontal - dans la fonction publique, pour embrasser avec passion celui de l’astrologie transpersonnelle. Un champ de recherche vertigineux, assurément vertical, qui tente de répondre à la question « qu’est-ce que l’homme ». Sociologie, anthropologie et psychologie y sont ainsi convoquées.

« Liberté individuelle, conscience cosmique » Marc Aurèle.
Pour lui, l’Astrologie permet de « trouver son Son ». Mais de quel « Son » s’agit-il, et qui est ce « moi » ?
Au cours de son intervention, Samuel Djian-Gutenberg nous met en garde contre trois pièges. Premièrement, les planètes influencent mais ne déterminent pas. Une interprétation trop littérale et déterministe de l’influence des mouvements planétaires constituerait une entrave supplémentaire de chacun, or l’astrologie transpersonnelle vise justement à se libérer des conditionnements. Qu'ils soient biologiques, familiaux, socioprofessionnels etc...


L’individuation ne doit pas conduire à un « égo trip »
Deuxièmement, le destin et le réel ne sont ni fataliste ni rose-bonbon. Ils adviennent, dans des dimensions subtiles et souvent doubles. Ainsi, Neptune, ne signifie pas la noyade ou la dispersion, il peut aussi nous apporter l’amour inconditionnel.
Uranus n’implique pas de tout envoyer bouler, au risque d'un accident de voiture, non. Il tente de solliciter notre conscience, d'interpeller notre « mental supérieur ». « Notre génie personnel », selon les mots de Germaine Holley.
Pluton, cet éternel incompris, ne signifie pas la mort ou l'occulte, mais une salvatrice occasion d'un coup de pied au derrière : « prendre conscience de nos ombres et nous ouvrir à une dimension spirituelle ». Avec le libre arbitre en sentinelle, et garde-fou.
A une époque comme la nôtre - où tous les repères oscillent telle une boussole devenue folle car entourée d'aimants enjôleurs, où l’esprit critique s’est amenuisé, laissant proliférer nombre de marchands en tout genre (rêves, bonheur, réussite, pouvoirs etc.), « l'égo trip », selon les termes de Samuel (troisième recommandation) - il tente ici d'esquisser cette clef de « Fa », nous ramener à ce « La » primordial, afin, peut-être, que nous retrouvions notre « Son »…
Remerciements à la Fédération Des Astrologues Francophones (www.fdaf.org) pour l'organisation de ce colloque.
Extrait de la vidéo
Je suis censé représenter le courant de l'astrologie humaniste, ce qui est une réalité puisque je suis un disciple direct de Denrudia avec lequel j'ai travaillé aux Etats-Unis pendant des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années et des années Ceci dit, quand je dis c'est une étiquette, c'est une étiquette, ça veut dire que oui, c'est mon courant et je le suis effectivement et je suis fidèle à mon maître d'Enrudia.
Mais les différents apports qui ont été évoqués par Yves ce matin et ensuite par Catherine font partie aussi du socle de cette astrologie. J'avais une conversation avec André Barbeau à un moment donné, que je mettrai d'ailleurs grâce à Fabrice Pascot, que je mettrai d'ailleurs sur mon site. Barbeau me disait que l'astrologie de Rudiard était avant tout une astrologie spiritualiste, qu'on ne pouvait pas en tirer grand chose au niveau du concret, de la vie quotidienne.
Ce que je lui ai dit, et il a été très étonné d'ailleurs, comme vous pourrez le voir sur l'échange que nous avons eu, moi je suis formé par Jacques Berton au départ et par André Barbeau. Puisque à l'époque où j'ai démarré l'astrologie, dans les années 70, Barbeau, je suis allé voir Jacques Berton, qu'on n'a pas évoqué d'ailleurs tout à l'heure, un sacré courant, l'école supérieure d'astrologie de Paris, que j'ai suivi, j'ai des beaux diplômes d'ailleurs, qui sont plus beaux d'ailleurs ces diplômes, quand je les accroche à mon mur, que mes autres diplômes, puisque je suis un universitaire de formation, j'ai un diplôme de sciences politiques, j'ai un diplôme de journalisme, j'ai fait l'Institut français de presse et des sciences de la communication, j'ai ce qu'on appelait à l'époque une licence en droit.
Et j'étais doctorant en sciences politiques quand j'ai bifurqué tout d'un coup pour faire de l'astrologie. Et donc c'est mon background et puis vous allez voir que c'est cette approche-là qui est particulière. Mais encore une fois, si je dis que je fais de l'astrologie humaniste et transpersonnelle, vous allez voir on n'en a pas parlé non plus, c'est vrai que c'est ma globalité, mais il y a tout ce socle que nous avons évoqué de Ptolémée, magnifique Ptolémée bien sûr, l'astro-biblose et tout ça, enfin que tous les courants sont là puisqu'il n'y avait pas autre chose au départ.
Ça ne correspondait pas à certaines formes d'astrologie telles que celles de Chouinard ou celles d'Hadès ou d'autres encore, ou Antares ne correspondaient pas à ma philosophie intérieure, mais je les ai étudiées et je les ai mises en pratique jusqu'à ce que je rencontre Germaine Ollé et Charles Vougas qui m'ont initié à une certaine forme d'astrologie et Germaine m'a ensuite guidé vers Rudiard en lui disant, avec l'approche que vous avez, je connais quelqu'un aux Etats-Unis, qui n'était pas connu encore en France, qui s'appelle Den Rudiard, c'est un français d'ailleurs, comme cela a été indiqué et je pense que c'est lui qui va être votre guide et votre maître en astrologie.
Alors avant de commencer le processus, pour vous montrer un peu comment tout ça fonctionne, je vais vous raconter une petite histoire qui est tirée des histoires de Nasroudine. Vous connaissez Nasroudine dans le soufisme et donc qui va peut-être illustrer le sens de ce propos. Vous savez, Nasroudine était un homme qui vivait à l'époque d'ailleurs, peut-être de celle que Catherine a citée dans ces périodes-là, et il vivait dans un petit village et son rôle, il était au sommet d'une tour et à l'heure régulière, il tapait sur une cloche et puis il y avait un son qui sortait, un son particulier, dans la midi, le matin, le soir, comme disait Francis Jamme de l'évangile de l'aube du soir, de l'aube du midi à celle du soir.
Donc il était là et puis son frère lui annonce, qui habite à Bagdad d'ailleurs, là où il y a Yznogoud et tout ça, il annonce que sa fille, donc la nièce de Nasroudine, va se marier à Bagdad. Et Nasroudine dit à sa femme, je ne peux pas y aller, qui va sonner la cloche pendant que je ne serai pas là ? Il dit tu vas y aller à Bagdad, à ce mariage, tu me représenteras et tu me feras un rapport quand tu reviendras.
Donc elle y va d'Otchamo, tout à fait, elle va jusqu'à Bagdad et là elle est merveillée. Tout d'un coup, elle sortait de sa campagne, la grande ville, les odeurs, les couleurs, enfin les épices, vous savez ce que j'ai ressenti d'ailleurs quand je suis allé en Inde. On est pris, c'est merveilleux, on ne sait plus où donner de la tête et le mariage a duré trois jours, trois nuits, peut-être plus même, avec un faste incomparable et puis des tas de cérémonies et tout.
Et donc à un moment donné, le premier soir du mariage, il y a un orchestre qui s'est mis sur une estrade et qui a commencé à jouer de la musique, très belle d'ailleurs. Et la femme de Nasroudine se dit, oh là là, qu'est-ce que c'est extraordinaire, ces sons, cette musique qui part dans tous les sens, qui me prend aux tripes, et mon pauvre Nasroudine avec son dan, dan, elle n'a qu'une hâte, c'est de rentrer dans son village et d'aller voir Nasroudine en haut de sa tour, où il médite, il réfléchit, Nasroudine est un penseur.
Et elle arrive et puis Nasroudine lui dit, alors, comment ça s'est passé ? Alors elle commence, elle était exaltée et tout, elle commence à lui dire, mais tu sais, et puis il y avait un orchestre qui sonnait, des tas de musiques et tout. Et Nasroudine, il dit, oui oui, je sais, ils en sont encore à chercher leurs sons. Eh bien, cette approche de l'astrologie, c'est comment trouver son son ?
Non pas pour un âne, évidemment, mais pour, parce que nous sommes des animaux au départ, mais pour, pourquoi nous sommes sur cette terre ? C'est ce qui m'a fait dévier à un moment donné de ma brillante carrière universitaire et autres qui se présentaient devant moi. J'aurais pu être un grand comité d'État, comme on dit maintenant et tout ça. Je suis passé le concours de l'École Nationale d'Administration, qui va être d'ailleurs, paraît-il, supprimé.
Heureusement, d'ailleurs, quand j'ai passé le concours, je me suis, je faisais plaisir à mes parents, qui s'étaient serré la ceinture pour que je fasse des études, que j'ai faites. Et je me suis dit, mais qu'est-ce que je fais ici ? Tu te rends compte du brillant avenir que tu as devant toi, la carrière qui s'ouvre ?