Les mystères de la matière, du cosmos et de la vie : interrogations sur leurs structures ultimes

L’univers est à la fois merveilleux, et mystérieux. En 1969, lorsque l’ingénieur allemand Konrad Zuse (père du premier ordinateur, le « Z3 », en 1937) annonçait dans son livre Calculation Space que de son point de vue, « l’univers entier était calculé sur un ordinateur », beaucoup n’y ont vu qu’une plaisanterie digne d’un génial Géo Trouvetout, qu’il était. 

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50 années se sont écoulées depuis son affirmation, durant lesquelles des découvertes gigantesques se sont produites dans de nombreux pans de la science, mettant en avant une discrétisation/quantification de la matière, de l’espace, voire de notre conscience et plaçant l’information comme une source potentielle à la base des phénomènes. Tant et si bien que certains, actuellement, reconsidèrent l’hypothèse de Konrad Zuse, et se posent à sa suite la question : « vivrions-nous bel et bien dans une simulation ? ».

Et si tel est le cas « qui » tiendrait les commandes ?

L’univers observable pourrait-il être une simulation ? Quels impacts sur notre compréhension du vivant, de la réalité, et par extrapolation avec celui de nos émotions et de la parapsychologie ? »

Eric Dullin, docteur ingénieur, étudie ces questions depuis plus de trente ans. Dans ce cycle de quatre conférences* organisées par l’IMI (Institut Métapsychique International), il brosse un état des lieux des recherches internationales à ce sujet… et nous éclaire sur les hypothèses en cours.

Ce premier exposé* présente, à travers des outils variés et pédagogiques, comment l’évolution des connaissances dans un faisceau de domaines différents (physique, neurosciences, biologie, anomalistique, techniques digitales, jeux vidéo) pointent sur la possibilité que la réalité physique que nous percevons soit issue d’un calcul digital.

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Titres de la collection des exposés : « Vivons-nous dans une simulation ?  »

Les mystères de la matière, du cosmos et de la vie :  interrogations sur leurs structures ultimes 1/4
Digitalisation de la physique et réactualisation du mythe de la caverne par la métaphore des jeux vidéo  2/4
Les liens réalité/conscience proposés dans le cadre de l’hypothèse de la simulation 3/4
Comment tester cette hypothèse et quels liens avec la parapsychologie 4/4

Extrait de la vidéo

Merci de votre présence aujourd'hui. Nous avons le très grand plaisir d'accueillir Eric Dulin, un compagnon de route de l'IMI depuis un certain nombre d'années déjà. Eric est physicien, docteur, ingénieur et il a tout un parcours. Alors il s'est toujours intéressé à cette question apparemment très simple et en même temps effroyable de la question de l'immigration.

Qu'est-ce que la réalité ? Qu'est-ce qu'on appelle réalité ? Et surtout à l'heure de, on en parlait à l'instant, à l'heure de Tchad GPT et à l'heure d'Avatar et à l'heure de toutes ces choses-là. On peut se poser légitimement la question, qu'est-ce que la réalité ?

Dans quoi vivons-nous que nous appelons la réalité ? Donc Eric a aussi un parcours en tant que docteur, ingénieur et directeur de recherche aussi. dans l'industrie, dans l'industrie du logiciel essentiellement et où il a conçu et développé des logiciels qui maintenant sont utilisés par Dassault Systèmes mais il s'est aussi investi avec son épouse dans la création d'une compagnie qui s'appelle Dassault Systems.

Il a conçu et développé des logiciels qui maintenant sont utilisés par Dassault Systems mais il s'est aussi investi avec son épouse dans la création d'une entreprise dans le domaine de l'éducation et donc essentiellement dans le domaine de ce qu'on appelle les Serious Games, ces logiciels qui permettent d'aborder des choses très sérieuses et sous un angle ludique. Alors donc aujourd'hui, je lui laisse la parole sur ce thème fascinant de qu'est-ce que la réalité ?

A toi Eric. Merci François et puis merci à Liémy parce que c'est vrai que c'est toujours un plaisir de pouvoir rencontrer des gens qui sont intéressés par des sujets souvent qui sont un peu connexes et c'est vrai que c'est vraiment sympathique de pouvoir rencontrer ces différentes personnes et surtout d'avoir les questions derrière parce que c'est ça qui fait le piment. Alors aujourd'hui oui j'ai pris l'idée de travailler sur l'hypothèse de la simulation, c'est quelque chose qui me culture le pin depuis longtemps comme disait François et ça me rappelle dans mes années 20-30 ans où je lisais un bouquin d'un grand physicien français et qui parlait de la réalité voilée et notamment il parlait à un moment où il disait vous imaginez la chaise, est-ce que cette chaise, vous êtes sur cette chaise, est-ce que finalement cette chaise existe ?

Et c'est vrai que ça m'avait un peu mis de vertige parce que j'ai dit c'est vrai qu'est-ce qui me prouve que cette chaise existe ? Bon c'est vrai qu'à l'époque on se dit bah oui peut-être que je vois cette chaise mais enfin il y en a d'autres qui voient cette chaise aussi donc a priori ça va plus dans le sens mais je me dis qu'effectivement ça reste quand même quelque chose de subjectif. Voilà donc c'est toute cette étape qui va évoluer en fait avec plein de choses qui vont évoluer en même temps donc il y a des choses en physique, en biologie, en neurosciences et évidemment en informatique mais je voulais juste en fait faire plus une promenade avec vous, c'est pas un speech démonstratif.

Donc on va essayer de regarder, en fait c'est un peu à la Sherlock Holmes avec les lunettes, essayer de regarder dans différents secteurs d'activité donc la physique, la biologie, l'animalistique, enfin tout ce qui est paranormal, les neurosciences, voir aujourd'hui qu'est-ce qu'on sait, enfin qu'est-ce qu'on peut savoir sur ces thèmes, est-ce qu'il y a des choses qui paraissent bizarres, qu'est-ce qui ressort le plus et on va faire une petite synthèse et puis parallèlement on va mettre en avant tout ce qui s'est développé dans le domaine digital.

Le principe de base d'une simulation puisqu'on parle de simulation et notamment parcourir un peu la métaphore des jeux vidéo. A partir de là on va se poser la question, est-ce que ces nouveaux paradigmes ils apportent des réponses aux énigmes précédentes ou pas et bien sûr après il y aura une autre session qui sera plus dans le dur entre guillemets de dire maintenant si on part d'une hypothèse simulation, comment elle se construit réellement, quels sont les modèles qui sont proposés aujourd'hui, quelle est l'interaction avec la conscience, etc.

Donc ça c'est un deuxième volet qui sera fait parce qu'aujourd'hui on a déjà pour une bonne promenade quoi. Voilà donc première partie, on est sur la physique. Donc c'est vrai que j'ai entendu une conférence il n'y a pas longtemps d'Etienne Klein qui est un physicien français qui disait faire de la physique c'est penser contre son cerveau. C'est vrai que quand on regarde le parcours des découvertes de physique, ça a été souvent des découvertes qui allaient contre les paradigmes de l'époque.

C'est à dire par exemple, allez on va le voir tout de suite d'ailleurs dans les paradigmes suivants. Si on regarde du côté de la matière dans un premier temps, on avait des gens comme Lecipe et Démocrite qui avaient déjà proposé, donc on est 300 ou 400 même 500 avant Jésus-Christ, qui avaient proposé que la matière soit finalement des petits atomes, des corpuscules, indivisibles. Et puis ces gens-là ils ont proposé des choses intéressantes mais Aristote est arrivé au 4ème siècle et il a convaincu tout le monde qu'il fallait mieux partir sur une autre approche qui était d'ailleurs plus dogmatique.

Elle était moins basée sur l'observation, il y avait de l'observation bien sûr parce que notre âme d'Aristote c'était quand même un très grand savant, qui a écrit des dizaines de volumes de bouquins aussi bien en physique, en mathématiques, en médecine etc. Mais il avait quand même des dogmes et c'est ça qui est intéressant, notamment les dogmes c'était la Terre est immobile, d'ailleurs la preuve c'est que moi quand je suis là je ne me rends pas compte que la Terre bouge, donc la Terre est immobile.

Ensuite le monde est parfait après la Lune, donc après la Lune on a des orbites qui sont forcément circulaires parce que le cercle c'est la géométrie parfaite et donc il ne peut y avoir que des cercles dans la partie parfaite, donc toutes les planètes sont sur des cercles qui sont en fait dans l'univers parfait. L'univers est éternel, donc il n'y a pas de début et pas de fin, on ne se pose pas de questions du début comme ça.

Il n'y a pas de vide, c'est un univers qui est fini, continu, donc on n'est pas en train, on a dit démocrite, il est bien gentil mais ce n'est pas ça. Il est statique et puis on se base sur les quatre éléments, donc l'air, le feu, la Terre et l'eau. Donc ça c'était la vision d'Aristote et donc il a fallu attendre 1803 pour revenir finalement à l'approche corpusculaire qu'avait proposé Démocrite, donc par John Dalton qui a proposé d'avoir des éléments de base qu'on peut combiner, donc qui sont tous identiques et qui permettent de faire d'autres éléments etc.

Donc ça c'était la première étape de Dalton et qui a été approfondie par notamment Mendeleïev, donc qui a fait le tableau des éléments, ça paraît un tableau bien compliqué, mais l'intérêt du tableau de Mendeleïev c'est qu'en fait il montrait, donc tout ça c'est des atomes qui sont rangés dans un certain ordre en fonction du nombre de protons et de neutrons qu'ils ont et notamment par colonne on a des éléments qui ont des propriétés similaires.

Et donc en fait par exemple si vous prenez la colonne complètement à droite, vous avez l'hélium, le néon, l'argon etc, vous voyez que c'est des éléments chimiques qui sont assez proches, donc en fait c'était ça l'idée de Mendeleïev, c'est qu'il remplit des éléments chimiques qui sont propres et puis on détecte des trous et on se dit bah là s'il y a des trous il y a peut-être des éléments qu'on n'a pas encore trouvés.

Et c'est comme ça qu'on a continué à travailler, donc toute la chimie qui s'est développée grâce à ça. Et donc ensuite, donc là on en était aux atomes. Et puis donc Thomson, lui il a découvert les électrons et notamment il pensait que par contre les électrons, les petits trucs jaunes qu'on voit au milieu, ils étaient dans une espèce de soupe positive, donc pour lui l'atome était globalement une soupe positive avec des petits électrons dedans.

Alors on va affiner le modèle avec Rutherford qui lui va détecter avec des diffractions dans des feuilles d'or etc que finalement au centre, que finalement la partie lourde, la partie positive, elle est vraiment au centre et que les électrons sont autour. Donc on n'a plus quelque chose qui remplit l'ensemble de l'atome.

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