L'héritage mithraïque: christianisme et franc-maçonnerie

Kant affirmait que nous aurions pu être adeptes de Mithra sans la montée du christianisme : il n’avait certes pas tort. Dans cette conférence, nous constatons combien d’analogies existent entre le mithraïsme, le christianisme et contre toute attente… la franc-maçonnerie ! Que de symboles communs ! Que de rites semblables ! L’Eglise a bâti ses fondations sur les traditions méditerranéennes, sachant que le culte de Mithra était étendu à toute l’Europe.

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Nous entendons ainsi se dérouler notre histoire avec, peut-être, de l’étonnement, mais assurément avec beaucoup d’intérêt.

Vous ne connaissez pas la place privilégiée de cette divinité dans le panthéon zoroastrien ? Elle deviendra prépondérante au cours des siècles. Nos fondements indo-mésopotamiens sont mis en évidence et nos racines s’inscrivent très loin dans les Vedas et l’Avesta.

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Le "mythe" de la naissance de Jésus et celui de celle de Mithra sont similaires à bien d’autres traditions à travers la planète. La maçonnerie le reprendra à son compte, autrement mais effectivement*.
La description des temples, les dates des célébrations (25 décembre, équinoxes et solstices, etc.), l’omniprésence du ternaire, la hiérarchie, les correspondances avec l’alchimie, le sens du devoir et de la loyauté, le symbolisme des nombres (7 ou 14, par exemple) et des éléments, les phases des initiations.... Que de similitudes, que d’emprunts de l’Eglise au mithraïsme tels le baptême ou le port de la tiare perse, sans oublier de nombreux sites...
Dans les quelques textes mithraïques découverts, nous constatons que même les mots utilisés font écho à ceux du christianisme et de la franc-maçonnerie, en particulier la maçonnerie égyptienne. Nous apprenons, entre autres informations, pourquoi la France a adopté le coq et le bonnet phrygien. Bref, nous avons là une mine d’études approfondies qui donnent envie d’en savoir davantage.
Selon-vous, pour quelles raisons le culte de Mithra a-t-il disparu au 4ème siècle de notre ère ? Les raisons, imparables, apparaîtront au long de cet exposé de 54 minutes.

Extrait de la vidéo

Alors, qui était Mitra ? En sanscrit, Mitra se traduit par associé, allié, ami, traité. En iranien, cela signifie contrat, celui que l'on passe en engageant sa foi. Le dieu Mitra était nommé également rédempteur, sauveur et même messie, bon berger, la voie, la vérité et la lumière.

Comme Yeshua disait de lui-même qu'il était la voie, la vérité et la vie. Mitra est la personnification dans les Vedas d'Hormuz, le principe créateur. Il peut être assimilé aux Logos, aux verbes créateurs, voire aux grands architectes de l'univers. Il fait partie avec Ahura Mazda, dont il est émané et qu'il sert dans son royaume de lumière et de sagesse, et la déesse Anaïta, incarnation de la lune, d'une triade telle le Trémurti indien, Brahma, Vishnu, Shiva, la triade de Thèbes, Amon, Nut et Konsu, ou aux Iris, Isis et Aurus, celle de Manphis, Ptah, Bhutto et Ra, celle de la Grèce, évidemment, Zeus, Poséidon et Hadès.

Mais là, il n'y a pas de principe féminin, comme il n'y en aura pas dans la trinité chrétienne du Père, du Fils et de l'Esprit. Dans le rituel de Manphis-Misraïm, je vais beaucoup parler de ce rituel de Manphis-Misraïm, on relève ces phrases. A toi qui as constitué les êtres par ta parole, et plus loin, j'ai créé toutes les formes avec ma parole, alors qu'il n'y avait encore ni la terre ni le ciel. Ahura Mazda est l'équivalent de Brahma, le Dieu suprême, l'innommable.

Et Mitra est l'intermédiaire entre ce Dieu qui est de toute éternité, et la Création, comme Yeshua, était l'intermédiaire entre son Père et les hommes. Il veille à l'ordre et à l'harmonie de l'univers et à la protection des créatures. Mitra est donc la personnification du soleil au midi, et là encore, il va constituer une triade avec le Kaoutas, le soleil levant et joyeux, assimilé par les Grecs à Hélios, et le Kaoutopathès, le soleil couchant et triste, équivalent à Lantaros.

Nous retrouvons en Égypte cette différenciation des aspects du soleil. D'ailleurs, en 80 de notre ère, le poète Stas associe Mitra à Osiris. Mais la symbolique est encore plus complexe, puisque Varuna dans le Rig Veda incarne la violence ténébreuse et est associée au soleil couchant, tandis que Mitra, qui incarne la bienveillance lumineuse, est également associée à l'aurore, au lever du soleil, quand la lumière triomphe des ténèbres, étant bien entendu que les deux Asuras sont complémentaires.

Il est l'intelligence totale et lumineuse. Sans lui, tout ne serait que ténèbre. Il est le feu primordial, le point d'où serait issu le Bing Bang, contenant dans une tête d'épingle la totalité de ce qui est manifesté et non manifesté, microcosme et macrocosme. Le rituel cité dit de tout ce qui fut, est et sera.

Ou encore, je suis la source des existences et de tous les êtres, je suis hier et je connais demain. Également, je suis l'éternité, le temps, le devenir. Nous retrouvons cet équilibre avec Vishnu, l'ordinateur, et Shiva, le destructeur, tous deux indispensables à l'équilibre cosmique. Nous pouvons constater également que dans l'arbre des séphirotes de la Kabbale juive, née au 8e siècle de notre ère, nous trouvons ces triangulations à différents niveaux.

On pourrait citer maintes et maintes autres triades à travers les cultures et les civilisations de la planète. Dans l'Avesta, associé à Oura, Mazda, Mitra, est le Yasata, le Dharma, le bénéfique, l'ordinateur de l'univers, la source de l'énergie et de la lumière d'où est issue la vie, celui qui harmonise tout de par les mondes, pour citer toujours notre rituel. Il est l'esprit du bien et de la loi juste, de la fidélité à la parole donnée, des valeurs que les uns et les autres, vous pouvez retrouver.

Il est le juge des vivants et des morts à la fin des temps, tel l'archange Michel, Michael, nous reviendrons là-dessus tout à l'heure, la justice qui pèse les âmes chez les chrétiens, ou Osiris chez les égyptiens. Il est secondé pour cette tâche par Rasdou, comme Osiris, et par Mahat. Il est écrit également que l'œil de Mitra est le soleil, ce qui nous renvoie naturellement à l'œil de Ra ou à celui d'Horus.

Je voudrais préciser que Michel, avatar de Mitra, domine non le taureau, mais le dragon. Il ne le tue pas. Il le terrasse. Il l'apprivoise.

Dans le grand œuvre, ce dragon que l'Église a malheureusement assimilé au mâle, à Satan, est un des noms de la matière fixe et volatile associée. Nous connaissons la légende de la naissance de Mitra près d'une source, symbole de l'eau, abritée par un arbre, symbole de l'air dans sa ramure, avec les feuilles duquel il se constituait déshabillé. Il jaillit d'un rocher ou d'une grotte, symbole de la terre où nous marchons, toujours pour citer notre rituel, qui s'ouvrit pour l'enfer surgir à l'état adulte et non bébé, un bonnet phrygien attribué des mages et des sages sur la tête, une torche dans la main gauche, symbole du feu que nous portons aussi de la main gauche, un couteau dans la main droite.

Ceci se passa un 25 décembre, date du soleil renaissant. Dei natalis solis invicti. Sa mère était la déesse vierge Aditi, qui constitue avec Mitra et ses sept frères une énéade, les huit frères étant l'ogdoad retrouvé dans la tradition égyptienne. Le soleil lui demande alors par l'intermédiaire d'un corbeau, nous reviendrons sur le symbolisme du corbeau tout à l'heure, d'égorger le taureau primitif.

Mitra subjugue l'animal, signifiant ainsi le triomphe du soleil sur la lune que symbolisent les cornes en croissant. Du feu sur l'eau, de la lumière sur l'obscurité de l'ignorance. Le taureau est l'hiéroglyphe du grand œuvre. Il est de qualité chaude et solaire.

Vénéré par les égyptiens, on le retrouve dans l'épopée de Jason qui subjugue les taureaux pour les faire labourer le champ de Mars ou dans celle d'Hercule qui terrasse le taureau de l'île de Crète. Ne dit-on pas prendre le taureau par les cornes quand nous voulons signifier le travail intérieur à accomplir pour maîtriser en nous les instincts qui ne nous permettent pas de nous spiritualiser ? Quand nous apprivoisons le taureau ou le dragon, quand nous sommes les guerriers au sens bouddhiste du terme, alors la volonté prime sur l'imagination, la foi sur la croyance, la passivité, le subi, la paresse spirituelle.

Cette discipline que nous apprenons dans nos temples, chères aux mitraïstes, nous oriente vers la conscience, celle par laquelle l'homme est relié au divin, comme il est dit dans nos rituels égyptiens. Si Europe est enlevée par un taureau et que Pacifari est tombe amoureuse de cet animal, il semble que là s'ouvre un autre débat. Premier être vivant, créé par Ahura Mazda selon l'Avesta, c'est le sang de l'animal qui donne naissance à tous les êtres humains, malgré tous les efforts d'Ariman le Destructeur, équivalent, comme nous l'avons dit, de Varuna ou de Shiva dans les Vedas,

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