Depuis la période gallo-romaine, en passant par l’occupation des Maures (IXe.), puis celles des Ottomans (XVe.), la Provence semble avoir été à la confluence de multiples pratiques rituéliques à base plantes. Et encore aujourd’hui, on retrouve dans certaines de ses coutumes (cf. les « Mais ») un substrat magique, ou religieux.

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Le Thym pour l’amour, la Violette pour le soupçon, l’Ortie pour la rupture, l’Aubépine pour la déclaration.

Certains ethnobotanistes ont nommé cette langue « le langage des fleurs ». Une langue bien spécifique où les tourments de l’homme, ses passions et interrogations existentielles semblent trouver un écho particulier auprès des fleurs.

A travers les travaux d’Arnold van Gennep, du préfet Villeneuve-Bargemon, ou encore de Frédéric Mistral (ardent défenseur de la langue d’Oc, via le « Félibrige », qu’il initia), Claude Marco nous démontre, ici, que l’étude du folklore d’une région n’a rien de désuet ni d’archaïque.

Bien au contraire, à l’instar de la « magie des campagnes » - souvent raillée et encore plus souvent totalement inconnue - qui se transmet discrètement, au coin du feu, de générations en générations, de grand-mères à petites-filles, le langage des fleurs nous ouvre sur un monde poétique où tous nos sens sont invités à s'unir à un hymne universel : celui de la beauté et du don de soi....

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Enregistrement effectué lors du colloque « La Mythologie des Plantes », organisée par la Société de Mythologie Française que nous remercions.