Du polythéisme de la psyché 2/5
Cet entretien constitue en quelque sorte un hommage à la pensée de James Hillman : l’interprétation qu’il fit du panthéon des dieux grecs et l’élaboration de ce qu’il nomma la psychologie archétypale, « ces forces impersonnelles qui sommeillent au plus profond de nous… ». Au contraire du Moi, de l’égo, de la personnalité, qui forment – sauf pathologie – une relative cohérence et unité, ces forces archétypales, aussi appelées énergies instinctives, sont multiples et divergentes.
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
Et c’est justement au Moi que revient la responsabilité de gérer ces énergies, de les canaliser, afin de s’humaniser dans un contexte sociétal donné.
Pour Jean-François Alizon, ce polythéisme n’est pas synonyme de désorganisation, mais bien de richesse et de profondeur.
Accompagné d’Eve Bertelle, Jean-François Alizon revient ici sur les grandes lignes qu’il avait consacrées à cette question dans son ouvrage Jung et le Christianisme (Ed. Empreintes, 2021).
Un entretien passionnant déconstruisant l’image d’un Dieu comme réalité univoque et réhabilitant la multiplicité qui est en nous et qu’il faut faire fructifier. Et point de départ d’une alchimie interne : conserver l’unité de la personnalité et la faire se concorder à la multiplicité de nos potentialités…
------------------
* Liste des cinq entretiens réunissant Jean-François Alizon et Eve Bertelle :
Film 1 : Le langage des symboles et des images
Film 2 : Du polythéisme de la psyché
Film 3 : De la vie de l’âme, du féminin et de l’instinctivité
Film 4 : Foi et expérience intérieure : la relation moi / Soi
Film 5 : Miracles, guérison et salut
Extrait de la vidéo
C'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important, c'est ce qu'il y a de plus important L'ambulance chrétienne avec le monothéisme avait d'une certaine manière réduit cette vision d'une psyché qui serait davantage à l'origine polythéiste et Jung dans son travail de psychiatre au contact de grands psychotiques a découvert justement la richesse de la psyché Tout à fait, c'est une expérience constante de voir des personnes qui sont envahies par des personnalités secondaires qui donc s'identifient tout d'un coup c'est classique d'aider Napoléon, mais de devenir une partie d'eux-mêmes sans qu'ils s'en rendent compte d'une certaine manière et donc dans le travail que Jung a fait avec ces malades, il les a amenés à se dire, à s'expliquer, à se parler ce qui était très important parce qu'à l'époque ses collègues remplissaient simplement des cases à celui-là il est un peu psychotique, un petit peu schizophrène, mais ça n'avançait pas grand chose donc en les écoutant, il a réussi à comprendre qu'il fallait arriver à organiser la relation entre le moi conscient, le renforcer ce moi conscient donc cette relation par rapport à toutes ces entités qui vivaient dans ces personnes une autre expérience qu'il a vécue assez profondément, c'est d'observer sa cousine qui était médium les spirites étaient très à la mode à la fin du 19e siècle, au début du 20e, Victor Hugo faisait tourner les tables et donc il s'est rendu compte que sa cousine, de temps en temps, quand elle était dans sa crise, prenait la voix de son grand-père et elle qui était une personnalité un peu phallote, gentille, qui aimait bien courir dans les magasins elle se mettait à prendre une voix très grave et à énoncer des vérités éternelles, ce qui ne lui allait pas du tout donc il s'est vraiment rendu compte qu'il pouvait y avoir cette inhabitation, il appelait ça complexe autonome parce que c'était clair que si elle avait besoin de se référer à cette image de son grand-père c'est qu'il y avait quelque chose dans la relation avec ce grand-père qui n'était pas tout à fait clair et qui fait qu'il revenait, qu'il vivait en lui d'une certaine manière ce complexe autonome vivait en elle, le grand-père c'est pour ça qu'il appelait ça complexe autonome parce que indépendant dans leur manière d'être de celle du moi la volonté du moi étant incapable de gérer la plupart du temps ces dynamismes qu'il y avait dans la psyché l'image qui me vient c'est l'image de la nef au fou, tu sais c'est une espèce de bateau et quand il n'y a pas vraiment de capitaine à bord et que tout va à volo chacun joue sa partition dans son coin mais il n'y a pas de collaboration intérieure, il n'y a pas de connaissance des uns des autres pas d'organisation du travail donc la psyché au départ elle ressemble plutôt à ça le polythéisme soulignant l'aspect un peu désorganisé comme un espace psychique habité par des tas d'entités différentes, divergentes, contradictoires c'est ça, je pense que c'est bien, c'est important de bien montrer que Jung considère que l'homme en naissant naît avec une infinité de possibles c'est pas du tout la tabula rasa des rationalistes c'est beaucoup plus un foisonnement de capacités, de potentialités avec plus ou moins d'énergie et c'est le milieu qui va permettre à ces différentes potentialités de se réaliser ou pas et le moi va apprendre à gérer toutes les énergies instinctives en particulier pour pouvoir s'humaniser dans le contexte sociétal et mutuel oui le moi il a vraiment un travail de chef d'orchestre et de régulateur en tout cas notre intérêt à chacun c'est d'avoir un en tout cas c'est ce qui se dit dans la culture occidentale et pas forcément dans la culture orientale où il parle plutôt de dissolution du moi mais en tout cas chez nous on considère que c'est très important effectivement que le moi devienne quelque chose de solide, un socle un peu comme le mât du bateau ou en tout cas quelque chose de solide qui va pouvoir tenir tout ce foisonnement intérieur je ne sais pas si on peut parler de mât, je dirais plutôt un contenant un contenant, une peau c'est ce Didier Anzieux qui parlait du moi peau moi j'irais les deux, le mât et le contenant, l'axe et en même temps le...
ce qui est très riche c'est de voir qu'à tout âge on peut disposer de tout ce matériel et qu'il faut avoir simplement cette idée qu'il y a une ouverture possible vis-à-vis de toutes ces possibilités de vie et plus on fait fonctionner ces éléments en nous, plus on se porte