Georges Lakhovsky, les ondes au service du vivant

Nous sommes au début du XXème siècle, à Paris. La fée électricité (son surnom de l’époque !) s’installe progressivement dans tous les foyers et les becs de gaz quittent peu à peu les ronds-points. Peu de temps auparavant, en Allemagne, Heinrich Hertz, ordonnateur des ondes hertziennes, rendait son dernier souffle, convaincu que sa découverte ne connaitrait aucune application pratique. Ni civile, ni militaire….

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Justement, à cette époque, dans les beaux quartiers parisiens, un jeune et talentueux ingénieur d'origine russe, Georges Lakhovsky, étudie les extensions possibles du dipôle de Hertz, combiné à différents métaux : ces antennes, reliées à l'éléctricité, ne pourraient-elles pas, par résonance, interagir avec les cellules, et donc potentiellement altérer, soigner, plantes, animaux ou… humains ?

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Son hypothèse de travail : toute cellule vivante peut non seulement recevoir mais aussi émettre des fréquences, par l'intermédiaire de rayonnements électromagnétiques.

Il parait que dans le monde, « tout est énergie » (physique vitaliste), que « tout est information » (physique quantique).

Avant d’entendre un son, vous êtes-vous déjà interrogés « par quelle magie, ce son est-il parvenu jusqu’à moi ? » Grâce aux ondes... Une gamme de vibrations qui nous environne perpétuellement, mais dont nous ne percevons qu’une partie infinitésimale.

Pour preuve puisque notre oreille ne perçoit que les fréquences comprises entre 20 Hertz et 20 kiloHertz, quelle est le niveau de sensibilité de nos autres organes, de nos cellules ?

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Nickel, Cuivre, Fer, Aluminium : leurs rayonnements sur le vivant.

Au cours de notre entretien précédent, Guy Thieux évoquait « les influences naturelles du ciel et de la terre sur l’humain ». A présent, il aborde plus précisément le monde des ondes et de l’électromagnétisme. Un champ d’informations devenu, depuis peu, mesurable par l’homme, bien qu’échappant à ses cinq sens ordinaires.
Interrogé par Marie-Véronique Lechène, Guy Thieux nous relate ici les recherches et le parcours de Georges Lakhovsky, inventeur du célèbre « Oscillateur à Longueurs d'Onde Multiples » (OLOM).

Il abordera les relations que ce dernier entretint avec Arsène d'Arsonval (médecin, physicien, inventeur du premier téléphone), ainsi qu’avec de nombreux hôpitaux du monde entier.

A une époque où l'ADN n'était pas encore connu du monde scientiique (et encore moins les appareils de biorénonance quantique), souhaitez-vous découvrir les techniques - et  bénéfices - que produisent ces oscillations cellulaires ?

Extrait de la vidéo

Guitieu, bonjour. Nous voici à nouveau réunis pour donner suite un peu à un film précédent dans lequel nous avions découvert les forces de l'univers et leurs interactions avec le vivant en général et l'humain en particulier, bien sûr. Et aujourd'hui, nous allons parler d'un personnage très intéressant qui a fait de grandes découvertes, qui s'appelle Georges Lakovsky. Lakovsky, c'est un Russe qui est né à Minsk en 1870 et qui a fait des études d'ingénieur.

Et de là, il a pu partir vers de nouveaux horizons et faire des inventions. Parlez-nous de Georges Lakovsky. Oui, bonjour Marie-Véronique, bonjour Franck et bonjour à tous les internautes qui s'intéressent à ce sujet. Lakovsky a donc fait des études dans sa famille, avec ses frères et soeurs, en Russie, comme s'il était ingénieur des ponts et des chaussées.

Ils se sont occupés déjà à ce moment-là de construire des voies ferrées, dans le développement du chemin de fer, quoi, qui commençait à pénétrer en Russie. Et puis, ensuite, dans ces familles, à l'époque, on envoyait les gens pour avoir une idée du monde extérieur, ce qui se passait dans d'autres pays, l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre, l'Espagne, la France, etc. Donc il a passé, pendant quelques temps, sa vie, jeune homme déjà diplômé, dans ces différents pays.

Il a été en Pologne, en Roumanie, en Tchécoslovaquie, en Allemagne, en Italie. Et il avait une vocation artistique très prononcée. Il aurait aimé être un grand peintre. Il y avait d'ailleurs des Lachowski qui croyaient qu'il était peintre.

Et quand il a vu La Sixtine, il a trouvé qu'il avait quand même beaucoup de travail à faire, qu'il admirait évidemment. Et à ce moment-là, il a dit, bon, on verra plus tard. Et il s'est, disons, philosophiquement et politiquement, engagé pour la France, parce que, il disait, c'est le pays le plus libéral de l'Europe, les gens sont carrés, il y a une république, on peut faire des quantités de choses qu'on ne peut peut-être pas faire ailleurs, il y a des savants renommés, etc.

Donc... – Il y avait un potentiel énorme pour lui. – Voilà. Donc il dit, voilà, on va faire cette chose-là.

Des anecdotes de son enfance sont rapportées quelquefois. Quand il avait déjà 6 ans, il avait construit un moulin à eau sur une petite source. – Donc on sentait l'ingénierie à l'intérieur de lui qui voulait s'exprimer. – C'était un expérimentateur.

Et justement, au point de vue d'un anecdote aussi, quand il était en Russie et quand il avait 10 ans, il a voulu faire l'expérience de poser la langue sur un garde-fous en fer. Il y avait à peu près moins 20 dehors, la langue est restée collée, il a fallu faire presque une opération et il est resté, à cause de cet accident de la langue, une sorte d'accent et de zézément pas toujours facile à comprendre.

Serge, son fils, m'a dit que quand il était étudiant, Serge, on lui disait, mais ton père parle quelle langue ? Voilà, donc il y avait une difficulté. Et j'ai vu aussi des films en 35 mm qui ont été faits sur les travaux de Lakovski dans les années 32-33 et ce n'est pas lui qui parle, il parle, mais c'est quelqu'un d'autre, on enregistre le son d'une autre personne. – D'accord.

– Bon, ça c'est une anecdote. Donc il arrive avec sa famille, avec son père, avec son frère, Pierre. – En France, c'était au tout début, les années 1900, je crois. – Alors, 1900, voilà.

Et on peut parler d'une anecdote aussi avec le moutardier, je ne sais pas si ça intéresse tout le monde. – Pourquoi pas, ça va permettre d'imaginer un peu l'inventivité du personnage. Alors, il s'aperçoit que dans tous les restaurants, les restaurants universitaires, les grands restaurants, le pot de moutarde est sur la table et tout le monde se sert en piochant dedans comme ça. Il dit, comment la patrie de Pasteur, moi qui fais de la biologie, qui parle des microbes, je ne comprends pas.

Et il invente, en quelque sorte, un moutardier hygiénique. Ça existe en plastique aussi, maintenant, avec une pompe. Donc son idée, alors il fait réaliser par la cristallerie de Dôme, un éléphant en cristal, avec, sur le ramassement de l'éléphant, la possibilité d'ouvrir, de remplir de moutarde. La trompe est creuse et quand le moutardier est plein, on appuie sur la queue de l'éléphant avec un petit ressort et la moutarde sort par la trompe, voilà.

Donc ça passe directement dans l'assiette, sans manipulation, avec ce qu'on met dans la bouche. Ça n'a pas eu beaucoup de succès, c'était vendu en pharmacie à l'époque, dans une pharmacie qui s'appelait Ilafait, qui était rue de Provence à Paris. Alors ça n'a pas eu beaucoup de succès, ça ne l'a quand même pas empêché de fonder une société dans laquelle il a pu mettre ses talents d'ingénieur au service des ponts et chaussées, justement.

Et notamment du rail. Non, mais ça, ça va être beaucoup plus tard. Il s'intéresse à tout. Il s'intéresse à tout, il s'intéresse aux découvertes de Hertz, Heinrich Hertz, ou le fameux dipôle de Hertz, que lui appelle le circuit oscillant, et tout simplement la forme d'un anneau qui est ouvert en un point et qu'on peut orienter dans l'espace et si on a deux anneaux qui sont similaires de même diamètre, s'établit une relation de résonance entre les deux anneaux.

Donc les ondes herziennes sont nées et c'est à partir de cela que les laboratoires du monde entier disons en 1883-1884 vont faire que la marine marchande, la marine de guerre va s'intéresser extrêmement à ces moyens de communication qui sont appelés les ondes herziennes. Voilà, donc à partir de ces fameux anneaux, on a découvert qu'on pouvait faire passer de l'information par le signal. Par le signal, voilà.

Et tout ce que nous connaissons à l'heure actuelle sur la télévision, sur internet, sur les portables, viennent de cette découverte de Hertz. Alors comment est-ce que Hertz en a eu l'idée ? Parce qu'il faisait des expérimentations avec des antennes de différentes formes. Des antennes droites, des antennes courbes, des antennes circulaires, des antennes en forme de spirale, etc.

Pour essayer de comprendre à la fois, parce qu'on a essayé de comprendre aussi avec un montage qu'on appelait la bobine de Ruhmkorff, à quoi correspondait l'éclair, l'étincelle, à quoi correspondent les étincelles. Voilà un petit peu l'idée qui était associée à cette affaire-là. Donc nous voilà sur cet esprit très curieux, très inventif, qui a des idées sur tout et qui s'intéresse aussi d'extrêmement près à toutes les questions politiques.

Alors, il est libéral, mais il admire l'état d'esprit des Français, tout simplement.

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