Vers une Tradition universelle ? Le scénario
Jean-Louis Brun étudie le « Livre des changements » chinois (le Yi King ou Yi Jing) depuis de nombreuses années et a tenté de percer son mystère. En effet, depuis vingt-quatre siècles, ce livre, composé de soixante-quatre hexagrammes, apparaît comme un « dictionnaire en désordre ». Personne n’est parvenu jusqu’à présent à déchiffrer son ordonnancement.
Grâce à une propriété mathématique que l’auteur a découverte, une explication cohérente, simple, nous est donnée et les huit trigrammes que sont : TERRE, CIEL, MONTAGNE, LAC, EAU, FEU, VENT-BOIS et FOUDRE forment non seulement un rouage logique pour comprendre ce livre, mais encore lève le voile sur un scénario initiatique qui englobe plus de quinze mythes, légendes, prophéties, rituels qui se répartissent sur les cinq continents et s’étalent sur quarante-et-un siècles.
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Quels points communs peuvent avoir le Mithriacisme, le Mythe d’Isis, la Genèse Sumérienne, le Tarot de Marseille, les Pygmées Fans, un mythe Maori, la Légende de Chulupi (Amérindiens du sud) et le Mythe de la création d’Arikara (Amérindiens du nord), les Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz, la Franc-maçonnerie, le Mahabharata… ainsi que le Tarot de Marseille ?
A travers un scénario de huit pictogrammes associant deux trigrammes issus du Yi-Jing, Jean-Louis Brun nous donne à méditer une représentation cohérente du monde sensible et de ce qui l’a précédé…


Sommes-nous en présence d’un schéma représentant la Tradition Primordiale ? D’archétypes ? Est-ce que l’auteur a trouvé la clef qui, comme l'écrivait Cornelius Agrippa (XVème siècle) : « celui qui saura allier les nombres de l’énumération avec les nombres divins, et qui saura les harmoniser, celui-là connaîtra d’admirables secrets » ?... A vous de vous faire une idée dans cet exposé de 65 minutes.

Extrait de la vidéo
Alors les travaux que je vais vous présenter ont fait l'objet de mesures de protection juridique, dépôt de manuscrits à la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, dépôt d'huissiers et euros d'attache dans 163 pays et publication d'un algorithme dans deux revues amateurs et professionnels. De quoi allons-nous parler ? Nous allons parler d'un scénario qui est commun aux mythes et aux légendes de tous les continents depuis plus de 40 siècles pour les plus anciens.
C'est une histoire qui est racontée par une simple succession de huit symboles. Ce dont nous allons parler c'est le résultat de six ans de recherche. Au départ, le Yijing ou Yiking, on prononce l'un ou l'autre, les Chinois disent Yijing, qui est le livre chinois des changements. Et ce Yijing est une sorte de dictionnaire en désordre.
C'est un livre qui est présenté depuis 24 siècles et on le sait depuis peu dans un ordre qui est toujours le même et qui est ou qui était inexpliqué. Alors pour vous donner une idée, le nombre de possibilités pour ordonner les 64 chapitres ou hexagrammes du Yijing, c'est 1,27 10 puissance 89. Alors les mathématiciens le savent, c'est à peu près un 1 suivi de 89 0. C'est un nombre absolument inimaginable.
Imaginez toute la sphère de l'univers observable. Cette sphère a un diamètre de 24 milliards d'années-lumière, c'est-à-dire la lumière qui met une seconde pour aller de la Terre à la Lune, met 24 milliards d'années à traverser cette sphère. Et ça c'est l'univers que l'on peut observer. Eh bien, le nombre de grains de sable d'un tiers de millimètre de diamètre que l'on pourrait faire entrer dans cette sphère, c'est à peu près le nombre de combinaisons possibles, d'ordres possibles pour ce livre.
Et parmi tous ces ordres, un seul s'est maintenu depuis 24 siècles, sans être expliqué. Alors, par hasard, alors que je travaillais justement sur ces symboles que sont les hexagrammes dans le Yijing, j'ai découvert une propriété mathématique remarquable dans cet ordre, qui n'avait pas été notée jusque là à ma connaissance. Et cette propriété rejoignait les conclusions de certaines équipes de recherche soviétiques qui avaient constaté un petit peu la même chose dans d'autres vieux livres chinois, qui ne sont pas le Yijing, mais qui sont ce qu'on appelle des classiques chinois, notamment des livres de mathématiques.
Et cette propriété m'a fourni la clé qui m'a permis de proposer une explication intégrale à l'ordre des hexagrammes du Yijing. Le fruit de ces recherches, c'est un livre que j'ai publié en juin 2009 qui s'appelle « Yijing, un chemin initiatique » aux éditions Vega. Or, ce scénario de huit symboles que nous allons voir tout à l'heure, eh bien, il n'élucide pas seulement l'ordre du Yijing, et je me suis rendu compte ensuite qu'il est une clé de lecture, une clé de décodage, un scénario présent dans une quinzaine de mythes et de légendes, ou de documents, ou de textes sacrés, ou de rituels initiatiques sur tous les continents, et les plus anciens parmi eux auraient 41 siècles.
Nous le retrouvons donc, sur la carte que j'en ai fait, nous le retrouvons donc dans un texte d'alchimie rosicrucien en Allemagne au XVIIe siècle, dans le tarot de Marseille, qui aurait, alors là on n'a pas de version officielle, mais qui daterait du IVe ou du Ve siècle après Jésus-Christ, dans le rituel maçonnique que l'on dit continental, qui date officiellement du XVIIIe siècle, mais dont les contenus sont bien plus anciens, dans une certaine version des travaux d'Hercule, donc une mythologie qui remonte entre le IXe et le XIIe siècle avant Jésus-Christ, dans le mitriacisme, qui date du Ier siècle avant Jésus-Christ, dans une légende africaine chez les pygmées Fang au Gabon, dans le mythe d'Isis, la version rapportée par Plutarch, donc qui date du Ier siècle, dans la genèse sumérienne, qui aurait 41 siècles d'existence en tant que récit, dans l'évangile de Saint Jean, qui date du Ier siècle après Jésus-Christ, dans un épisode du Mahabharata indien, qui lui date du Ve au IIe siècle avant Jésus-Christ, dans un mythe Māori, qui aurait 35 siècles d'existence, dans un mythe de création nord-américain, les Indiennes d'Amérique du Nord, les Arikara, qui vivent dans le Dakota, et dans un mythe sud-américain, chez les Indiennes Chulupi, dans ce qu'on appelle aujourd'hui le Paraguay.
Ce que je vous propose, c'est de découvrir ces mythes, ces rites, ces légendes, à travers cette clé de lecture, pour constater qu'on y retrouve toujours le même scénario. Alors dans une première partie, dans cette partie-là, nous allons découvrir le chemin initiatique que forment ces huit symboles dans l'ordre dans lequel ils se présentent. Et puis nous constaterons sa présence dans tous ces mythes et légendes dans le monde entier.
Et je présenterai également le mécanisme qui a pu créer ce scénario, parce que ce scénario n'est pas sorti de rien. Le I Ching nous montre comment il a été créé, à partir de diagrammes cosmologiques très simples, en deux étapes. Le tout tient en dix minutes. Je voulais citer comme ligne directrice de mon travail le professeur Snodgrass, qui a fait une préface au livre « La porte du ciel » de Kumaraswamy.
Ce professeur explique l'intérêt d'une démarche qui est aujourd'hui plutôt bannie par l'université, qui est l'étude comparative. Je cite « Le procédé de la compilation comparative n'est pas un simple étalage d'érudition, mais sert un double but. Premièrement, il s'agit de démontrer la récurrence, dans nombre de cultures différentes, de même type de mythes, de rituels et de symbolismes. Deuxièmement, la comparaison d'exemples, ainsi mise en corrélation, sert à démontrer le lien existant entre les symboles.
» C'est un petit peu ça le fil directeur de cette recherche, qui est très clairement de l'étude comparative, qui n'est pas universitaire, mais qui se démontre très bien. Alors, allons-y. Maintenant, découvrons le scénario en question à travers les huit symboles qui le constituent. Huit symboles qui sont, je dirais plutôt des tableaux symboliques formés de petits pictogrammes, vous allez voir.
Alors, pour les amateurs de hygiène, ce sont des hexagrammes. Simplement, j'ai transformé les trigrammes qui forment les hexagrammes en petits pictogrammes, parce que je tenais à pouvoir partager ces travaux, pas seulement avec des gens qui savent lire les hexagrammes et les trigrammes, mais avec tout le monde. Et par conséquent, j'ai créé ces pictogrammes pour que ce soit compréhensible par tout le monde.
Alors, la première étape, qu'est-ce que c'est la première étape ? Eh bien, le scénario commence par l'image d'une coupe au-dessus de l'eau, ou d'un lac au-dessus de l'eau, c'est un contenant de toute façon. L'image exprime une coupe qui se vide. Alors, la coupe elle-même, qu'est-ce que c'est ?
La coupe, c'est un symbole du cœur. C'est un symbole de la matière tournée vers le ciel, celle qui peut