Mais c’est d’un autre sujet dont il va être ici question. Quoique.

L’iconographie, au-delà d’une simple représentation en « image » : une voie d’accès pour la rencontre avec l’Ange ? « Angélophanie » avez-vous évoqué, cher Henry Corbin ?

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En 1976, Henry Corbin préfaçait la publication d’une thèse portant sur les représentations des anges à l’époque romane, XIIème et XIIIème siècle. Philippe Faure, historien de l’université d’Orléans, nous relate le contenu de ce texte : comment dans ce monde chrétien médiéval, cette « corporéité angélique » était acceptée et perçue. Comment ces images matérialisaient un chemin de perception « expérientielle, ou mentale » de ces formes spirituelles.
Une époque où deux influences majeures se distinguaient, avec d’une part l’héritage de Saint-Augustin, pour qui « la vision sans image était supérieure aux songes spirituels » et d’autre part celle, plus conciliante, de Denys l’Aréopagite selon lequel « Dieu demeurant inaccessible, la médiation sous forme d’image se révèle nécessaire »…

L’ange comme figuration spirituelle

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Cette « figura », figuration, voire transfiguration : souhaitez-vous découvrir ces textes et grands penseurs qui ont adapté la pensée grecque d’essence néo-platonicienne au monde chrétien et romain ?
Un véritable exercice d’équilibrisme dialectique entre « art » et « pouvoir » sur un filin atemporel puisqu’encore, au XXIème siècle, cette improbable possibilité  de rencontre parle au creux de l’oreille de chacun d’entre nous...