Nature - surnature : pour quelle philosophie de la médecine ?

Quiconque se penche sur l’histoire de la médecine – plus de trente siècles d’histoire – sera frappé par l’omniprésence de membres des castes sacerdotales en son sein. Depuis les devins, thaumaturges, chamans, druides et astrologues, aux « physiciens » de l’antiquité, suivis des moines et prêtres : soigner les maladies, apprivoiser la mort et atténuer les souffrances de ses semblables a longtemps été l’apanage de sages, en quête d’un idéal avec un I majuscule, et cela aux quatre coins du globe.

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Des personnes à la fois érudites et ouvertes à la spiritualité, désireuses de comprendre à la fois les lois de l’univers / macrocosme et celles qui régissent le vivant, l'humain et microcosme.

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De même qu’une maison ne se réduit pas à un simple agrégat de pierres, l’homme ne se réduit pas à un amas d’organes empilés autour de sa colonne vertébrale : il y a une intention qui préside à toute édification. De quelle nature est-elle ? Science et mystique ne sont, depuis trois siècles, plus au diapason.

Roger Dachez est médecin, historien de la médecine, mais aussi de l’ésotérisme. Au cours de cet entretien, il va brosser les grandes lignes, hermétiquement saillantes, de l’histoire de la médecine et les relier à celles de l'ésotérisme. Ce que d'aucuns nommeront « Histoire d'une philosophie occulte ».

Convoquant les grands noms que sont Hippocrate, Avicennes, Newton, Charcot ainsi que ceux, moins connus, de Messmer, Paracelse ou Papus, il s’attachera à spécifier ce même souffle qui unit, sur plus de trois mille ans, tous ces chercheurs : sans relâche, interroger la place de l’homme dans le cosmos. Son interdépendance et ses interactions dans ce théâtre qui a pour décor, unique, la nature.

Un théâtre de vie (« Bio ») où signes et correspondances tiennent lieu de dramaturgie, dans lequel Eros et Thanatos occupent les premiers rôles. Un tandem épique à l’instar des deux serpents tenus par Hygie (pharmacopée) et Asclépios (médecine). Un tandem qui est loin d'avoir dit son dernier mot...

Extrait de la vidéo

Lorsqu'on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d' historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d' historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d' historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, on parle d'historien, et ensuite tenter d'obtenir réparation auprès des entités, des dieux, des êtres supérieurs qui ont été heurtés par une transgression humaine.

Donc la médecine est essentiellement à base de prières, d'incantations, de rituels. Mais même chez ces peuples-là, on s'aperçoit très vite qu'on est en réalité dans une zone grise, c'est-à-dire qu'il y a bien entendu des invocations aux dieux, bien entendu il y a quelque chose qu'on pourrait appeler des exorcismes, en faisant le parallèle avec des pratiques évidemment beaucoup plus tardives, mais dans le même temps, ces mêmes personnes emploient par exemple des médicaments.

Alors il ne s'agit pas de médicaments au sens où nous l'entendons aujourd'hui, mais ils emploient des produits de la nature. Et très tôt, ils vont se mettre d'ailleurs à manier des produits dont nous savons qu'ils ont un effet pharmacologique. On va très rapidement utiliser du pavot par exemple, et on a repéré les propriétés hypnotiques, c'est-à-dire qui endorment, et analgésiques qui suppriment la douleur de ces médicaments.

Dès le premier moment de l'histoire de la médecine, dès les balbutiements de la médecine, on voit des hommes qui, car ce sont presque toujours des hommes à cette époque, on voit des hommes qui dialoguent avec les dieux pour soulager les souffrances humaines, mais qui ont déjà l'intuition et probablement tout simplement qui ont fait des constatations expérimentales, empiriques, que certaines substances tirées de la nature peuvent aussi aider à la maladie.

Et ce qui va se passer dans la période que vous évoquiez tout à l'heure, c'est-à-dire la médecine à l'époque de l'Antiquité grecque, donc on est à peu près au 5ème siècle avant notre ère, il y a une bascule, on le sait bien, il y a une bascule dans l'histoire de la pensée, ça va être la naissance de la philosophie qui justement se sépare du mythe, se sépare des religions premières et dans l'ordre de la médecine, la médecine elle-même va connaître cette évolution et cette bascule puisque la dimension de sacré qui pouvait exister dans l'art médical va s'effacer au profit d'une dimension philosophique et bientôt rationnelle et il était d'ailleurs assez courant, commun à l'époque grecque antique de considérer que la philosophie, je dis bien la philosophie, était une médecine de l'âme.

Il y avait donc deux grandes médecines, une médecine du corps et une médecine de l'âme, mais l'une et l'autre finalement procédaient de la même chose, c'est-à-dire que c'était une prise en charge rationnelle, soit des désordres de l'âme ou des troubles de l'esprit, soit des troubles du corps. – Est-ce qu'il n'y aurait, en sautant par-dessus quelques siècles à pieds joints, il n'y aurait pas une trace de cette médecine, cette conception archaïque de la médecine dans certaines pratiques qu'on retrouve aujourd'hui, par exemple les médecines mènent chez les amérindiens ou bien chez l'atomaturgie qu'on a chez un guérisseur, un coupeur de feu, enfin tout ce genre de choses-là ?

– Alors il est clair que ce que les anthropologues ont appelé les médecines mènent ou les chamanes sont des gens qui, par nature et souvent par vocation, sont dans un monde intermédiaire. Ils dialoguent tellement d'ailleurs avec les esprits que parfois ils sont habités par l'un de ces esprits, mais leur objectif essentiel c'est de soulager les souffrances de leurs semblables. Ce qui veut dire qu'ils sont probablement les héritiers de ces médecines complètement archaïques,

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