La télékinésie : à quand une reconnaissance scientifique ?

Déplacer un objet à distance, sans avoir de contact direct avec lui, par sa seule intention ou présence : cela se nomme la télékinésie. Ce phénomène, troublant, qui se classe actuellement dans la parapsychologie, intéresse depuis deux siècles de nombreux chercheurs, scientifiques et ou psychologues. 

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Eric Dullin, directeur de recherches du laboratoire LAPDC (fondé par David Jamet en 2012), étudie expérimentalement la télékinésie depuis douze ans. Il nous présente ici le fruit de ses études et le protocole qu’ils ont mis en place.

Eric Dullin avec sa cloche de verreCloche de verre pour expérience de Télékinésie

Cette étude : la première étape vers une reconnaissance scientifique de la télékinésie ?

Entre les sciences humaines, dites « molles » et les sciences formelles dites « dures », la pierre d'achoppement se nomme « répétabilité ». Justement, et contre toute attente, les résultats obtenus par le LAPDC sont probants avec un fort taux de répétabilité en environnement confiné : sur 70 sessions rassemblant 248 essais, 91% des sessions ont eu au moins un succès, et 56% des essais ont réussi. 

David Jamet, LAPDC, à l'IMIstatistiques obtenues de télékinésie

« Si cela existait cela se saurait » : il est plus facile de croire que d’expérimenter

Au début de son intervention, Eric Dullin évoque ainsi les nombreux biais identifiés dans les essais du passé : courants d’air, instabilité des supports, électricité statique, écarts thermiques entre le bout des doigts de la main et la paume, etc.

Dans un second temps, il présente le protocole qui a été mis en place. Le test expérimental consiste à faire tourner de petites coupoles en plastique de 2.5 g, placées en équilibre sur une fine aiguille de métal, sous cloche de verre de laboratoire. Une fois le système en place, l’expérimentateur Steeven Frosio (présent avec David Jamet lors de la conférence) n’est jamais en contact avec la cloche, parfois même il s’en éloigne de plusieurs mètres, pour aller dans une autre pièce.

Dans la troisième partie de son exposé, Eric analyse ses résultats dans la perspective d’effet d’apprentissage et d’effet de déclin.

« Dans n’importe quel domaine, trouve la chose étrange et étudie-la » affirmait John Wheeler, célèbre physicien et spécialiste du trou noir. A quand, donc,  d’autres tests menés plus largement, et avec d’autres équipes de chercheurs ?

Merci à l’Institut Métapsychique International pour son accueil et organisation.

Extrait de la vidéo

Bonjour à toutes et à tous, merci de votre venue, de votre présence ce soir à l'INI. Nous accueillons pour cette conférence Éric Dulin que nous connaissons bien. Éric est docteur ingénieur, il a toujours été intéressé par les phénomènes paranormaux et en général par tout ce qui est autour de la physique, de la conscience, de la réalité, la nature de la réalité. Et donc après une carrière dans l'industrie, je crois, tu as été directeur d'entreprise, tu as fait conseil en entreprise et notamment dans le domaine des logiciels, eh bien Éric s'intéresse énormément à tout ce qu'on appelle la macro-PK, c'est-à-dire la macro-psycho-kinese, et il a d'ailleurs lui-même été témoin direct d'un phénomène de poltergeist, ce qui aide quand même à être convaincu de la réalité de ces phénomènes.

Et il mène une quantité d'expérience maintenant en macro-PK dans le cap d'un laboratoire qui a été fondé par David Jammet ici présent, qui s'appelle le LAPDC, et donc à ce titre il a réalisé un certain nombre d'expériences avec ses collègues où il a pu démontrer un certain nombre de choses et qui tendraient à montrer que dans le domaine qu'il a étudié, il n'y a pas d'effet de déclin. C'est important parce que beaucoup de parapsychologues pensent qu'il y a dans le phénomène psy une sorte de caractère intrinsèque selon lequel le psy échapperait toujours à l'investigation, à toute tentative d'objectivation.

Chaque fois qu'on veut le mettre en évidence, chaque fois qu'on veut le rendre officiel, le psy a un caractère élusif. Il se débrouillerait pour éviter qu'on le prouve réellement, ce qui fait d'ailleurs cette absence de reproductibilité, ce qui explique que beaucoup de sceptiques disent que les phénomènes psy n'existent pas puisqu'on n'est pas capable de les reproduire à volonté. Quand on fait bouillir de l'eau, on peut dire qu'elle va bouillir à 100 degrés sous telle pression, à telle température, et ça se passe tout le temps, où qu'on soit.

On peut faire l'expérience à Tokyo, à Madrid, au Pôle Nord, au Pôle Sud, bref, on obtient toujours le même résultat. Mais tel n'est pas le cas dans les phénomènes qui nous intéressent, les phénomènes psy, et on fait état d'un certain nombre de phénomènes tels que l'effet d'éclat, les résultats diminueraient au fur et à mesure qu'on ferait les expériences, l'effet expérimentateur, l'expérimentateur induirait les résultats de l'expérience dans un sens ou dans un autre.

Et c'est la raison pour laquelle nous avons lancé un cycle de conférences qui s'intéressera à cette question particulièrement, de l'élusivité, de la reproductibilité, et donc ces conférences auront lieu sur toute la fin 2024, 2025, peut-être même 2026, on verra bien, pour essayer de travailler cette question en profondeur, d'avoir une sorte de réflexion approfondie sur ces questions, et il se trouve que la conférence d'Éric est la première qui inaugure un peu ce cycle, the floor is yours.

Merci François pour l'introduction, merci à l'IEMI de nous recevoir aujourd'hui pour présenter effectivement nos travaux. Donc on est très content de commencer ce cycle, puisqu'en fait on a des résultats intéressants à vous présenter en rapport avec ce cycle. Donc comme on vous l'a dit, moi je vais présenter globalement l'ensemble des résultats qu'on a pu obtenir, en nous focalisant sur l'aspect répétabilité.

À la fin de la conférence, l'intérêt c'est que vous pourrez directement interviewer soit David, soit Steven, qui est l'agent entre guillemets Pékin, on en parlera tout à l'heure, pour voir justement pour lui comment ça se passe, etc., et c'est une fusion différente de ce que je vais vous présenter maintenant. Donc rapidement, on reviendra sur ce qui a été fait jusqu'en 2021, puis ce qui a été fait justement sur cette année, puisque l'objectif c'est de vous présenter les résultats sur cette année de réplicabilité.

Et puis ensuite, côté observateur, effet apprentissage, et puis une petite polémique entre guillemets sur si ça existait, si ça se saurait, un petit débat là-dessus. Alors juste pour ceux qui ne nous connaissent pas rapidement, qu'est-ce qu'on fait, nous on s'intéresse à essayer de faire tourner des choses autour d'une aiguille. Donc on prend des objets, on essaye de les faire mettre en orientation. Donc typiquement, l'objet typique chez nous, c'est ce qu'on appelle un dôme en plastique, donc c'est ce qu'on appelle un mobile hémisphérique, qu'on essaye de mettre sur une aiguille avec un support, et on essaye de le faire tourner par psychokinésie, entre guillemets, c'est un petit réputatif, psychokinésie.

Donc voilà, on peut avoir plusieurs supports, et on peut avoir plusieurs types de matériel. Après finalement, les gens qui s'amusent à faire ça, ils ont envie de changer un peu, donc ils vont prendre un autre outil de cuisine, etc. pour voir si ça marche ou pas. Bon, ça c'est pas très nouveau en fait, parce que des gens qui se sont amusés à faire tourner des choses autour d'une aiguille, ça date de 1800, les premiers en Russie.

Donc Nékeyev, il avait même fait un article en disant que oui, ça c'est lié au fait que la main, la température des doigts ici est plus faible qu'au centre de la main, et donc ça crée un petit courant d'air, enfin non, c'est les courants d'air qui montent, qui ne sont pas de la même force, et du coup ça déséquilibre le petit papier qui du coup se va tourner. Bon, après il y a eu donc plein de gens, comme j'ai dit, il y a 2-3 ans, on a déjà fait une conférence assez détaillée là-dessus, je vais passer rapidement.

Donc Comte de Tromelin qui a imaginé juste des mobiles avec un cylindre de papier, qu'on met une paille à travers, comme on a ici. Je m'excuse, mais les pointeurs là-dessus ça ne marche pas bien, les pointeurs laser. Donc voilà, avec une petite paille, et puis on met ça sur une aiguille, et on essaye de le faire tourner. Ça a fait pas mal de bruit à l'époque, donc il y a plein de gens qui ont essayé de travailler dessus, il y a Paul Schwartz qui a même sorti un appareil pour essayer de mesurer la vitalité.

Donc à l'époque on parlait, voilà, on parlait de force vitale, on parlait de biofort, magnétisme salival, tout un tas de choses qui pouvaient éventuellement expliquer ça. Donc Varcolier a proposé une explication intéressante en disant, ben en fait le corps qui est ici, verticalement, il crée un courant d'air. Donc ce courant d'air attire, puisqu'il y a un courant d'air qui est en bas, donc l'air qui est sur la table est attiré horizontalement, et en étant intérieur, il crée un courant, et si je mets ma main là, je déséquilibre le flux, et donc je fais tourner le mobile.

Ça c'est une explication. Après il y a eu d'autres explications par Hoffman, lui il est parti sur les ondes de poux, c'est-à-dire qu'effectivement on a une onde de poux qui se promène, donc ça crée une onde sonore qui pourrait faire tourner aussi le mobile. Voilà, donc toutes ces explications-là, on les a travaillées, on a travaillé par exemple avec des infrarouges, avec une plaque infrarouge, pour vérifier qu'effectivement quand on met une plaque infrarouge par rapport à un socle horizontal, ben en fait on crée des courants d'air, mais qui sont très faibles, qui ne sont pas du niveau nécessaire pour faire tourner le mobile.

Ici, pareil, les ondes de poux, on a pu voir qu'effectivement ce n'était pas suffisant. Et puis les derniers qui nous intéressent aujourd'hui, parce qu'on parle de confinés, c'est Archa et Martin, donc on fait des expériences cette fois dans un bocal, et donc Archa sa conclusion c'était de dire, donc là on a en fait un câble qui suspend en fait un espèce de mobile en métal, d'accord, et l'idée c'est d'arriver à faire tourner ce mobile, dans l'un sens ou dans l'autre, par l'extérieur, et donc Archa en fait il est arrivé à dire que finalement il n'avait pas réussi, mais il a dit, il aurait fallu faire ça peut-être avec des médiums physiques, à l'époque on appelait ça des médiums physiques, et là on n'a pas fait les essais.

Donc c'est ça qui est intéressant, et qu'on va vous présenter aujourd'hui notamment. Alors, bon, c'est quoi le problème à la base ?

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