Des constellations célestes d'étoiles aux constellations terrestres de lieux sacrés

Saviez-vous que l’on retrouve en France trois constellations d'églises (et/ou de monastères) qui reproduisent la constellation de la Grande Ourse ? En Auvergne, en Bourgogne et en Normandie : hasard, planifications architecturales conscientes ou inconscientes de nos anciens ? Henri Pornon est chercheur en géographie sacrée depuis de très nombreuses années. Ce domaine de recherches, assez peu connu, qui étudie les liens entre les dieux, les hommes et ses constructions architecturales.

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Dans ce troisième et dernier exposé – qui clôt sa trilogie – Henri Pornon nous présente différentes analogies remarquables entre les constellations célestes et l’édification de lieux sacrés. En France principalement mais aussi en Asie.

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Une bascule du champ expérimental purement cosmo-tellurisme à celui des constellations.

On sait que de tout temps, le choix des hommes pour bâtir un édifice cultuel (dolmen, menhir, tumulus, temples, églises etc…), quelques soient les époques, lieux et religions considérés, a bien souvent suivi des courants d’énergies d’origines terrestres (telluriques) ou cosmiques (alignements de planètes, solstices, équinoxes).

Henri Pornon nous propose ici d’envisager un élargissement de l’étude des alignements cosmiques vers celui des constellations (Bouvier, Vierge, Grande et Petite Ourse) et de les retrouver « comme par enchantement » ici-bas, sur Terre. Et cela dans une disposition quasi identique !

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Une sorte de calque (ou décalcomanie) de ces formes célestes dans nos campagnes. Un processus qui aurait duré des milliers d’années.

Rappelons que les étoiles qui forment les constellations sont par nature (et définition) fixes dans le ciel tandis que les planètes bougent (« les vagabondes ») et tournent autour d’une étoile (par exemple le Soleil).

En plus de ses propres recherches, Henri Pornon enrichit aussi ses propos en se basant suur ceux de certains de ses confrères (Alain Balasse et Alain Boudet), mais aussi de l’astrophysicienne Yaël Nazé.

Dans l’antiquité, au-delà de leur lien avec les mythes, constellations et planètes constituaient les signes adressés par les Dieux pour informer les humains de leurs décisions ….
Aujourd’hui, dans notre recherche de Sens et de Sagesse, avec tous les outils techniques dont nous disposons, quelle conclusion – ou message – tirer de cet effort d’unir le Ciel et la Terre ? Le Spirituel et le matériel ?

Extrait de la vidéo

Les constellations de lieux sacrés Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous allons aborder un nouveau volet de la géographie sacrée qui traite des constellations de lieux sacrés. Qu'est-ce qu'on appelle constellations de lieux sacrés ? Ce sont des ensembles de sites sacrés qui reproduisent à la surface de la Terre des constellations d'étoiles telles qu'on peut les observer dans le ciel.

Bien sûr que les passionnés d'hermétisme trouveront dans ces configurations une application du principe hermétique, ce qui est en haut et comme ce qui est en bas. Une revue de littérature m'a permis d'identifier plusieurs propositions de constellations que nous allons commenter aujourd'hui. Après avoir géolocalisé ces sites, je peux faire un certain nombre de commentaires sur ces propositions de constellations et en particulier comparer la configuration géographique des sites avec les constellations astronomiques associées qui sont en l'occurrence la Grande Ourse, la Petite Ourse, Orion, le Bouvier et la Vierge.

Rappelons avant ça que l'astronomie antique poursuivait deux objets. Celui de repérer les cycles naturels associés aux mouvements célestes, par exemple le lever de Sirius qui annonce aux Égyptiens le retour des crus dans l'Égypte ancienne, mais permettait également des prédictions astrologiques. On a traces de constellations identifiées et représentées dès la préhistoire puisqu'on trouve de telles constellations représentées par exemple dans la grotte de Lascaux.

On en trouve ensuite chez les Égyptiens, en Mésopotamie, chez les Grecs. C'est Eudoxe de Cnid qui décompose au Vème siècle avant Jésus-Christ la voûte céleste de l'hémisphère nord en 48 constellations dont les noms se diffuseront jusqu'au Moyen-Âge. Les constellations australes seront-elles répertoriées un peu plus tard à partir du XVIe siècle quand les hommes de l'Occident et de l'Europe commenceront à voyager de partout dans le monde.

Et bien sûr que les noms des constellations sont souvent liés à des mythes antiques. Deux mots du symbolisme des constellations. Dans l'Antiquité, au-delà du lien avec les mythes, les constellations et les planètes sont les signes adressés par les dieux pour informer les humains de leurs décisions. Et puis bien sûr, j'ai déjà évoqué le fait que la constellation établit un lien entre le monde d'en haut, céleste, spirituel, et le monde d'en bas, terrestre, matériel.

Ce qui se traduit dans cet adage hermétique, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Avant de présenter ces constellations identifiées par les uns ou les autres à la surface de la Terre, une petite précaution pour signaler qu'une constellation céleste peut être transposée de trois façons à la surface de la Terre. On peut en premier lieu la voir comme on la regarde quand on lève les yeux vers le ciel.

Mais on peut également la voir comme elle se projette à la surface de la Terre et dans ce cas, elle apparaît inversée par rapport à un axe de symétrie horizontal. Enfin, qu'on la voit telle qu'elle apparaît dans le ciel ou projetée sur la Terre, elle peut être visible suivant des orientations différentes, suivant le jour de l'année et l'heure d'observation. En revanche, je ne connais pas de justification à l'inversion d'une constellation par symétrie autour d'un axe vertical.

Et nous en verrons un exemple qui me semble problématique. Une deuxième question est celle de la représentation de ces constellations qui varient parfois. Et c'est en particulier le cas pour la constellation de la Vierge. Les constellations d'Orion, du Bouvier, de la Grande Ourse, de la Petite Ourse ne font pas débat et sont assez homogènes dans les différentes illustrations qu'on peut en voir.

En revanche, il existe plusieurs représentations de la constellation de la Vierge, ce qui ne facilite pas la vérification des propositions des différents auteurs, surtout quand ils n'indiquent pas la correspondance entre les lieux sacrés et les étoiles. Et en cas de doute, je vous conseille de faire ce que j'ai fait. C'est d'utiliser la représentation de l'Union Astronomique Internationale. Si vous allez sur le site de l'IAU, vous trouverez les constellations qui font référence au niveau mondial.

Et dans tous les cas, pour que d'autres puissent contrôler la cohérence des constellations que vous identifiez, il serait souhaitable que vous indiquiez à quelle étoile correspond chaque lieu sacré, de manière à lever toutes les ambiguïtés possibles. Abordons pour commencer plusieurs constellations de Grande Ourse et de Petite Ourse. Trois constellations d'églises et de monastères français reproduisent la constellation de la Grande Ourse en Auvergne, en Bourgogne et en Normandie.

Commençons par regarder à quoi ressemble la constellation de la Grande Ourse et celle de la Petite Ourse. Le symbolisme de la Grande Ourse est en premier lieu associé au Nord. Dans son ouvrage, l'Astronomie des Anciens, Yael Nazer apporte une inscription trouvée sur les murs du temple d'Aurus à Edfou. Je cite.

La présence du symbole hiéroglyphique sur d'autres bâtiments semble montrer que cette pratique d'orientation était courante dans l'Égypte ancienne. Parlons maintenant de la Grande Ourse bourguignonne. Six des sept sites de cette constellation sont encore aujourd'hui des églises anciennes remarquables de Bourgogne. Il s'agit de la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, la basilique Sainte-Andoche de Saulieu, de l'église Saint-Laurent d'Arnay-le-Duc, de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun, de la basilique Notre-Dame de Beaune et de la cathédrale Saint-Vincent de Chalons-sur-Saône.

La septième, qui est l'église Saint-Georges de Carré-les-Tombes, n'est aujourd'hui plus romane. Même s'il n'est pas certain que l'église actuelle soit positionnée sur l'ancienne église romane, ce site a une riche histoire dont témoignent les sarcophages anciens qui ont été placés autour de l'église actuelle. Voici le résultat de la localisation des sept églises formant la constellation bourguignonne.

On remarquera que cette constellation est orientée vers le nord-ouest et que le quadrilatère est déformé par rapport à la constellation. L'église de Chalons-sur-Saône est-elle réellement le quatrième sommet du quadrilatère ? En cherchant un point mieux positionné par rapport aux trois autres, on constate que le prieuré de couche donne une figure de constellation plus cohérente. Et on peut signaler également que l'abbaye de la Pierre-Kivir, n'est pas très loin de la figure géométrique.

Voici les informations dont on dispose sur les dates de construction de ces églises. Ce sont des églises majoritairement romanes dont les dates de construction, pour six d'entre elles en tout cas, se situent au XIe et XIIe siècle, soit quand même sur une période de 200 ans environ. Peut-on déduire de cette homogénéité temporelle une conception humaine

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