De la fusion froide aux transmutations biologiques. Dialogue entre un physicien et un alchimiste
La notion de fusion froide (1956) désigne des réactions nucléaires "à pression et température ambiante"… Tout comme la mémoire de l’eau ou l’homéopathie, la fusion froide divise, encore aujourd’hui, la communauté scientifique et notamment les tenants de son orthodoxie la plus dure.
Pourtant, ses implications pourraient être immenses : biologie, énergie, astrophysique, et alchimie… Depuis les années 1990 de nombreux chercheurs français se sont penchés sur cette question, avec succès.
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Jean-Paul Biberian est le spécialiste français des questions physiques touchant à la fusion froide et aux transmutations biologiques. Joël Têtard est alchimiste.
Organiser la rencontre entre ces deux praticiens dont les travaux tendent à démontrer l'influence de l'esprit sur la matière, dans un langage simple et accessible à tous, était pour nous une évidence….
Ainsi à l’instar de l’énigme découverte par Louis-Nicolas Vauquelin (1763-1829) qui s’interrogea sur la capacité de la poule à produire le calcium utile à pour la coque de ses œufs à partir de végétaux, nos deux chercheurs vont tenter de rebâtir le pont qui liait jadis:


La chimie et l’al-chimie
Dans cet entretien passionnant mené par Cédric Mannu seront ainsi présentés les derniers résultats bouleversants issus de la Physique prouvant que la réalité alchimique n'est pas forcément un mythe.
Extrait de la vidéo
Bienvenue sur Salamandre TV, nous remercions ici les équipes de Salamandre TV et de Bagliss TV pour toute l'infrastructure qui est mise à la disposition de cette émission qui a pour thème la fusion froide et les transmutations biologiques. Pour nous accompagner dans cette exploration, deux personnes de marque, Jean-Paul Bibérian qui est un professeur émérite de l'université de Marseille et qui est un des spécialistes français de la fusion froide.
Jean-Paul, bonjour. Bonjour. Je peux me présenter tout de suite un peu plus en détail s'il vous plaît ? Bien sûr.
En fait, je ne suis pas professeur émérite, je suis maître de conférence à la retraite, ce qui n'est pas tout à fait la même chose, ce n'est pas très grave. Je suis à la retraite depuis deux ans et demi à peu près et je travaille depuis plus de vingt ans, vingt-deux ans, vingt-trois ans sur la fusion froide. Ma spécialité de départ, ce n'est pas du tout ça, c'est l'étude des matériaux et des surfaces des matériaux.
Et depuis la découverte de la fusion froide, je travaille dessus. Depuis que je suis à la retraite, j'ai créé mon propre laboratoire personnel dans lequel je continue mes travaux. Donc je suis toujours très actif malgré ma retraite prématurée, disons à mon âge très avancé que j'ai déjà et je continue à travailler. Très bien.
Donc Jean-Paul, vous faites aussi une association de mémoire, je crois ? Oui, j'ai deux associations qui m'intéressent, disons personnellement. J'ai créé ma propre association pour me soutenir dans mes travaux parce que comme je suis à la retraite, je n'ai aucun soutien officiel, donc je vis de mes propres données. Donc j'ai créé une association qui s'appelle CreoFusion.org.
Et en même temps, on a créé récemment, au niveau français, une association qui regroupe toutes les personnes intéressées par la fusion froide. Et cette association est toute récente et elle est maintenant, il y a bientôt une quarantaine de membres déjà, de personnes qui sont intéressées par la fusion froide en France. Et ça m'a assez surpris que si rapidement autant de gens soient inscrits. Pour nous accompagner dans cette exploration, nous avons la chance d'avoir Joël Tétard à nos côtés.
Joël, vous êtes un ancien membre d'une société qui s'appelle Stanford Research Institute pour la partie française, donc l'institut de recherche de Stanford qui, je crois, a été à l'origine d'un certain nombre de travaux en fusion froide. Et puis vous êtes par ailleurs quelqu'un de passionné par l'alchimie et qui peut nous faire le lien entre fusion froide, transmutation biologique et éventuellement les aperçus alchimiques associés.
Oui, bonjour. Je suis effectivement un petit peu à la croisée de ces deux chemins. Professionnellement, mon activité est celle d'être consultant dans le domaine de l'énergie, principalement dans les énergies renouvelables. Et j'ai à cette occasion travaillé entre 89 et 94 au bureau parisien du Stanford Research Institute, donc SRI International.
A l'époque, pratiquement, où les premières informations publiées sur ce qu'on a appelé la fusion froide émergeaient. Et au sein de la SRI, j'ai suivi un certain nombre d'événements, parfois dramatiques, qui ont émaillé les toutes premières années de la fusion froide. J'ai continué à suivre l'actualité de la fusion froide au niveau international, autant faire que je pouvais le faire. Et mon centre d'intérêt personnel, donc bien antérieurement à mon activité de consultant, a été l'alchimie depuis pratiquement l'âge de 14 ans.
Donc, voilà. Je pense que Cédric est... Je ne sais pas si on l'entend. Donc, Cédric nous coupera à nouveau.
On va peut-être occuper un petit peu le terrain pendant qu'il est hors service. Je ne sais pas du tout... Bon, je ne vais pas faire d'interlude. Donc, pour...
Le revoilà. SRI a travaillé sur ses recherches sur la fusion froide à la demande d'un consortium des producteurs d'électricité qui souhaitait donc valider les premières informations sur la fusion froide. Donc, il y a eu un certain nombre de travaux qui ont été conduits au sein de l'SRI, notamment par une équipe. Il y a eu des premières tentatives avec plus ou moins de succès.
Il y a eu des réactions qui sont avérées. Il y a eu également un accident avec Mordome, mais qui n'avait pas du tout une cause, je dirais, nucléaire. C'était un bête accident de manip. On va revenir dessus.
En tout cas, depuis le début des années 90, une équipe travaille toujours actuellement sur la fusion froide pour ses différentes approches. SRI International est une grosse structure qui regroupe pas mal de laboratoires et qui n'a pas trop pour vocation de mettre l'argent par les fenêtres. Donc, si, depuis ce départ, depuis le début, SRI travaille dessus sur ses fonds propres, c'est que je pense qu'il doit y avoir quelque chose qui les motive salueusement.
Voilà. Je vous redonne la parole. – Ça veut dire que je connaissais très bien les personnes qui travaillaient là-bas. C'est Mike McCoubry qui a son équipe de recherche.
Et il continue toujours à être très actif dans le domaine, bien qu'il soit très proche de la retraite maintenant, parce que le temps a passé, ça fait 26 ans maintenant. – C'est exactement. Cédric est avec nous ? – Non, toujours pas Cédric.
– Bon, Jean-Paul, je vous propose de… – Je vais commencer peut-être quand même. Je vais vous expliquer un petit peu ce qui se passe. En 1989, il y a eu une grande découverte qui a été faite par deux professeurs, le professeur Stanley Ponce de l'Université de Utah, aux États-Unis, et Martin Fleishman de l'Université de Southampton, en Angleterre. Et au cours d'une conférence de presse, le 23 mars 1989, ils ont annoncé qu'ils étaient capables de faire une réaction nucléaire dans un tube à essai.
Alors, cette annonce est très spectaculaire, par voie de conférence de presse, le monde entier a été très ému, sachant que c'était dans un laboratoire très sérieux, l'Université de Utah, c'est pas n'importe quoi. Martin Fleishman était membre de l'Académie des sciences royales d'Angleterre, en Grande-Bretagne, donc on n'a pas pu prendre ça à la légère. Donc, dans le monde entier, les gens ont essayé de refaire l'expérience, ce qui avait l'air très simple, il y avait juste un tube à essai avec deux électrodes, une en palladium, une en platine.
Ils mettaient ça dans de l'eau lourde, j'expliquerai peut-être ce boulot presque ordinaire, mais un peu plus lourd que les autres, avec de l'eutérium ou de l'hydrogène, et en faisant passer un courant électrique, ils trouvaient de la chaleur plus grande que la quantité d'électricité qu'ils mettaient dedans. Donc, il y avait un phénomène anormal qu'ils ne pouvaient pas expliquer autrement que par une réaction nucléaire.
Donc, ils ont dit, on a réussi à faire une réaction nucléaire de