L’Alchimie en terre d’Héliopolis

Certains chercheurs se contentent d’affirmer leur point de vue. René Lachaud, lui, préfère la démonstration. Selon lui, les origines de l’alchimie se situent en Egypte et grâce à son érudition prodigieuse (doublée d’un sens de l’humour tout aussi développé) il va nous démontrer que son affirmation est vraie. Dans un langage simple et direct, il va nous dépeindre la sphère symbolique de l’Egypte pharaonique … ainsi que sa magie opérative. .

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En cela, ses recherches dépassent et complètent une frilosité certaine (rationnelle ?) des universitaires et qui bride la recherche de nombreux égyptologues.
En effet, comment prétendre comprendre l’Egypte, ses grands et petits mystères, si l’on ne connait pas l’esprit de la nature (le chamanisme) ainsi que l’hermétisme ?
Héliopolis fut une cité sainte bâtie dans le delta du Nil environ 4.500 ans av J-C par la race fondatrice de l’Egypte ancienne: les Shem-sou Hor [ceux qui suivent Horus]. Ce peuple n’était constitué ni de guerriers, ni de prêtres, ni de rois, ils étaient orfèvres et forgerons, et (selon une légende) derniers survivants d’un continent englouti dans l’océan indien.
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C’est à ces hommes, qui étaient passés maîtres dans l’art des métaux, que l’on doit l’un des plus vieux textes de l’humanité : "
les textes des pyramides".
Héliopolis (Onou) veut dire "pilier"… mais de quel pilier s’agit-il ? Est-ce la (probable) météorite tombée à Dendérah, qui y sera transportée et qui deviendra Benben, pierre sur laquelle le Phénix (Benou) se posera périodiquement, brulera et renaîtra de ses cendres afin d’annoncer un cycle nouveau?
Comment expliquer que par la suite sous Khéops, puis Amenhotep II et Amenhotep III des milliers de tonnes d’or ont été utilisées pour orner les téménos alors que la géologie de l’Egypte est assez pauvre en or
D’où provenait cet or ? Les Shem-sou Hor en détenaient-ils le secret de la fabrication : la transmutation ?
Quelles connaissances certaines personnalités issues de la société civile de l’époque tel que le scribe "Amenhotep fils de Hapou" ont pu acquérir pour jouir d’une telle notoriété et assurer à son souverain une telle richesse ?
La parenté étymologique de Kemia (chimie) et Kemet (nom pré-helléniste de l’Egypte, signifiant "Limon noir") est-elle un hasard ?...

Réponse de René Lachaud dans cet exposé de 58 minutes, filmé à Toulon en mai 2011 dans le cadre du colloque « Fulcanelli, alchimie d’Héliopolis » organisé par la Librairie la Table d’hermès et les Editions de la Pierre Philosophale.

Extrait de la vidéo

Oui, alors en fait, Alchimie d'Héliopoli c'est un prétexte pour raconter un peu ce qu'on a envie de raconter. Bon, une petite précision quand même, auparavant, de la part d'Antoine. Il m'a dit, tu as vu, la plupart des intervenants ont largement dépassé leur temps de parole. Et il m'a dit, tu as vu, la plupart des intervenants ont largement dépassé leur temps de parole.

Et il m'a dit, tu as vu, la plupart des intervenants ont largement dépassé leur temps de parole. Et il m'a dit, tu as vu, la plupart des intervenants ont largement dépassé leur temps de parole. Donc il faut bien, il faut qu'il y en ait un qui se sacrifie, hein. Donc tu ne fais pas plus que dix minutes.

Bon, il m'a dit, on sait que tu as une attitude citoyenne, que tu es un partisan de la démocratie participative, ce qui est faux, moi je suis plutôt partisan de la théocratie, enfin bon, je comprends tout le monde. Donc on va un peu accélérer, hein. C'est dommage parce que j'aurais pu, si on avait eu le temps, vous dire qui était Fulcanelli. Parce que moi, moi je sais qui est Fulcanelli.

Moi je, personnellement, je sais qui est Fulcanelli. Mais peut-être qu'il y aurait une question à la fin. On n'en sait rien. Alors, ce que je voulais vous raconter, c'était à propos de l'alchimie, bien sûr, puisque c'est le thème de ce colloque.

Mais pour revenir et pour nous projeter beaucoup plus loin, quelles sont les origines de l'alchimie occidentale ? Bon, vous imaginez bien que pour moi, l'origine de l'alchimie occidentale, c'est l'Egypte. Mais ça n'est pas une parole en l'air, je vais essayer de vous le prouver quand même. Alchimie, Kémya, Kémète, la Terre Noire, Vous savez, nous on appelle l'Egypte, Egypte, à la suite des grecs, mais ce n'est pas son nom.

Les égyptiens de l'antiquité ont été très surpris quand on parle de leur pays en termes d'Egypte, ça n'existe pas ce mot dans la langue égyptienne. On l'appelle Kémète, ça veut dire la terre qui est chargée du limon noir que chaque année, à partir du 19 juillet, le Véliac de Sirius, la crue dépose partout dans la vallée, ce qui fait la richesse prodigieuse de ce pays. Richesse prodigieuse n'est pas un vain mot.

En Egypte pharaonique, l'or existe à profusion. Il y en a partout, on en met par terre, dans les salles hypostiles, on en met sur les plafonds, on fait des statues en or, on fait des masques funéraires en or, on fait des sarcophages en or, 1100 kg d'or massif pour un sarcophage, vous imaginez. On fait des obélisques en or, ou en électrome. Lorsque les perses envahissent l'Egypte pour la première fois, ils ont envahi le delta et ils descendent vers le très célébrissime temple de Karnak en Haute-Egypte.

Et le grand prêtre de l'époque a une très mauvaise idée, très très mauvaise idée, mais très égyptienne. Il dit on va envoyer un cadeau à ce sauvage pour lui dire qu'on n'est pas contre lui, mais qu'il ferait bien de retourner vers le nord. Et qu'est-ce qu'il lui envoie ? Il lui envoie un obélisque de 1000 tonnes en électrome.

Vous imaginez, quand le père voit ça, il dit il va y en avoir d'autres. Et ils foncent sur Karnak. Mais où prenaient-ils tout cet or ? On connaît très bien la géologie de l'Egypte, on sait où sont les mines d'or, c'est misérable.

Il n'y a pas d'or en Egypte. C'est pas avec les quelques tonnes d'or qu'ils ont pu tirer de leurs mines qu'ils pouvaient se permettre une telle profusion de métal précieux. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que peut-être ils savaient comment en fabriquer.

Ce qui expliquerait à quel point ils avaient toute l'attitude de l'utiliser de manière inconsidérée. On a retrouvé à Amarna, par exemple, les lettres envoyées par le roi de Mitanni qui s'adresse à Amenhotep III. Il lui dit, nous sommes alliés, mes caisses sont vides, comme tous les états. Et il lui dit, est-ce que tu pourrais m'envoyer un peu d'or ?

Parce qu'on me dit que chez toi, l'or c'est comme la poussière sur le chemin. Texte historique. Alors ça veut dire que lui aussi, le roi de Mitanni, l'Irak actuel, savait qu'en Égypte on pouvait se procurer de l'or. Tout commence en Égypte avec cette fameuse cité sainte d'Héliopolis dont le vrai nom est Iounou, ce qui veut dire exactement le pilier.

Quel pilier ? La pierre Benben, un météorite probablement, qui était tombée en Égypte à Dendera d'ailleurs, et qui sera transportée plus tard à Héliopolis. Héliopolis, pierre météoritique sur laquelle, selon un cycle assez indéfini à vrai dire, venait se poser le fameux Benou, Benben, Benou, que plus tard on va retrouver dans le monde alchimique sous le nom de Phénix. Donc Héliopolis, c'est la ville du Phénix.

Si on a un peu trafiqué avec l'alchimie, on sait à quel point c'est un thème fondamental de la pensée symbolique et opérationnelle de l'alchimie. Qui a fondé cette cité sainte d'Héliopolis ? Qui est très ancienne, puisque les traces les plus anciennes que l'on possède, c'est à peu près 3700-4500 avant notre ère. Des chiffres beaucoup plus anciens, qu'on recule d'ailleurs, au fur et à mesure qu'on découvre de nouvelles choses, dans les fouilles qu'on peut faire en Égypte.

Cette cité a été fondée par une race, qui est la race fondatrice de l'Égypte pharaonique, qui s'appelle les Tchemsou-Or. Tchemsou, ça veut dire ceux qui suivent, ceux qui sont les compagnons d'un or, que nous on appelle bêtement Orus, or. Ces Tchemsou-Or venaient du mystérieux pays de Pounte. Qu'est-ce que c'est ?

C'est l'Atlantique des Égyptiens, le pays de Pounte. Ils nous disent que c'est quelque part au sud-est. Le sud-est, c'est indéfini, ce qui pour les Égyptiens serait donc à peu près l'océan Indien. Un continent englouti, un continent submergé, et une partie des habitants de ce continent qui échappe au cataclysme.

C'est un vieux mythe qu'on retrouve partout sur toute la planète. Ils partent en bateau, ils arrivent au sud de l'Afrique et ils remontent tout le long couloir du Nil et ils vont s'installer à plusieurs endroits de l'Égypte pour finalement fonder cette ville de Younou ainsi que quelques autres cités très importantes en Égypte. Et ces Tchemsou sont définis, écoutez bien, comme orfèvres et forgerons. On ne dit pas qu'ils sont des guerriers, on ne dit pas qu'ils sont des prêtres, on ne dit pas qu'ils sont des rois, on ne dit pas qu'ils sont des dieux, on nous dit que ce sont des orfèvres et des forgerons, c'est-à-dire des gens qui maîtrisent le travail des métaux, tout simplement.

Ils maîtrisent le travail des métaux et ils ont une pensée adaptée à ce travail. Ce sont eux qui ont rédigé les plus vieux textes de l'Égypte et par conséquent les plus vieux textes de l'humanité que nous on appelle les textes des pyramides. Ces textes des pyramides ne se trouvent pas dans les grandes pyramides de Giza, comme celle de Khéops, mais dans les pyramides de Saqqara, petites pyramides, mais dont l'intérieur est couvert de ces textes absolument incroyables que nous on définit comme textes des pyramides.

Quand on commence à étudier ces textes des pyramides, on tombe sur la tête. On a l'impression que subitement on est en contact avec un mode de pensée qui n'a strictement rien à voir avec l'humanité de cette Terre, qu'il s'agit de choses qui viennent littéralement d'ailleurs. Alors, il y a dans ces textes des pyramides des choses étonnantes.

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