Le nombre 9 est ainsi essentiel dans toutes les traditions: "il est au 10 ce que le 0 est au 1" nous rappelle-t-elle. Sachant que "Zera", en arabe et en hébreux, signifie "semence"….

souz neuf1souz neuf2

Ainsi,
- la première lettre, Aleph, a la forme d’un animal aux cornes dressées vers le ciel pour en capter l’information.
- la deuxième lettre, Beth, (première lettre de la Tora) symbolise la maison. Berechit signifie "dans le principe" : le créé est la maison de Dieu qui s’y incarne.
- la troisième lettre, Gimel, représente symboliquement un chameau. Si Aleph est le Père, Beth le Verbe incarné, Gimel en est l’expansion.
- la quatrième lettre, Dalet, est la porte. Cette porte invite à percevoir (pénétrer ?) les différents niveaux du réel (ceux que la physique quantique met à jour ?).
- la cinquième lettre, , poumon, apparaît dans le Nom divin (Yod Hé Vav Hé). Ces deux Hé réprésentent les deux tranchants d’une même épée.
- la sixième lettre, Vav, est un trait (colonne) vertical (vertébrale) entre les deux Hé-poumons horizontaux : il faut aller vers Soi, se ressourcer au Yod (10ème), à la semence divine, pour une relation juste avec l’autre.
- la septième lettre, Zayin, symbolise une arme qui perce une peau. Le 7ème jour de la Genèse, Dieu se retire pour laisser la place à l’Homme. Le 7 est le nombre du retournement total : l’Homme ne doit pas enfermer ses énergies mais les prendre en main pour devenir adulte…
- la huitième lettre est Heth, la barrière. Si le 4 est une porte, le 8 représente une barrière qu’on ne peut franchir qu’en s’affranchissant (pénétrant ?) l’animal qui la garde (Minotaure, Sphinge…), et cela en ingérant son énergie pour qu’elle ne nous dévore pas. Ces épreuves nous font grandir et les informations extérieures doivent se fondre dans nos informations intérieures, devenir sources de sagesse.

souz neuf3souz neuf4
- la neuvième lettre est Teth, le bouclier rond devant l’épée, le dernier gardien du seuil… le dernier degré de la montée angélique…. Et ultime confrontation avec Satan… l’adversaire.

Cette montée graduelle en symboles, en lettres, s’apparenterait-elle, à l’armement progressif d’un chevalier ? Pour les jungiens d’une rencontre avec l’Ombre ? D’un processus d’ individuation ? Pour les théologiens d’une lutte contre Satan ?

Si Annick de Souzenelle nous précise que Satan ne dispose que du pouvoir que nous voulons bien lui donner, que revêt ce pouvoir sur un plan individuel ? Sur un plan collectif ? Comment comprendre cette distinction entre un Satan "adversaire" mais non "énnemi" ?

Eléments de réponses d’ Annick de Souzenelle dans cette conférence.