Pour ce faire, le surréalisme préconise d’ouvrir les vannes de l’inconscient et de travailler à l’élaboration d’une nouvelle déclaration des droits de l’homme ainsi qu’à la construction d’un mythe nouveau pour le XXème siècle. La Franc-Maçonnerie, pour sa part, travaille, de diverses manières selon les obédiences et les rites, au perfectionnement, sous toutes ses formes, de l’être humain. Elle a recours, pour atteindre ces objectifs, aux pratiques rituéliques et au symbolisme, en particulier. Or, il s’avère que les amis de Breton ont souvent utilisé le vocabulaire ou les symboles des maçons.

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Nombre de surréalistes ont même été Francs-Maçons, parfois de très haut niveau, et les principes et les modes de fonctionnement qui guident et structurent leur mouvement présentent de troublantes similitudes avec ceux de la Maçonnerie. D’ailleurs, un des plus proches compagnons de Breton (lui-même refusa cependant d’être initié), ne fut-il pas Pierre Mabille, haut dignitaire du Droit Humain ?
Et puis, il y a cet intérêt manifesté par Breton pour les figures de Martinès de Pasqually, le fondateur de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Cohen de l’Univers, Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe Inconnu qui donnera son nom au Martinisme ou René Guénon que dans les années 50 encore, il regrettait de n’avoir pas pu compter au nombre des premiers surréalistes ! Pour ne rien dire de son amitié avec des personnalités telles que Robert Ambelain ou Robert Amadou, bien connues dans les Ateliers …
Souhaitez-vous découvrir ces liens passionnants qui unissent "Surréalisme" et "Franc-maçonnerie" ? Réponses de Patrick Lepetit (auteur de "Surréalisme, parcours souterrain" Ed Dervy, 2012) dans cet exposé de 30 minutes enregistré au Forum 104.