Le Remote Viewing : principes et utilisation
Confiant dans le développement du rationalisme et du progrès technologique, l'homme moderne s’est coupé d’une partie de ses facultés naturelles.
« La capacité de voir des choses distantes dans le temps et dans l'espace est l'une des potentialités que tout être humain possède » nous dit Alexis Champion.
Le Remote Viewing est une technique capable de les réveiller.
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Développée aux Etats-Unis dans les années 70, par des organismes civils et militaires, les origines du Remote Viewing se confondent avec les débuts de la parapsychologie.
Littéralement « vision à distance », c’est une méthode pour développer l'intuition et décrire des informations non disponibles à la perception ordinaire en raison d'obstacles spatio-temporels.
Le Viewer n'a certes aucune connaissance préalable de l'objectif visé (la cible). Il travaille en aveugle car le but est de développer au maximum son intuition et d’annihiler toute influence du mental. En effet, le Remote Viewing inclut toute une série de procédés limitant toute communication du subconscient du viewer. Ce dernier est assisté par un moniteur qui enregistre et guide, de façon neutre, les sessions.
Les cibles peuvent être multiples: objets enfouis, personnes disparues, lieux de captivité et donc les commanditaires variés : police criminelle, services de sureté nationale, archéologues, etc…


Afin de mener à bien ce travail en aveugle, cibleur et viewer sont deux personnes différentes car la cible n'est jamais connue par le viewer. Les informations obtenues sont triées, décryptées par informatique puis comparées entre plusieurs viewers par un analyste.
L'utilisation du Remote Viewing intéresse non seulement la sphère militaire, judicaire, les renseignements généraux mais aussi le monde de l’entreprise : stratégie commerciale, nouveaux axes de recherche et développement … De plus en plus de partenaires considèrent cette méthode d’exploitation du psychisme humain comme un puissant outil d’informations.
Dans cette entrevue de 46 minutes menée par Virginie Durand, Alexis Champion, docteur en informatique, fondateur de IRIS-IC (IRIS intuition consulting) et ancien directeur de l’Institut Métapsychique International (IMI), dévoile son approche à ceux et celles qui veulent se familiariser avec cette technique permettant d’exploiter la reliance avec la mémoire universelle.
Interview réalisée au Forum 104.
Extrait de la vidéo
Avec six champions, bonjour ! Vous êtes docteur en informatique, depuis 10 ans vous êtes chercheur en parapsychologie, un temps vous avez été directeur de l'IMI, l'Institut Psychique International, qui est reconnu d'utilité publique, et aujourd'hui, depuis quelques années déjà, vous dirigez Iris Intuition Consulting, c'est un cabinet conseil que vous avez créé, et qui développe une offre assez unique en son genre, une offre unique et dans un environnement unique, c'est-à-dire que finalement vous êtes les seuls en France, peut-être même en Europe, à développer ce type de projet.
Alors ce type de projet, de quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une offre en « Remote Viewing ». Remote Viewing, quand on regarde ce que ça veut dire en anglais, ça veut dire vision à distance, et là j'ai tout de suite envie de tordre le cou à toutes les a priori et les idées reçues qui pourraient être les nôtres lorsqu'on entend cette formule-là, vision à distance. On n'est pas chez Mme Irma, on n'est pas chez Mme Soleil, nous sommes dans autre chose, nous sommes dans un protocole qui est un protocole scientifique, qui a été développé sur plusieurs décennies aux États-Unis tout d'abord, aujourd'hui dans le cadre de votre entreprise, et j'ai envie de vous demander, première question, c'est quoi le Remote Viewing au fond ?
On parle de protocole scientifique, j'imagine qu'il y a des étapes à respecter, lesquelles, et à quoi ça sert ? Donc c'est un ensemble de processus, c'est une démarche à suivre, lorsqu'on parle de Remote Viewing, lorsqu'on pratique le Remote Viewing, on est en train de suivre un certain nombre d'étapes. La première étape, c'est ce qu'on appelle le ciblage, c'est-à-dire définir la problématique, ce à quoi on va répondre en faisant du Remote Viewing.
Donc le Remote Viewing est là pour répondre à des questions, pour apporter des informations. Donc la première étape, c'est la définition de la question qui va amener des réponses et donc des informations. La deuxième étape, on doit travailler en aveugle, c'est-à-dire que la personne qui pratique le Remote Viewing, ce qu'on appelle un viewer, ne connaît pas la problématique, ne connaît pas la question sur laquelle il va travailler.
Cette cible, ce qu'on appelle la cible, c'est-à-dire la problématique, peut être un lieu, une question d'entreprise, une problématique de stratégie d'entreprise par exemple. Si on recherche des personnes disparues pour la police, ça peut être des personnes disparues. Vous avez travaillé pour la police, en tant qu'expert auprès des tribunaux également, pour des entreprises. Donc cette deuxième étape qui est fondamentale pour définir le Remote Viewing, c'est le travail en aveugle.
C'est-à-dire qu'on ne sait pas sur quoi on travaille et ce faisant, ça induit que cette pratique du Remote Viewing utilise comme source d'informations l'intuition, c'est-à-dire qu'on ne peut pas raisonner, on ne peut pas trouver les informations par raisonnement, par réflexion. On sort le mental. Donc en fait, on est obligé dans ces conditions contraignantes d'utiliser, d'avoir recours à son intuition.
Le troisième point du protocole, c'est l'analyse, c'est-à-dire que pour faire du Remote Viewing, il faut être dans un cadre, dans des conditions particulières qui permettent, qui obligent en fait d'être capable d'objectiver les informations qu'on produit, c'est-à-dire qu'on va pouvoir faire une analyse, comparer certaines informations qu'on possède déjà par ailleurs, pas le viewer mais l'analyste par exemple possède des informations sur la cible, sur la problématique qui est traitée, il va pouvoir comparer les données qui sont produites par le viewer, ou une partie des données, avec ces données connues.
Et ensuite, on peut analyser aussi en faisant par exemple des recoupements lorsqu'on a plusieurs viewers qui sont impliqués, on va pouvoir faire une analyse. Donc ces trois points, le ciblage, donc la définition de la problématique, le travail en aveugle et l'analyse, qui sont aussi en aveugle par ailleurs, tous les gens qui travaillent sur un projet sont plus ou moins en aveugle, le viewer étant lui dans la situation la plus extrême, c'est-à-dire que lui ne connaît rien à la problématique.
Donc une fois ces trois points suivis, on est dans le cadre du remote viewing. Comment ça marche ? Parce que vous parlez d'accès à des informations hors mentale, avec une connexion, avec un alignement, avec une cible, comment est-ce que concrètement on arrive à l'atteindre cette cible sans passer par la case raisonnement et cerveau gauche ? Alors, on ne sait pas comment ça marche.
On ne sait pas comment ça marche, mais ça marche en fait, c'est ça. Un des pères du remote viewing qui s'appelle Stephen Schwartz qui dit régulièrement que tout ce qu'on sait sur ça peut s'écrire sur le dos d'une enveloppe. Donc ce n'est pas grand-chose, mais en même temps, on a aujourd'hui quand même après une centaine d'années de recherche, certains éléments de réponse. Ce qu'on a abordé tout à l'heure, c'est que les informations ne proviennent pas du raisonnement, donc ce sont des informations qui arrivent.
On a accès à l'information, ça on le sait, on a accès. Alors comment et pourquoi on a accès à cette information ? C'est probablement dû à la nature même, à l'essence même de ce qu'on est et de ce que l'univers est. La difficulté du remote viewing, c'est de pouvoir décoder ces informations auxquelles on a tous accès.
Donc la propriété, on va dire, première d'un bon remote viewer, c'est de savoir bien décoder les informations auxquelles en fait on a tous accès, dont le remote viewer lorsqu'il est en train de traiter une problématique. Justement le fait de travailler en aveugle, ça permet, ce n'est pas pour éviter la triche ou quoi que ce soit de ce type-là, c'est pour justement couper au maximum le viewer de toute possibilité de raisonnement sur la problématique elle-même.
D'influence. Voilà, c'est-à-dire qu'il n'a pas d'a priori, comme il ne connaît pas la question en fait à laquelle il doit répondre, il n'a pas d'a priori, il ne va pas commencer à essayer de trouver des réponses toutes faites ou à se rappeler des choses qui correspondent à sa problématique. Voilà. Et donc ça coupe en fait en bonne partie les actions du mental, le raisonnement.
Et dans quelle mesure le protocole qui est mis en place aussi, c'est-à-dire au moment où le viewer essaye de se connecter sur la cible, dans quelle mesure est-ce que le protocole mis en place permet justement de casser ce mental-là et de mettre de côté ce qui est de l'ordre de la réception, la bonne réception, et ce qui est de l'ordre de l'interprétation ? Alors il y a des techniques de viewing. Le viewer en fait se forme à certaines techniques.
Ça veut dire qu'il y a plusieurs techniques dans le Remote Viewing ? Donc il y a le protocole, ce qu'on appelle le protocole de base, qui permet de dire voilà on fait du Remote Viewing ou pas. Une fois qu'on est dans le protocole, après il y a des techniques qui existent, qui ont été développées sur chacun de ces points du protocole. Donc il y a des techniques de ciblage, il y a des techniques de viewing et il y a des techniques d'analyse.
D'accord. Le viewer lui se forme à des techniques de viewing, c'est-à-dire de décodage de l'information qui arrive via son intuition et donc il y a eu des travaux faits justement pour décoder les informations sans avoir des interruptions intempestives du mental, parce que le mental c'est un outil, il faut l'utiliser, il est là, il nous sert dans la vie tous les jours. Il revient toujours. Voilà, il revient toujours.
Il a tendance à être… On est surentraîné au niveau de l'utilisation de notre intellect, surtout en Occident, alors que l'intuition, généralement, peut développer. Donc il y a toujours le mental, l'intellect qui agit et même inconsciemment, va produire, va frelater les données, on va dire, qui arrivent, les données intuitives. Et donc il y a des techniques auxquelles le viewer doit se former pour être performant qui sont là pour, par exemple, notamment, lui permettre de mieux utiliser ses perceptions, de mieux utiliser ses sens, parce que quand on décrit quelque chose, on utilise nos sens, ce sont nos outils.
L'ouïe, la vue, le toucher, etc., le corps, tout ce qui est kinesthésique, c'est utile, et aussi la différenciation entre ce qu'on appelle les données brutes, donc les données