Les neuf premières lettres hébraïques et l'Ennéagramme
Chacun connaît l’œuvre immense qu’Annick de Souzenelle a transmise dans ses nombreux écrits et conférences. Dans cet exposé de 73 min. (traduit simultanément en anglais), elle témoigne de l’importance des nombres et des neuf premières lettres hébraïques qui se correspondent et donnent sens à l’avancée de l’individu vers le divin.
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Le nombre 9 est ainsi essentiel dans toutes les traditions: "il est au 10 ce que le 0 est au 1" nous rappelle-t-elle. Sachant que "Zera", en arabe et en hébreux, signifie "semence"….


Ainsi,
- la première lettre, Aleph, a la forme d’un animal aux cornes dressées vers le ciel pour en capter l’information.
- la deuxième lettre, Beth, (première lettre de la Tora) symbolise la maison. Berechit signifie "dans le principe" : le créé est la maison de Dieu qui s’y incarne.
- la troisième lettre, Gimel, représente symboliquement un chameau. Si Aleph est le Père, Beth le Verbe incarné, Gimel en est l’expansion.
- la quatrième lettre, Dalet, est la porte. Cette porte invite à percevoir (pénétrer ?) les différents niveaux du réel (ceux que la physique quantique met à jour ?).
- la cinquième lettre, Hé, poumon, apparaît dans le Nom divin (Yod Hé Vav Hé). Ces deux Hé réprésentent les deux tranchants d’une même épée.
- la sixième lettre, Vav, est un trait (colonne) vertical (vertébrale) entre les deux Hé-poumons horizontaux : il faut aller vers Soi, se ressourcer au Yod (10ème), à la semence divine, pour une relation juste avec l’autre.
- la septième lettre, Zayin, symbolise une arme qui perce une peau. Le 7ème jour de la Genèse, Dieu se retire pour laisser la place à l’Homme. Le 7 est le nombre du retournement total : l’Homme ne doit pas enfermer ses énergies mais les prendre en main pour devenir adulte…
- la huitième lettre est Heth, la barrière. Si le 4 est une porte, le 8 représente une barrière qu’on ne peut franchir qu’en s’affranchissant (pénétrant ?) l’animal qui la garde (Minotaure, Sphinge…), et cela en ingérant son énergie pour qu’elle ne nous dévore pas. Ces épreuves nous font grandir et les informations extérieures doivent se fondre dans nos informations intérieures, devenir sources de sagesse.


- la neuvième lettre est Teth, le bouclier rond devant l’épée, le dernier gardien du seuil… le dernier degré de la montée angélique…. Et ultime confrontation avec Satan… l’adversaire.
Cette montée graduelle en symboles, en lettres, s’apparenterait-elle, à l’armement progressif d’un chevalier ? Pour les jungiens d’une rencontre avec l’Ombre ? D’un processus d’ individuation ? Pour les théologiens d’une lutte contre Satan ?
Si Annick de Souzenelle nous précise que Satan ne dispose que du pouvoir que nous voulons bien lui donner, que revêt ce pouvoir sur un plan individuel ? Sur un plan collectif ? Comment comprendre cette distinction entre un Satan "adversaire" mais non "énnemi" ?
Eléments de réponses d’ Annick de Souzenelle dans cette conférence.
Extrait de la vidéo
Hello my friends. I'm quite impressed by being here in front of you. Mais peut-être en vous parlant du nombre 9 et en essayant d'aller dans les profondeurs de son message, peut-être pourrais-je en effet vous apporter un petit quelque chose. Parce que nous retrouvons ce nombre 9 comme étant essentiel dans toutes les traditions.
Ne serait-ce que les 9 mois de grossesse que nous vivons nous femmes. Les 9 muses dans la tradition grecque. Les 9 têtes de Lydre de Lerne dans le mythe de Hercule. Et puis dans la tradition judéo-chrétienne, bien sûr, les 9 hiérarchies religieuses, éventuellement.
Les 9 béatitudes, et je me m'empresse de vous dire que ces 9 béatitudes, je les ai étudiées en les appliquant aux 9 séphirotes, plus une, bien sûr, puisqu'il y a 10 séphirotes, mais les 9 premières séphirotes. Et j'ai étudié les 9 béatitudes et mesurées advocées avec les 9 séphirotes et c'est extrêmement intéressant de voir les correspondances entre les 9 béatitudes et 9 séphirotes. Et puis il y a enfin le Christ mourant à la neuvième heure, et tout cela n'est pas par hasard.
Alors le nombre 9, moi j'ai un souvenir tout à fait spécial du nombre 9, ça a été ma question de cours dans mes études de mathématiques et il fallait que je démontre la preuve par 9. Et c'était merveilleux parce qu'en trois lignes je disais que c'était indémontrable. Et nous entrons tout de suite là avec le mystère, le profond mystère du nombre 9. Le nombre 9 se présente vraiment comme un 0 et il semble qu'il soit au 10 ce que le 0 est au 1.
C'est-à-dire un 0. Et un jour je téléphonais à un ami arabe et je lui disais, Taleb, quelle est la racine du mot 0 ? Et il m'a répondu ce que répond la faculté, à savoir que 0 vient du mot chiffre en arabe. Et je lui dis, je n'en crois rien.
Et il me dit, mais alors qu'est-ce que tu proposes ? Et je lui dis, le mot 0 en français vient du mot zéra qui est le même en arabe et en hébreu. La dernière lettre du mot zéra est un ayin en hébreu et en arabe. Et cette lettre n'existe plus dans nos langues européennes et est remplacée par le O.
Et c'est là où nous touchons, je crois, le mystère, vraiment, du 0 comme du nombre 9. Il semble que ce nombre 9 soit le numéro 9. Vous savez, le 0 est indispensable au 1. Il est comme une semence qui doit mourir pour mourir pour mourir pour mourir.
Et c'est là où nous touchons, je crois, le mystère, vraiment, du 0 comme du nombre 9. Et c'est là où nous touchons, je crois, le mystère, vraiment, du 0 comme du nombre 9. Le 0 est indispensable au 1. Il est comme une semence qui doit mourir en terre pour ressusciter dans le 1.
Et je crois que le nombre 9 peut être considéré de la même façon et nous verrons par la suite pourquoi. Il est comme une semence qui est appelée à mourir en terre pour que naisse le 10. Et nous sommes là devant le grand mystère de la semence qui meurt. C'est dans cette mort que surgit la vie.
Et je crois que le nombre 9 est très, très lié à ce profond mystère. Je ne vais pas vous en dire plus pour l'instant du nombre 9, Je ne vais pas vous en dire plus pour l'instant du nombre 9, parce que je vais reprendre maintenant les nombres en les étudiant les uns après les autres pour arriver au 9. Et vous allez voir que là, nous pourrons aller plus loin. Alors, c'est pour ça que je vous propose maintenant de repartir du nombre 1 avec les lettres de l'alphabet hébreu.
Elles sont toutes liées à un nombre. Je pense que nous avons là l'archétype fondamental du secret du nombre comme de la lettre. Voilà, nous avons ici la toute première lettre de l'alphabet hébreu, le Aleph. Mais vous entendez bien qu'en hébreu, une lettre n'est pas un mot comme un coup de tric en français, A, B, C.
C'est Aleph, Bec, Gimel, ce sont des mots. Et ce sont des mots qui ont un sens profond. Je veux dire par là que ce sont des maîtres. Dans nos langues européennes, les mots sont des outils dont nous nous servons pour exprimer nos idées.