Symboles alchimiques et maçonniques

"Si l’on observe les derniers grands alchimistes que furent Eugène Canseliet, René Alleau, ou Roger Caro: outre l’Alchimie, quel autre point commun unissait tous ces hommes ? Réponse: la Franc-Maçonnerie …". Dans cet exposé où Alain Queruel nous présente les rapports subtiles qui unissent "alchimie et franc-maçonnerie", l’auteur nous rappelle en guise d’introduction que l’or alchimique, dit "philosophal", n’est pas de même nature que l’or vulgaire qui était considéré par les anciens alchimistes comme un métal "mort".

Pour visionner ce film ajoutez le au panier ou
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
35:05
À partir de 12 € / mois
VOD / 15€

Il nous présente ensuite succinctement l’histoire de l’alchimie qui serait née en Egypte dans l’antiquité. Il évoque à ce sujet l’un des textes fondateurs de l’alchimie, à savoir la fameuse Table d’émeraude, qui décrit symboliquement le rapport qui unit le très haut et le très bas : le cosmos et la terre …. D’où la difficulté d’entrer dans cet art qui consiste à séparer (puis à réunir) le visible de l’invisible, le subtil de l’épais, le pur du vil, le plomb de l’or … et ce "pour l’accomplissement et le miracle d’une seule chose".

histoire de l’alchimiegrandes figures de l’alchimie médiévale

Alain Queruel revient ensuite à une époque plus proche de nous, en évoquant quelques grandes figures de l’alchimie, médiévale tout d’abord avec Nicolas Flamel, XIVème (dont la fortune ne serait pas due uniquement à ses pratiques alchimiques), puis de la Renaissance, XVIIème, avec le personnage de Sethon, un noble écossais qui aurait réussi à transmuter le plomb en or selon un processus de teinture qui n’aurait été en fait qu’une simple coloration…

Il nous rappelle aussi que l’un des plus grands savants du XVIIIème siècle, Isaac Newton, se livrait à des expériences sur le régule d’antimoine qui aurait eu des propriétés magnétiques intéressantes, sans avoir réussi toutefois à obtenir la transmutation.

Enfin, il évoque des figures plus modernes, telles que Canseliet, Fulcanelli ou Berthelot qui firent redécouvrir l’alchimie au XIXème et XXème siècle.

Ainsi, outre une terminologie commune, les planches, la distinction entre opératifs et spéculatifs, l’érosion de l’égo, l’oeuvre au noir, l’abandon des métaux, la notion de VITRIOL (littéralement "Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem : visite l'intérieur de la Terre et en travaillant tu trouveras la pierre cachée") : au-delà de ce vocable extérieur et exotérique : quels sont les véritables liens qui unissent la Franc-maçonnerie à l’Alchimie ?

Réifier l’homme, le mener sans dogme ni contrainte, à retrouver, épouser, sa part de supra-humanité (cf l’Initiation) et bâtir son temple intérieur, stable et durable, n’est-ce pas là le leitmotiv qui animent ces hommes et femmes "libres" ?

Eléments de réponses d’Alain Queruel dans cette intervention de 37 minutes …

Extrait de la vidéo

La France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c'est la France, c' Et quand on a une planche alchimique, c'est également, je dirais, des dessins et des messages qu'il faut un petit peu descripter.

Donc dans les deux cas, je dirais que l'assimilitude, c'est qu'on essaye, enfin les alchimistes comme les francs-maçons, je dirais, de voiler le secret reçu derrière une forme de miroir qui est la symbolique. Donc en cela, on retrouve, je dirais, beaucoup de points communs entre l'alchimie et la franc-maçonnerie. Il y a également, je dirais, les vocabulaires, les mots de spéculatif et d'opératif qu'on retrouve également dans les deux cas.

On retrouve pas mal de choses comme ça, la pierre bien entendu. Alors, ce qui me paraissait important, c'est qu'après avoir fait une introduction un peu générale, de revenir un peu aux fondamentaux et en particulier, dans un premier temps, non pas de décrire toute l'alchimie parce que, je dirais, ça serait vraiment très présomptueux de ma part, vu que ça démarre depuis la nuit des temps et ça continue encore aujourd'hui, mais, je dirais, de donner quelques points généraux sur l'alchimie.

Alors, tout d'abord, de dire ce qu'elle n'est pas l'alchimie parce que beaucoup de gens la simplifient et tendent à la ramener à une transmutation. Je me souviens que j'avais fait une conférence sur l'alchimie il y a de ça quelques années et il y avait une personne mi-sérieuse, mi-plaisante derrière moi qui avait dit « on va apprendre à faire de l'or ». Donc ça disait un petit peu toute l'appréhension qu'on avait vue de l'alchimie.

Je pense que ce phénomène de transmutation, qui n'a pas eu lieu souvent, tout au moins en tant que réussite, puisqu'il y a eu trois, quatre cas, je dirais, dans l'histoire, qui ont posé problème, mais cette histoire de transmutation, je dirais, elle est très réductrice, mais paradoxalement, je pense qu'elle n'est peut-être plus aux adeptes, c'est-à-dire aux alchimistes, parce qu'elle peut permettre, encore une fois, je dirais, de se cacher derrière des secrets qu'on n'arrivait pas à définir.

Alors, ça c'est le premier point, et donc le fait de dire que, je disais tout à l'heure qu'il y a une alchimie opérative et spéculative, comme pour la franc-maçonnerie, donc l'alchimie opérative c'est tout ce qui est la partie expérimentale qui pourrait mener à la transmutation si elle était trouvée, et puis l'alchimie spéculative c'est tout ce qui est relatif à l'ésotérisme, et en particulier, je dirais, les questions fondamentales que se posent les alchimistes depuis la nuit des temps, c'est qu'est-ce qu'on fait sur cette terre, d'où vient-on, où va-t-on, enfin, je dirais des questions assez classiques, mais qui demeurent éternelles malgré tout.

Alors, une fois qu'on a dit ça, je pense qu'il faut également, pour éviter des quiproquos, parler de la perception des métaux par les alchimistes, c'est-à-dire que, pour ce qui est des alchimistes, les métaux sont vivants, c'est des entités au même titre que des espèces végétales et animales, et donc il ne faut pas confondre, je vois par exemple, si on parle du métal le plus représentatif pour les alchimistes qui est l'or, il faut bien faire attention et faire une différence entre de l'or banal, que les alchimistes appellent de l'or mort, des métaux morts, c'est-à-dire comme l'or qui est obtenu par orpaillage ou par extraction quelconque, et l'or alchimique qui est obtenu à l'aide de la pierre philosophale, donc après la transmutation.

Donc c'est totalement différent. Quand on reviendra dans une deuxième partie sur la constitution de la pierre, vous verrez que c'est relativement, je dirais, prépondérant. Donc les métaux sont des éléments composés, ils peuvent évoluer, et il est bien évident que s'ils peuvent évoluer, je dirais que l'alchimiste peut aider la nature. Au lieu que la transformation d'un métal puisse demander des centaines d'années ou peut-être plus, l'alchimiste, grâce à un aide, grâce évidemment à une pierre philosophale, peut, je dirais, accélérer ce phénomène et arriver à des métaux qui soient intéressants, et en particulier l'or surtout, et ensuite l'argent.

Alors, malgré tout, la pierre philosophale, c'est une notion qui n'apparaît qu'au Moyen-Âge, donc ce n'est pas quelque chose, je dirais, d'ancien dans l'alchimie, puisque l'alchimie, on ne sait pas trop quand est-ce que ça démarre, et ça n'est jamais terminé puisque, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il y a encore des alchimistes au XXIe siècle qui cherchent cette pierre ou qui cherchent autre chose, je dirais, les réponses à des questions ésotériques par le biais de l'alchimie.

Alors, cette alchimie, on ne sait pas trop quand elle démarre, comme je disais à l'instant. On pense sérieusement qu'elle a pu certainement prendre naissance en Égypte. On ne sait pas quand exactement, puisque je dirais qu'il y a certains comme Berthelot qui pensent qu'elle a pris naissance au XVIe siècle avant Jésus-Christ. C'est quand même assez loin.

Et puis d'autres comme Chevreul pensent que c'est plutôt, je dirais, le IIIe siècle avant Jésus-Christ. Alors, je dirais, les deux acceptations et les deux interprétations sont intéressantes et posent d'autres, je dirais, d'autres interrogations, parce que la version de Berthelot, c'est que Berthelot était professeur donc au Collège de France, professeur de physique, et avait réuni tout autour de lui au Collège de France toute une équipe, je dirais, de collègues travaillant dans les langues anciennes.

Et à partir de là, il a pu déchiffrer, je dirais, des manuscrits anciens et arriver à une origine et une histoire de l'alchimie, je dirais, qui est assez structurée. Donc, on peut... C'est ça, c'est la première version. Donc, je disais que c'était le XVIe siècle.

Et dès le XVIe siècle, Berthelot pose la question en évoquant ce qu'on appelle l'ouroboros, qui serait le premier symbole alchimique de l'histoire, qui est en fait un dragon qui se mord la queue, ou un serpent qui se mord la queue. Il y a les deux variantes. Et le fait que ce dragon ou ce serpent se mordent la queue signifie qu'on est dans la roue de la vie, dans l'éternité, je dirais, de la vie par rapport au monde et au cosmos.

Donc ça, c'est la première interprétation. Et la deuxième, je disais qu'il y en avait une plus récente, du IIIe siècle avant Jésus-Christ, et qui est donc l'œuvre de Chevreul, qui lui était également un chimiste, ou professeur au Collège de France, pareil, contemporain de Berthelot. Alors, les deux hommes ne s'appréciaient guère, mais il est assez bizarre que le second, c'est-à-dire Chevreul, ait fait la nécrologie de son collègue, puisque Chevreul est mort à 103 ans, donc en 1889.

Alors, pour ce qui est de Chevreul, c'est un petit peu différent, mais lui, ce qu'il constate, c'est qu'il parle du IIIe siècle avant Jésus-Christ, parce qu'il dit qu'à cette époque-là, je dirais, en Égypte, il y avait un début, non pas d'industrialisation, parce que le mot serait quand même assez peu conforme, mais je dirais qu'il y avait un début de commerce, enfin bon, et cet essor, ou ce développement, ou ce bouillonnement qu'il y a eu en Égypte au IIIe siècle avant Jésus-Christ, on le retrouve paradoxalement au XIXe siècle, donc ici en Europe, lorsque, justement, cette alchimie, elle revient sur le devant de la scène, qu'on parle beaucoup d'histoire de l'alchimie, et qu'on en parle alors qu'on a les débuts de l'industrie chimique.

Donc on a les débuts, je dirais, de l'industrie, de tout ce qui est métallique, et de tout ce qui tient, je dirais, aux éléments qu'on trouvait dans l'alchimie quelques centaines ou quelques milliers d'années avant. Donc c'est assez intéressant de voir ça. Donc elle démarre en Égypte, comme je le disais, on ne sait pas quand, mais elle démarre donc là, et ensuite elle va passer donc en Grèce, et en Grèce donc un peu plus tard, c'est-à-dire au IVe, Ve siècle avant Jésus-Christ.

Alors pourquoi j'ai dit IVe, Ve, parce qu'il y a tout d'abord l'apport de Platon et avec, je dirais, les interrogations sur l'inicité de la matière,

Haut