La tradition Hermétique dans la Franc-Maçonnerie
Etes-vous agacé de ce vernis sirupeux que véhiculent nos grands médias sur une Franc-Maçonnerie présentée comme "light", soucieuse du "vivre ensemble", de "l'idéal républicain", bref de tous ces sujets horizontaux ?
Cet exposé est fait pour vous ! Patrick Rivière est un homme de conviction et de transmission.
Alchimiste, historien des religions, franc-maçon engagé dans le courant Memphis Misraïm (filiation Gérard Kloppel, 1940-2008), il se propose ici non pas de gloser sur une maçonnerie de façade mais bel et bien de tenter de lever un voile sur son sanctuaire…
Une approche verticale, et directe. Avis aux amateurs des grands sommets !
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
Le Graal des franc-maçons, leur "secret des secrets" : l’Arcana Arcanorum
"La mythologie gréco-égyptienne contient les secrets de la nature !" nous dit Patrick Rivière. Ainsi à l’instar de la philosophie stoïcienne qui exhortait ses praticiens à des exercices de méditation conduisant à vivre "en accord avec la nature et la raison", Patrick Rivière nous invite à remonter à ce qu’il considère être la source principielle de l’Initiation, à savoir le dieu gréco-égyptien Thot Hermès.


Ainsi, au fil de différents pays, la France naturellement, mais aussi l’Ecosse avec la loge Kilwinning, l’Allemagne avec la Stricte Observance Templière, l’Italie avec Garibaldi et Cagliostro, au fil des différents rites qui composent la Franc-maconnerie, Rite Ecossais Ancien et Accepté, Rite Ecossais Rectifié, Misraïm puis Memphis-Misraïm, Patrick Rivière nous rappelle la constance de la sagesse trine.
Corps, Ame, Esprit
Une sagesse que l’on peut lire sur un plan alchimique "Soufre, Sel, Mercure" - la métaboliser dans une perspective anthropomorphique "Corps, Ame, Esprit" - la lire de manière allégorique "Force, Sagesse et Beauté" - ou plus communément la rattacher à ta trinité chrétienne.
Patrick Rivière se plait à lever le voile, étymologiquement "dévoiler" la carapace sensible qui nous écarte des réalités intelligibles.
Dans son exposé, il n’omettra pas de souligner l’importance que certains groupes qu’il qualifie de paramaçonniques, telles que la Rose-Croix d’Or, le Baron Tschoudy, le Cosmopolite, ou encore Les Illuminés d’Avignon ont pu avoir dans la recherche et la réactualisation de ces mystères gréco-égyptiens. Le livre "les Fables égyptiennes et grecques dévoilées" de Dom Pernety figure en bonne place dans les nombreuses références qu’il cite.
Patrick Rivière ira même jusqu’à nous révéler une caractéristique inédite de la lettre "G" qui trône au milieu de l’Etoile Flamboyante, symbole emblématique de la franc-maçonnerie.
Bien que notre auteur se base sur des historiens de renom (Jean-Marie Ragon, René le Forestier), certaines des perspectives qu’il octroie à la franc-maçonnerie ("la réalisation du corps de gloire", "la communication éonnique") ne manqueront pas de surprendre les jeunes maçons, ou de faire littéralement tomber de leur chaise les plus anciens, tenants d’une maçonnerie immuable et rationnelle (andersonnienne ?).
Quoiqu’il en soit, Patrick Rivière nous démontre ici que malgré les tentatives appuyées des thuriféraires de la pensée unique : la franc-maçonnerie se conjugue au pluriel ; et comme dit l’adage : la maison de mon père comporte de nombreuses demeures…. !
Extrait de la vidéo
Tradition hémertique dans la franc-maçonnerie Tradition hémertique dans la franc-maçonnerie. Alors, nous allons voir brièvement la présence de la tradition hémertique dans la franc-maçonnerie, tant au niveau des rites eux-mêmes que de certains symboles, hormons ceci. Cependant, évidemment, nous ne prétendons pas être exhaustifs ici car le temps nous manque, ça, assurément, dans cette très très brève intervention.
Alors, premier rite, le rite de maçonnerie philosophique ou mystique des philalètes, ou amis de la vérité. Constitué à Paris en 1779 par Savalette de Lange, qui s'inspira depuis 1773 de sa loge Les Amis Réunis et de ses travaux alchimico-théurgiques. Les hauts grâts des rituels martinésistes, donc de Martinez de Pasqually, de l'ordre des chevaliers élus cohènes, voire des réo-crois, mis en place par le frère Martinez de Pasqually, visant donc à la réintégration spirituelle de l'être, avaient servi à la constitution de l'ordre des philalètes.
Philalètes qui veut dire, donc, alétheia, philos alétheia, donc les amis de la vérité. On peut établir la transposition avec les philadelphes, dans la mesure où le rite primitif des philalètes fut rénové en 1779 à Narbonne, dans la loge dite des philadelphes. Voilà. Le rite primitif de Narbonne, dit des philadelphes, développé à Narbonne en 1780, où Gabriel Mathieu Marconis de Negres, fondateur, donc, du rite de Memphis, plus tard, était membre de l'atelier.
Il s'est structuré dès 1759 à Prague, sous la direction du vicomte chef de biens des Greffoyes, et le rite primitif de Narbonne s'élevait jusqu'à un quatrième chapitre, dit chapitre Fraternité-Rosecroix du Grand Rosaire, exclusivement dédié à l'hermétisme, exclusivement dédié à l'hermétisme, opératif d'alchimie, visant à la réintégration spirituelle de l'être. Donc, si vous dire les préoccupations, c'est pas simplement des brûleurs de charbon, c'est l'alchimie dans toute son exception la plus noble, c'est-à-dire, en fait, l'alchimie opérative et l'alchimie interne, bien évidemment.
Le rite fut établi dans la loge fondée en 1779 par le vicomte avec ses six fils, et c'est d'ailleurs surtout sous l'impulsion d'un de ceux-ci, chef de biens d'Armissant, que le rite prit de l'essor, puis bien qu'affilié au Grand-Orient en 1806, ne tarda pas à s'éteindre, hélas. Mais il y eut une sorte de continuité, et cette continuité s'effectua justement dans le rite de Memphis Mizrahim. Mais avant cela, il y eut également donc l'académie des vrais maçons de Montpellier, renvoi au chapitre créé en 1778 à Avignon, et qui sera transféré à Montpellier par le marquis des Greffeuil, cousin des chefs de biens, dont les travaux visaient particulièrement l'hermétisme et l'alchimie opératives visant à la réalisation du grand oeuvre, encore une fois, dans toute l'acception du terme, voie externe et voie interne.
Il y eut également l'ordre royal du silence des architectes africains, dit aussi rite du krata repora. Fondée à Berlin en 1760 par le baron Carl Friedrich von Koppeln, membre de la S.O.T. la stricte observance templiaire, instituée sous les auspices de Frédéric II le Grand, en 1767, von Koppeln signera, avec W.H. Immann, le krata repora, ou initiation aux anciens mystères des prêtres d'Egypte.
Publié en Allemagne en 1770, le rite comportait sept degrés ou grades, Pastophoris, Neochoris, Melanoris, Christophoris, Balaathé. L'astronome devant la porte des dieux, Propheta ou Safenath Panka, l'homme qui connaît les mystères. Voilà les différents degrés. Jean-Marie Ragon, historien de la franc-maçonnerie et maçon notoire bien connu, reconnaît à ce rite introduit par la suite en France une structure en onze grades.
Les quatrièmes, architectes ou apprentis des secrets égyptiens. Cinquièmes, initiés aux secrets égyptiens. Et huitièmes, maîtres des secrets égyptiens. Ces rites reposaient directement sur l'hermétisme alchimico-théurgique égyptien.
Alchimie et théurgie, cette fois-ci, n'habitent de concert. Avec pour intermédiaire, bien sûr, la science des astres. La science des astres, l'astrologie, évidemment. Ce rite fut développé en France par le franc-maçon bilingue Kuhn, proche de Jean-Baptiste Villermose, lui-même réformateur, astrict observant de Stamplia et, justement, à l'origine du rite écossais rectifié.
Le texte du Krater Opoa fut publié en français par le frère Bayol, en 1821, qui appartenait à la loge des Trinosophes. Trinosophia. Les trois, la sagesse trine. Toujours les trois.
Mercure, souffre et sel. Esprit, âme et corps. Puis a présidé le frère Jean-Marie Ragon, le marquis de chef de biens, fils du vicomte d'Armissant, fut l'un des membres éminents de l'ordre. Le rite, maintenant, des Illuminés d'Avignon, d'Antoine-Joseph Pernetti, dont Pernetti, le fameux auteur, finalement, du dictionnaire mytho-hermétique et des fables grecques et égyptiennes dévoilées.
S'il vous plaît, dévoilées. Ce qui ne fait que revenir à la conception stoïcienne que j'évoquais tout à l'heure, c'est-à-dire que la mythologie géco-égyptienne contient les secrets de la nature. D'accord ? Puisqu'en fait, elle fait allusion aux différents principes qui existent dans la nature.
C'est bien de ça dont il s'agit. Alors, on lui dit que ce rite, il tient une place à part, car il ne rentre pas dans le champ des rites comprement maçonniques. C'est un peu une maçonnerie extérieure. Elle ne développe aucunement le rite hermétique attesté pourtant à Avignon en 1774.
Mais de nombreux historiens de la franc-maçonnerie soutèrent cependant le contraire, allant de Jean-Marie Ragon, toujours, à, par exemple, Jean Bricot, que l'on connaît au XXe siècle, et qui était un gnostique martiniste, qui a aussi été un frère d'un fils misérable. Ce rite hermétique, ou rite écossais d'Avignon, depuis la loge Saint-Jean d'Écosse, sera aux origines de la mère loge écossaise de France en XIV grade, se terminant par le grand et sublime chevalier de l'étoile flamboyante.
C'est-à-dire, en fait, avec le G, bien sûr, au centre de l'étoile flamboyante. Les références à l'hermétisme et à l'alchimie opérative étaient ici parfaitement évidentes et précises. Le baron de Tchoudi s'en inspira dans son rite de l'étoile flamboyante, dont étaient membres certains des premiers philalètes, et Charles Jey, né en 1753, deviendra le grand maître ad vitam du Temple du Soleil, des philosophes inconnus.
Assisté par Lachaud, le rituel s'inspirait des écrits alchimiques de l'écossais Alexandre Céthon. Et de ceux de son continuateur, Michel Sandivogius. En fait, vous savez que les deux utilisent le pseudonyme du cosmopolite. Le cosmopolite, l'alchimiste connu sous le nom du cosmopolite.