Les clés du Symbole Perdu
Robert Langdon, le désormais très célèbre professeur de symbologie de Harvard, après ses enquêtes dans "le Da Vinci Code" et "Anges et Démons", revient dans "Le Symbole Perdu" le dernier ouvrage de Dan Brown. Dans ce dernier thriller, le professeur est appelé à Washington par son ami Peter Salomon pour parler des origines ésotériques de la capitale américaine. Sur place, Robert Langdon est accueilli par un étrange personnage et découvre que son ami a disparu. La course contre le temps engagée par le héros (douze heures) pour retrouver son ami Peter Salomon se transforme alors en véritable chemin initiatique: rassemblement des outils, ouverture à la connaissance, mort symbolique.
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L'auteur américain non seulement dissémine l'intrigue de symboles issus de l'univers de la franc-maçonnerie et démonte nombre de clichés chers aux pourfendeurs anti-maçonniques mais aussi, dans les dernières cinquante pages, se lance dans un véritable plaidoyer en faveur de cet ordre initiatique (auquel Dan Brown n’appartient pas, selon ses dires).
Dans cet exposé, pour l'écrivain et traducteur Arnaud d'Apremont, il ne s'agit pas tant de décoder l'oeuvre de Dan Brown que de rendre intelligible l'utilisation que l'auteur fait des symboles et des clés inspirés par la franc-maçonnerie. Il s'agit également de souligner les références évidentes à la Clé d'Hiram de Robert Lomas et d'apporter un éclairage accessible à tous sur cet univers considéré secret. 

Quel enseignement peut-on tirer du livre de Dan Brown? Comment l'utiliser? Donne-t-il une image erronée de cette fraternité? Peut-il être considéré comme une porte d'entrée adéquate au monde de la franc-maçonnerie?
Réponses dans cet exposé de 38 minutes où Arnaud d'Apremont réconcilie avec intelligence connaissance ésotérique et culture populaire.
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Extrait de la vidéo
Ce n'est un secret pour personne que le dernier livre de Dan Brown traitait de l'afro-maçonnerie.
Lorsque le livre a été annoncé, ça a été pendant très longtemps une sorte d'arlésienne, on ne savait pas s'il allait sortir, puisque dès le lendemain quasiment du 26 août, il annonçait que son prochain livre traiterait de l'afro-maçonnerie, qu'il s'appellerait La Clé de Salomon, et on n'a plus rien vu venir pendant 6 années.
Alors c'est vrai que pendant ces 6 années, il y a eu beaucoup de discussions, beaucoup de fantasmes autour de ce que pouvait être ce livre, on s'est demandé même si des films comme Benjamin Gates, qui traitait plus ou moins du même sujet, n'avaient pas coupé l'herbe sous le pied de Dan Brown, et puis tout d'un coup, on eut la surprise de découvrir que le livre de Dan Brown allait bien sortir, qu'il allait sortir avec un tout autre titre, Le Symbole Perdu.
Là, son éditeur a tenu en haleine les publics, et différents publics ont commencé éventuellement à s'inquiéter.
Alors je dois dire que le livre de Dan Brown, bien sûr, je l'attendais, la thématique du livre de Dan Brown m'intéressait, et elle m'intéressait à plus d'un titre, et notamment parce que j'ai une certaine proximité avec l'auteur Robert Lomas, qui est l'auteur de La Clé d'Iram, et il était certain que le Da Vinci Code, notamment, ou d'autres livres de Dan Brown, avaient puisé Chilomas.
Chilomas, et dans les différents éléments qui étaient fournis sur l'éventuelle Clé de Salomon, on pouvait penser que Robert Lomas allait être encore l'inspirateur, puisqu'on pensait notamment que la thématique pouvait se trouver autour de l'île de Rosslyn, de Washington.
Donc Rosslyn repensait en tout cas à ces thèmes, et puis le titre, La Clé de Salomon, ne manquait pas d'évoquer La Clé d'Iram, qui était le bercelaire de Robert Lomas.
Différents publics s'inquiétaient de ce que pouvait éventuellement dire Dan Brown dans cet ouvrage, et notamment, est-ce que la franc-maçonnerie n'allait pas remplacer l'opus Dei pour ce qui était de ce nouveau thriller ?
Au regard des relations qu'entretenait ce que j'en pressentais, en tout cas, Brown et Lomas, je n'avais pas lieu de trop, trop, trop, trop m'inquiéter.
En quoi, l'ouvrage tel qu'il s'est présenté a été quand même une certaine surprise.
Je reviendrai un peu plus tard sur la relation entre Lomas et Brown, parce qu'elle a son importance par rapport à ce livre, mais en tout cas, ça a été une certaine surprise, parce que ceux qui auront déjà lu le symbole perdu, n'auront pas manqué de se rendre compte qu'on va dire qu'en gros, sur 500 pages, le thriller lui-même, l'intrigue, ce n'est pas dévoiler un grand mystère que de dire qu'elle s'arrête quasiment à 450 pages, et on a 50 pages terminales qui sont une apologie de la franc-maçonnerie pour ne pas dire un plaidoyer pro domo, en tout cas une apologie, Brown ayant suffisamment dit et répété d'ailleurs qu'il était profane, qu'il n'était pas franc-maçon, il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement, mais on a assisté vraiment à un livre tout à fait étonnant, où effectivement, la franc-maçonnerie a un rôle que l'on n'attendait pas nécessairement sous la plume de Dan Brown.
Alors, il y a eu un certain nombre d'ouvrages, de commentaires sur ce symbole perdu, comme il y en a eu sur Da Vinci Code ou sur Angers Démon, celui que j'ai voulu proposer était un ouvrage tout à fait différent, à la demande notamment de mon éditeur, Dervis, c'était un ouvrage peut-être pour les profanes plutôt, tout en sachant qu'il y a toujours quelque chose à prendre quelque part, mais vraiment de suivre, non pas ne pas commenter le Dan Brown, ne pas commenter le symbole perdu, mais de suivre le parcours de Robert Langdon, le héros de Dan Brown dans le livre, qui est tout à fait intéressant, mettre en parallèle le parcours de Robert Lomas, pourquoi pas, et il y a effectivement quelque chose à en tirer, un éclairage qui n'a pas nécessairement été abordé par d'autres auteurs.
Alors bon, pour faire simple, on va se rendre compte dans le symbole perdu qu'effectivement Robert Langdon suit quasiment un parcours d'initiatique maçonnique.
Il arrive à Washington pour une intrigue, bon déjà l'intrigue ne va pas se dérouler de midi à minuit, temps un petit peu symbolique dans beaucoup d'ordres traditionnels, mais il se déroule sur 12 heures, ce qui est relativement l'équivalent.
Il arrive donc au Capitole, dans ce que je vais exposer, je ne vais pas déflorer l'intrigue pour ceux qui ne l'auraient pas lue, mais il y a quelques éléments qui peuvent très facilement faire comprendre de quoi il s'agit, parce qu'on voit que Dan Brown dans son livre traite Langdon, le héros, de manière très différente.
On va dire dans Angers-les-Monts, dans le Da Vinci Code, c'est un symbologiste très actif, qui participe à la résolution des intrigues, qui participe à la résolution des énigmes.
Et là, on se rend compte dans Le Symbole Perdu que, somme toute, sans être totalement passif, Robert Langdon subit plus qu'il n'agit réellement.
Quelque part, il y a moins d'énigmes à résoudre, il y a des énigmes intéressantes qui tiennent en haleine le lecteur, mais à la fin de l'histoire, on va se dire que l'énigme notamment principale par rapport à une certaine pyramide sur laquelle il y a un code qu'il faut résoudre est relativement secondaire, puisque quelque part, il ne parviendrait pas à résoudre cette énigme, puisque c'est ce qui doit permettre de sauver son ami qui est menacé au début de l'ouvrage, ça ne changerait pas grand-chose, l'ami en question a déjà quasiment la résolution de l'énigme, et ça ne change pas grand-chose sur le fond.
En outre, autant dans les autres ouvrages, on va dire que Robert Langdon résout lui-même les énigmes, là, on sent qu'à chaque fois, les clés lui sont vraiment apportées par des tiers.
Donc, c'est quelque chose de très, très différent, il subit, il subit et il va subir vraiment un parcours comme s'il doit suivre une initiation.
Alors, il arrive au Capitole, là, effectivement, il est confronté à cette disparition de cet ami qui, soi-disant, avait dû le faire venir, donc il est d'une certaine manière aveugle.
Il ne sait plus ce qu'il doit faire, il ne sait plus où il en est, et première étape, quasiment, on va le voir descendre sous le Capitole, dans un lieu qui est nommément défini comme un cabinet de réflexion, un cabinet de réflexion maçonnique, dans lequel il intervient, on décrit les objets, les symboles qu'il va y trouver, donc, première étape, cabinet de réflexion, il est arrivé.