Louis-Claude de Saint-Martin et la Franc-maçonnerie au XVIIIème siècle 1/2

Jean-Marc Vivenza  évoque la place du Philosophe Inconnu au sein de la Franc-Maçonnerie du XVIIIème siècle et nous livre une vaste fresque chronologique et biographique du parcours initiatique que vécut le théosophe d’Ambroise.

Ses débuts au sein des Elus–Cohens alors qu’il séjournait à Foix dans un régiment d’infanterie. Son accession au grade ultime de Réau-Croix en 1772 suivie du  départ de son Maître, Martines de Pasqually, le laissant seul, à la tête des Elus-Cohens. Sa première rencontre avec Jean-Baptiste Willermoz et leurs efforts conjoints visant à rectifier la Franc-Maçonnerie d’alors, dans ce qui allait devenir, le RER : Régime Ecossais Rectifié.

Par la lecture de nombreux extraits de la correspondance de Saint-Martin, Jean-Marc Vivenza nous en  offre un éclairage inédit : drôle, parfois corrosif et très critique envers la Franc-Maçonnerie de son époque.

Louis-Claude de Saint-Martin consacra sa vie et ses écrits afin que les hommes et femmes de désir prennent conscience des signatures divines qui résident dans la nature ainsi qu’en chacun de nous… Souhaitez-vous vous familiariser avec la pensée de ce théosophe ? Vous intéressez-vous à la doctrine de la réintégration ?

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Ces deux volets de 50 minutes filmés à Toulon lors du colloque « Martinisme et Franc-maçonnerie » organisé par la Librairie de la Table d'Hermes vous y aideront !

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Extrait de la vidéo

pour aborder ce début d'après-midi, au moment où les nourritures terrestres ont compensé nos appétits dans nos estomacs. Et je pense que c'est une bonne chose pour aborder ce débat et pour aborder ce débat et pour aborder ce débat et pour aborder ce débat et pour aborder ce débat pour aborder, donc, la place et en même temps la relation de Louis-Claude de Saint-Martin à la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle.

C'est un sujet vaste, passionnant, qui va nous donner, dans un premier temps, de faire un bond dans l'histoire, c'est-à-dire nous replacer dans ce XVIIIe siècle où Louis-Claude de Saint-Martin apparaît et à l'intérieur duquel il va tracer un itinéraire tout à la fois passionnant pour ce qui le concerne, lui, à titre individuel, mais également pour ce qu'il va mettre à jour, dévoiler, développer, du point de vue des structures, même, du parcours initiatique.

Et on sait que le XVIIIe siècle, à cet égard, est un siècle de choix. C'est peut-être même le siècle par excellence où ces différentes structures vont se développer. Saint-Martin est né le 18 janvier 1743. Il aura été un étudiant malheureux, mais il a eu cette phrase que je trouve remarquable et qui fait part de ce qu'il aurait souhaité être, du point de vue de son existence, et qui est ainsi formulée, que ce soit pour l'âme ou pour le corps, j'aurais aimé être soit évêque, soit médecin, car ce sont les deux états, les deux seuls états, où l'on puisse faire le bien pur et s'ennuire à personne.

On sait depuis que ces deux états ont pu parfois provoquer quelques difficultés. Et cependant, du bien, Louis-Claude de Saint-Martin va en faire, et plus qu'il n'est peut-être imaginable pour ses contemporains, et pour nous, nous en sommes aperçus à l'écoute de conférenciers précédents, à bien pour les esprits de ceux qui sont en quête des essences véritables de la vérité, souvent en raison des conditions même de ce monde un peu caché et secrète.

Comment Saint-Martin va aborder, puisque c'est le sujet de cette communication, la franc-maçonnerie, parce qu'il y aurait tellement à dire sur Saint-Martin que l'on pourrait s'attarder un instant sur son enfance et son adolescence ? Il va la découvrir assez tôt, puisque, d'après les éléments que nous possédons, il semblerait qu'après avoir eu une carrière assez courte dans le droit, puisqu'il avait avoué, après avoir été reçu avocat à Tours, à son père qu'il lui était impossible de plaider, dans la mesure où il ne pouvait se résoudre à plaider des causes dont il savait qu'elles étaient injustes.

Évidemment, pour un avocat, c'est un peu délicat, puisqu'il est au service de son client, et donc ce brave Saint-Martin se voit dirigé vers la carrière des armes par le duc de Choiseul, son protecteur, et il va donc, puisqu'à l'époque, la vie de garnison offrait de nombreuses distractions, intégrer le régiment de foie à l'infanterie, à l'intérieur duquel, pour lui, vont s'ouvrir, finalement, les portes qui vont lui donner d'entrer dans cette fameuse carrière qu'il espérait sans pouvoir la nommer et la connaître.

Il dit, d'ailleurs, ceci par rapport à cette carrière. C'était en 1765, quelques jours après mon arrivée dans le régiment. On me distingua, entre mes camarades et mon capitaine, 20 à moi sur la place du château. Il me fit quelques questions auxquelles je répondis du mieux, selon les faibles connaissances que j'avais à l'époque.

Il fut assez content. Et dans peu de jours, on m'ouvrit toutes les portes que je pouvais désirer. Quelles sont ces portes ? Eh bien, d'après le témoignage sur ces sujets, Saint-Martin est resté plutôt discret sur les premiers moments de sa carrière maçonnique.

Donc, d'après les premiers éléments dont nous pouvons disposer, qui viennent de Jean-Baptiste Villermose, et qui assurent, dans un texte, que Saint-Martin aurait été reçu en loge avant même son entrée chez les élus cohènes et dans une loge qui aurait pu avoir pour nom, je mets ça au conditionnel, car nous manquons de documents. Ce ne sont que des sources issues de ce que Villermose a raconté. Dans une loge appelée la Concorde, située à l'orient de Tours, dont le vénérable maître était un ami de la famille Saint-Martin.

Ce qui est certain, en revanche, et ce sur quoi nous pouvons nous fonder, c'est qu'à l'intérieur de ce régiment, le foin infanterie, il y avait une loge. Une loge dirigée par Capitaine de Grainville, capitaine, donc, de Saint-Martin. Une loge dont le nom était Josué. Et dans cette loge, on se livrait, évidemment, aux activités classiques de la maçonnerie, mais, et c'est là tout l'intérêt, cet atelier était rattaché à Martinez de Pasqualier.

Car, et c'est là que les vues de la Divine Providence ont dû porter un oeil attentif sur les destinées de Saint-Martin, les membres de cette loge militaire rattachée au régiment de foin infanterie étaient, en réalité, à l'école de Martinez de Pasqualier. Et cette loge Josué était, en quelque sorte, l'antichambre des premiers grades, que l'on nomme bleus, du point de vue symbolique, de l'ordre, des élus coréennes, qui étaient, effectivement, structurés comme un ordre maçonnique.

Et Saint-Martin va réaliser un certain parcours à l'intérieur de cette loge Josué. L'avis de régiment lui laisse de nombreuses possibilités,

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