Au long de cet entretien avec Florence Quentin, il ponctue son propos par le jeu de l’instrument…. et la vibration qu’il en obtient nous parle d’elle-même. Il démontre qu’un son contient d’autres notes que l’on n’entend pas. Aussi le chant des harmoniques s’enracine-t-il dans le chamanisme et permet-il de percevoir des tons au-delà des tons, à la ressemblance d’Orphée qui ouvre les portes des esprits et des cœurs...

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Comment faire ? Ecouter, écouter la diffraction, écouter la musique des sphères, écouter l’intelligence de l’Univers... Pour Dominique Bertrand cette écoute a non seulement une valeur initiatique mais aussi, et SURTOUT : une valeur thérapeutique.

Dominique Bertrand travaille avec le compositeur Alain Kremski qui crée de la polyphonie harmonique et joue avec des bols tibétains. Interpréter une oeuvre en duo dans un haut-lieu sacré, shakuhachi et bols tibétains, constitue un phénomène de résonances inouï.

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Si la flûte japonaise n’était autorisée que pour certains moines zen au 17ème siècle, aujourd’hui, après trois siècles d’élaboration, elle peut conduire à l’Eveil, à l’égal des Sutras. Sa subtilité rejoint celle de la calligraphie, du tir à l’arc, et de certains arts martiaux.

L’orateur va donc insister sur le fait que cette musique n’est pas simplement pour emplir le vide mais pour éveiller la conscience, écouter notre silence intérieur, aller vers la transparence et l’incommensurable.

Un programme et une invite que Dominique Bertrand nous rend accessibles tant par son discours que par ses chants et par les infinies vibrations de sa flûte….