Le féminin de l'être

"Adam a été créé mâle et femelle" est-il écrit dans la Bible. Aussi, qu'est-ce que le féminin de l'être? L'autre côté de nous, notre part voilée, occultée et pourtant divine, le "soi" nous dit Annick de Souzenelle, qu'il s'agit de réveiller si l'homme veut "devenir" et "être". Car si le féminin est une dimension cachée de l'homme, il est également l'aide précieuse qui le conduira à son éveil, à ses épousailles divines. La voie qui doit mener ce dernier sur le chemin de l'Alliance oubliée avec Dieu.

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Extrait de la vidéo

C'est peut-être intéressant de repartir de la dialectique masculin-féminin avant de m'engager dans ce grand grand sujet qui est le féminin de l'être. Je m'appuie sur la Bible, c'est-à-dire sur ce mythe biblique des premiers chapitres de la Jeunesse. Mais je voudrais préciser d'abord ce mot « mythe ». Le mythe, c'est vraiment l'histoire de l'homme intérieur.

L'homme intérieur n'a pas de mots pour se dire, il emprunte le langage de l'homme que nous sommes, de l'homme extérieur. Il est bien certain qu'il faut entendre qu'il s'agit de quelque chose de beaucoup plus subtil qui touche à l'intériorité de l'être. Si nous nous appuyons sur la tradition, nous pouvons vraiment dire qu'en Dieu, il n'y a aucune dualité, mais dans sa relation au Créé, ce que l'on peut dire, c'est que l'incréé se présente comme mâle par rapport au créé femelle.

Et en image, l'homme est créé mâle et femelle, mais nous sommes tous, si vous voulez, féminins par rapport à Dieu. Que nous soyons hommes ou femmes, nous sommes tous féminins par rapport à Dieu et nous allons le voir appeler à devenir épouse de Dieu. Mâle et femelle, dans le sixième jour de la Genèse, tel qu'il est décrit, on l'a toujours entendu comme étant l'homme et la femme que nous sommes dans notre situation biologique.

Ce qui est tout à fait faux, j'exagère quand je dis que c'est tout à fait faux, c'est juste tout même, mais uniquement à notre niveau biologique. Or, ce qui est décrit là, dès le départ, sortant des mains du Créateur, l'homme là-dedans que nous sommes tous, il ne s'agit pas d'un premier homme qui a vécu il y a des milliers d'années, ce qui ne nous intéresserait pas beaucoup. Il s'agit de l'humanité, donc de chacun de nous.

Chacun de nous est mâle et femelle. Mâle, c'est le mot zahor en hébreu qui veut dire aussi, c'est aussi le verbe se souvenir. Ce qui veut dire que moi, Annick, je suis femelle sur un plan biologique, mais je peux avoir un comportement mâle si j'épouse mon pôle femelle. Et ce pôle femelle, c'est cet autre côté de moi, cet autre côté de moi qui est dit dès le premier verset de la Genèse, lorsque nous pouvons entendre dans le principe Dieu crée les cieux et la terre.

La terre, c'est ce qui est observable, c'est ce pôle mâle. Les cieux, c'est tout ce potentiel voilé à l'intérieur de nous qui est le pôle femelle. Et si vous voulez, le mot keva qui veut dire le trou, c'est ce potentiel infini, cette transcendance qui est à l'intérieur de chacun de nous et dont l'homme est appelé à se souvenir. Quand je dis l'homme, c'est l'homme et la femme.

Chacun de nous est appelé à se souvenir de cet autre côté de nous, cet autre côté que les physiciens retrouvent avec ce réel voilé qui est encore voilé. Au deuxième chapitre de la Genèse, Dieu dit, il n'est pas bon que l'homme soit seul faisant une aide semblable à lui, c'est une très mauvaise traduction et il serait plus juste de traduire, l'homme coupé de lui-même ne peut pas s'accomplir. Faisant une aide, bon là je crois que c'est très difficile de traduire autrement, mais semblable à lui est une traduction très mauvaise.

C'est le verbe nagode qui est employé ici et le verbe nagode, c'est le verbe communiquer, c'est-à-dire faisons une aide afin qu'il puisse communiquer avec lui-même. Ou c'est encore le mot qui veut dire face à face, faisons son face à face, faisons une aide qui soit son face à face. Le mot aide ne correspond pas à quelque chose de très satisfaisant, mais comment le traduire, c'est extrêmement difficile.

C'est le mot ezer en hébreu et le mot ezer est très intéressant tout de même en ce sens que la lettre zayin qui est au cœur de ce mot, la lettre zayin qui est l'initiale du mot zaror, mâle, je dirais que cette lettre-là elle est le symbole de sexe mâle intérieur que nous avons tous pour pénétrer cet autre côté de nous. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre en disant ça, mais je crois que c'est extrêmement important puisque chaque lettre est une image, une icône du verbe divin, vraiment c'est une puissance mâle que cette lettre zayin, elle est là au cœur du mot ezer et les deux lettres qui entourent, c'est les lettres qui dans un certain sens forment le mot ra qui est ce que nous traduisons par le mâle qui n'a jamais été le mâle étant donné que c'est l'inaccompli de nous et en même temps si je retourne les deux lettres, j'ai le mot er qui est l'éveil.

C'est donc cette puissance mâle, le mot aide voyez-vous, c'est-à-dire cet autre côté de nous qui est appelé l'aide, c'est un mot qui est fait de la pénétration de la puissance mâle au cœur de ce potentiel qui est à l'intérieur de nous et qui est appelé à s'éveiller. Voilà, je crois qu'on peut résumer ça comme ça. Cet autre côté va être dressé par Dieu devant Adam pour que Adam puisse le voir. C'est le processus de différenciation à l'image de celui qui a eu lieu au premier chapitre de la Genèse lorsque Adam est différencié de Dieu, sorti j'allais dire du ventre divin si j'ai pu parler ainsi, il y a une différenciation qui fait que Adam est l'apposé homme libre devant Dieu et en image cet autre côté d'Adam est posé devant lui aussi, mais Adam ne le voit pas totalement, il a commencé à nommer des premiers éléments de cet autre côté de lui, mais il ne voit pas la totalité de lui-même.

Alors il est endormi d'un sommeil, tardéma, tardéma le sommeil c'est quelque chose d'intraduisible parce qu'en même temps c'est un sommeil et en même temps c'est un éveil, un peu si vous voulez comme dans nos sommeils profonds nous pouvons avoir des songes qui sont un véritable éveil et on se réveille n'étant plus le même parce qu'une information extrêmement importante nous a été donnée, je pense que c'est plutôt dans un sens comme celui-là qu'il faut prendre ce sommeil.

D'autre part tardéma nous pouvons aussi entendre deux mots séparés étant donné que vous savez la Bible a été écrite d'un seul tenant et on a séparé les mots dans la mesure où on a compris le texte, mais rien ne nous empêche de séparer les mots du façon un peu différente et tardéma nous pouvons très bien voir la racine tour qui nous invite à scruter, à descendre pour scruter dans nos profondeurs et déma c'est la ressemblance, c'est-à-dire que ce sommeil c'est un chemin vers la ressemblance, ce sommeil est un éveil, en profondeur c'est un éveil, c'est pourquoi Adam va s'exclamer vraiment dans une extase, il va dire aussi celle qui est os de mes os et chair de ma chair.

Il faut comprendre qu'en hébreu l'os c'est beaucoup plus que l'os, l'hébreu emploie le mot os pour parler du milieu de lui-même, mais du milieu c'est-à-dire le lieu du my, c'est-à-dire le lieu du mystère, ce qui est sous les apparences, dans les profondeurs de l'être. Si je veux dire moi-même dans le sens de mon soi, le soi divin de mon être, je vais dire mon os, ton os, son os, ça se déclinera, n'est-ce pas, donc c'est etzmi, etzmera, etc.

Etzmera, ça veut dire donc voici celle qui est le plus intime de moi-même que je ne connaissais pas. Et la chair c'est encore une fois l'image divine fondatrice, le noyau divin fondateur

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