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"Confrontation" ou "dialogue" avec l’inconscient ?

Ces visions occasionnent souvent, il est vrai, pour le sujet-témoin, le sentiment de devenir fou ou d’être victime d’attaques d’entités démoniaques. Tel fut le cas de Carl-Gustav Jung, en 1913, à l’âge de trente-neuf ans, notamment à la suite de sa rupture avec Freud et cela, concomitamment aux prémices de ce qui allait devenir la première Guerre Mondiale. Un conflit dont personne n’anticipait l’étendue mais que Jung visualisait par ces "images intérieures", terrifiantes et prémonitoires, où des flots de sang recouvraient les plaines d’Europe….

Images intérieures et prémonitions

Pour ceux et celles qui, aussi, sont témoins-victimes de ces visions angoissantes, visions qui pourraient instiller en eux une sorte de doute quant à l’éventualité de réserver une place dans un hôpital psychiatrique, Marie-Louise von Franz* apporte justement une explication salvatrice : "lorsque quelque-chose monte de l’inconscient, son premier impact sur la conscience est toujours démoniaque…". Quel soulagement, certainement, pour certains d’entre nous !
Mais alors : pourquoi ressentir une telle terreur? Il est normal de le percevoir comme tel, puisque ce dialogue menace la conscience.
Et alors : pourquoi entamer un tel travail ? Parce que le point de départ de ce travail, c’est bien souvent une grande souffrance, et que l’inconscient est un merveilleux médecin pour panser ces blessures.
Souhaitez-vous donc comprendre comment Jung est parvenu à réhabiliter, scientifiquement, au début du XXème siècle ce dialogue avec "ce" quelque-chose de supérieur à notre "moi-conscient", une tentative de dialogue que l’on peut aisément transposer

avec les forces de la Nature, le chamanisme ou la mystique ?

Un échange passionnant réunissant Monique Bacchetta (directrice de La Fontaine de Pierre, maison d’édition spécialisée dans la diffusion des ouvrages du psychiatre Carl-Gustav Jung et de ses proches collaborateurs) à Frédéric Blanc.


* les travaux de Marie-Louise von Franz et de Barbara Hannah, proches de Carl-Gustav Jung,
constituent les deux piliers du travail sur l’imagination active.