Comment révolutionner la conscience humaine 2/2?
Comment créer une révolution de la conscience ? Pour répondre à cette fondamentale – et plus que jamais actuelle - question, un philosophe, Ervin Laszlo et un enseignant spirituel, Andrew Cohen, se sont réunis à Paris dans le cadre d’une soirée exceptionnelle organisée par EnlightenNext France. Pour Andrew Cohen, le changement de société, ou de paradigme, passe en premier lieu par un changement au sein de chaque homme et femme. « Avant de montrer la paille qui est dans l’œil de ton voisin, regarde plutôt la poutre qui est dans le tien ».
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Cohen nous incite à nous affranchir de nos automatismes qu’un égo inférieur tend à multiplier. Autant de systèmes de protection prétendument « sécurisants » mais qui se révèlent en fait sclérosants et mènent inéluctablement à la myopie, ou pire…. la cécité, dont le monde actuel serait frappée. « Au royaume des aveugles les borgnes seront rois » est-il aussi rappelé.
Andrew Cohen la dignité de l’homme se trouve dans sa capacité d’auto-réflexion : « Je suis conscient d’être conscient ». Et de toujours se comporter comme tel, en pleine conscience : faire comme si chaque pensée, chaque acte était en relation avec un ordre supérieur ; « cosmique » oserions-nous, bien que ce terme ait souvent été usité par le New-Age.
Selon Andrew Cohen , ce processus cosmique a commencé il y a dix-neuf milliards d’années, et l’Homme, petit dernier mais au combien responsable du devenir de cette arche, est passé par des stades d’éveil évolutif successifs : égocentrique lorsque ses préoccupations se limitaient à la chasse et à la cueillette, ethnocentrique lorsque les ethnies, l’élevage, les clans se dessinèrent, mythocentrique lorsque les polythéismes s’estompèrent au profit de figures tutélaires, principalement religieuses.

Puis vint le siècle des Lumières et pour la première fois, l’Homme tenta de se hisser à une dimension universelle qu’Andrew Cohen définit comme « world-centric » ou « géo-centrique ». Avant de se déclarer citoyen d’une nation en particulier, cet Homme se comprenait avant tout comme appartenir au monde.
Deux siècles se sont écoulés, et face à l’accélération du temps, de l’histoire, et de la technologie, la délicate question est de définir avec acuité la situation actuelle de l’homme : la postmodernité a-t-elle accouché d’un Nouvel Homme que Cohen aimerait pouvoir nommer l’homme Cosmos-centrique ?
Ou bien le Nouvel Homme du XXIème siècle ne serait en fait qu’un simple consommateur-électeur, dont la principale préoccupation ne se limite qu’à ce qu’il va entreprendre dans les sept jours … et dont le représentant politique, conséquemment, cultive la même vision du monde : égotique et à très court-terme …?

L’homme cosmos-centrique, pour Andrew Cohen, est le niveau d’évolution le plus élevé que l’Homme n’a jamais connu et les nombreux enseignements et conférences qu’il donne à travers le monde prônent l’instauration d’une nouvelle ère, celle de la révolution des consciences, où « l’éveil évolutif » et la grandeur de l’Homme pourront pleinement se réaliser... Autant l’approche d’Andrew Cohen est spirituelle puis concrète, autant celle d’Ervin Laszlo est d’abord pragmatique puis philosophique. Autre parcours, autre sensibilité… même si leurs conclusions se rejoignent. En rappelant l’adage d’Einstein : « on ne peut pas régler un problème avec le même état d’esprit du moment où le problème est survenu… » Ervin Laszlo nous met solennellement en garde « nous sommes capables de nous tuer nous-mêmes et d’éradiquer tout ce qui nous entoure …» et nous exhorte, lui aussi, à l’action.
Ervin Laszlo appelle de ses vœux une révolution de la conscience, comme fil rouge pour une action dans la discontinuité : l’avenir ne sera jamais anticipé par des spécialistes de la prévision, depuis leur bureau. Pour Ervin Laszlo, prévision est synonyme de capitulation : notre futur n’est pas prédictible, il est à créer ! …
Souhaitez-vous vous familiariser avec la pensée de ces deux sages et peut-être passer du stade de spectateur à celui d’acteur de ce changement ?
Eléments de réponse dans cette vidéo de 86 min (disponible en 2 volets) enregistrée au Forum 104. Nos remerciements à EnlightenNext France et Ervin Laszlo (Club de Budapest & Université Giordano Bruno).
Extrait de la vidéo
Because we live in a totally unnatural way. I will end now with just one example, which I should perhaps not mention, but I will mention anyway. What happened in Japan? Because you see, practically all life is based directly or indirectly on solar radiation.
Si il y avait un accident cosmique qui faisait que le soleil ne brillait plus, toute la vie sur la Terre cesserait, au bout de quelques semaines. Si il y avait un accident cosmique qui faisait que le soleil ne brillait plus, toute la vie sur la Terre cesserait, au bout de quelques semaines. Il y a beaucoup d'autres énergies qui sont basées sur la biologie et la géologie de la planète, comme le vent. Il y a beaucoup d'autres énergies qui sont basées sur la biologie et la géologie de la planète, comme le vent.
Mais fissurer le nucléus de l'atome, c'est quelque chose qui se passe dans des étoiles lointaines, pas sur la Terre. Mais fissurer le nucléus de l'atome, c'est quelque chose qui se passe dans des étoiles lointaines, pas sur la Terre. Mais fissurer le nucléus de l'atome, c'est quelque chose qui se passe dans des étoiles lointaines, pas sur la Terre. Mais fissurer le nucléus de l'atome, c'est quelque chose qui se passe dans des étoiles lointaines, pas sur la Terre.
Cela libère des forces énormes. Cela a été utilisé d'une façon raisonnable, peut-être, pour finir la Deuxième Guerre mondiale. Mais de baser notre futur sur une énergie qui n'appartient pas à la nature, c'est une option très dangereuse. Et c'est non naturel.
Je pense qu'il est temps d'apprendre à vivre comme faisant partie de la biosphère. Je ne pense pas qu'on peut créer une civilisation basée seulement sur des molécules et de l'énergie artificielle. Ça ne veut pas dire de repartir dans le passé. Ça veut dire d'utiliser les énergies, les processus, l'évolution de cette planète pour qu'on puisse en faire partie.
Pour moi, ça veut dire une conscience plus élevée. Parfois, je pense, et je le sais aussi bien que vous, que c'est exprimé comme le sens de l'unité. Aujourd'hui, on parle beaucoup de la non-dualité. De se sentir pas séparé, mais de se sentir un avec le monde.
Cette sorte d'émergence, cette sorte de changement dans la conscience, c'est notre façon d'avancer. Si ça devient notre conscience, on fera des choix différents. Pas parce qu'on a compté de façon économique pour voir ce qui était rationnel, mais parce qu'on ne se sent pas bien avec les choses que l'on fait. Donc, mon espoir pour le futur, c'est l'émergence d'une conscience où l'on fait partie du processus d'évolution.
Et j'espère que sur ce point-là, on est d'accord. Merci Irwin. Je voudrais tenter de répondre à trois des points principaux que vous avez évoqués. Et si j'ai de la chance, je vais pouvoir le faire.
Le premier, c'est le premier point. Irwin a dit qu'on fait face à une crise. Je veux répondre à cette question qu'on fait face à une crise. Le deuxième, c'était de pouvoir percevoir ou connaître l'information cosmique.
C'était le deuxième point. Et le troisième point, c'est quelle est la définition du mot « naturel ». Donc, je veux tenter de répondre à ces trois points. Je veux dire, Irwin a parlé de plus en plus, mais ce sont les trois points auxquels je veux répondre.
Le premier, c'est le troisième point. C'est les trois points auxquels je voudrais répondre. Irwin a dit beaucoup plus, mais je voudrais répondre à cela. Irwin a dit, et beaucoup de personnes l'ont dit, qu'on fait face à une crise de survie.
Il y a le réchauffement climatique, la pollution de l'environnement, le danger de prolifération nucléaire, la surpopulation, etc. Donc, c'est vrai. Bien sûr, toutes ces choses-là sont vraies. Mais, j'ai eu une révélation il y a à peu près trois ans en relation à cette question qu'on fait face à une crise.
Et je ne crois pas forcément que lorsque les êtres humains font face à une crise de survie, que cela implique obligatoirement l'évolution de la conscience. C'est un point très intéressant. Je ne crois pas forcément que lorsque les êtres humains font face à une crise de survie, que cela implique obligatoirement l'évolution de la conscience. Lorsqu'on est menacé d'extinction, on a tendance à dire que la réponse à la menace de l'extinction, on voit cela comme un saut en avant évolutif.
On voit cela comme un saut en avant évolutif. Mais ce n'est pas nécessairement le cas. Parce que toutes les formes de vie, toutes les formes de vie, y compris les êtres humains, ont été menacées d'extinction depuis que la vie a émergé sur cette planète. Au niveau biologique, l'expérience d'une menace au niveau de la survie, la menace d'extinction, il y a une mémoire biologique profonde dans chacun d'entre nous.
Le fait qu'on soit menacé encore une fois avec la possibilité d'extinction, ce n'est pas une expérience nouvelle pour nous. Cela n'a jamais été à cette échelle avant. L'échelle est plus grande. Mais la question de la façon dont nous vivons, est une expérience familière pour toutes les formes de vie, y compris les êtres humains.