Le Martinisme par Emilio Lorenzo Partie 2/2
Second volet de l'exposé d'Emilio Lorenzo sur le Martinisme; le premier volet étant disponible sous forme audio. Découvrez ici la pensée de Louis-Claude de Saint-Martin, appelé "le Philosophe Inconnu". Mystique chrétienne pour certains, théosophie illuministe pour d'autres, 250 ans après la mort du philosophe d'Amboise, ses enseignements continuent à éclairer le chemin de nombreux "questeurs de vérités", tant en France qu'à l'étranger.
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Extrait de la vidéo
Donc comme Michel a dit, c'est une suite, je ne vois pas beaucoup de têtes qui étaient déjà la première fois donc je pourrais répéter un petit peu, mais je ne le ferai pas, je ne le ferai pas.
Par contre, si vous voulez des détails que j'ai traités la première fois, si ça sort dans les questions, je vais tâcher de résumer très rapidement ou très vite ces points que j'ai touchés la dernière fois.
Donc la dernière fois, on a évoqué surtout les origines du martinisme, avec Martinus de Pasquali, Luclaude de Saint-Martin.
On a approfondi un peu plus Luclaude de Saint-Martin, on a vu qu'il avait insisté pour nous donner une démarche pour aller vers la spiritualité disons, en nous indiquant trois titres de trois ouvrages, l'Homme des désirs, le nouvel homme et les ministères de l'homme-esprit.
Et c'est en nous voisant uniquement sur l'énoncé de ces titres que nous avons essayé de dégager une démarche que Luclaude de Saint-Martin avait suivie dans ses écrits et surtout par sa vie.
C'est très difficile de dégager une doctrine propre au martinisme.
Le martinisme va dans le sens de la spiritualité, dans le sens de la libération de l'individu pour qu'il puisse aller vers Dieu.
Et il n'a pas eu trop de temps parce qu'il a découvert juste deux ans avant de sa mort les Upanishads.
Il en a parlé dans l'introduction du ministère de l'homme-esprit et il disait vous verrez de merveilles quand vous connaîtrez ces ouvrages.
Et donc, Luclaude de Saint-Martin est très universel, il n'est fermé à rien.
Mais il avait une voie intérieure de purification et pas une voie extérieure comme l'avait préconisé son maître Martinez de Pasquali qui cherchait plutôt dans des opérations théurgiques à trouver cette aide pour arriver à cette réconciliation avec la divinité qui s'était coupée au moment de la chute.
Je ne vais pas insister parce que j'ai traité l'autre fois de cela.
Je vais vous lire une petite pensée, une phrase de Luclaude de Saint-Martin qui je crois résume très bien sa démarche.
Je cite, la vérité n'est ni dans les livres ni dans les dogmes, pas même ces deux religions révélées.
Mais à l'homme qui, dans une recherche qui est un engagement total de l'être, doit faire sa propre révélation.
Et faire sa propre révélation c'est entre guillemets.
Donc vraiment, l'homme doit trouver la vérité en se regardant en lui-même et en essayant de faire un travail sur lui-même.
Ce travail, c'était le même qu'avait préconisé Martinez de Pasquali et j'en avais parlé, c'était la purification.
Essayer d'enlever des voiles, enlever des scories, enlever des obstacles pour que la partie la plus subtile de l'individu puisse toucher les planes supérieures et aller vers une spiritualisation qui l'amènerait à cette réconciliation avec la divinité.
On parle toujours que le but du martinisme est la réintégration, mais la réintégration n'est collective, la réconciliation est individuelle.
Donc il y a un passage par cette réconciliation avant de faire cette réintégration.
Je vais parler surtout aujourd'hui de l'ordre martiniste.
Je vais regarder d'abord la filiation de l'ordre martiniste.
Louis-Claude de Saint-Martin ne fonda pas d'ordre martiniste.
Il fit une société, un groupe spiritualiste à but spiritualiste, c'était la Société de Saint-Martin.
Et de ses membres de son cercle intime.
On peut bien supposer qu'avec ce nombre de cercles intimes, il ne devait pas être nombreux.
Est-ce que Louis-Claude de Saint-Martin avait donné des initiations dans ces cercles des intimes ?
On n'en sait rien.
On n'a pas trouvé des rituels.
Lui-même, il avait les rituels de l'ordre des chevaliers maçons élus cohènes de l'univers.
Fondé par Martinez de Pascuali, son maître.
Et lui, il avait passé tous les grades et toutes les initiations, toutes les épreuves.
Et il en était sorti vraiment avec succès.
À la mort de Martinez de Pascuali, il a laissé cet ordre des chevaliers maçons élus cohènes de l'univers.
Et il a même fait rayer son nom de toutes les listes dans lesquelles il s'est trouvé inscrit.
Ce qui nous fait penser qu'ayant fait cela, il n'aurait jamais transmis les initiations qui étaient données au sein de cet ordre.
Donc ça, c'est sûr qu'il n'a pas transmis.
Alors, est-ce qu'il avait d'autres initiations à passer ?
On n'en sait rien.
Certains historiens concluent que, puisqu'on n'a rien trouvé, il n'y a rien.
D'autres disent qu'on n'a rien trouvé, c'est tout ce qu'on peut dire.
Moi, je suis de ceux derniers.
Alors, il existe quand même une transmission initiatique provenant de l'Eclaude de Saint-Martin à travers deux personnages.
Papus a été initié martiniste, donc il a reçu cette initiation martiniste.
Et il nous donne une filiation arrivant jusqu'à l'Eclaude de Saint-Martin.
Encore qu'il y a, semble-t-il, un trou là-dedans.
Il manquerait un nom.
Parce que les dates sont telles que ça serait assez difficile qu'une personne ait pu donner une initiation au suivant.
Donc il y aurait un trou là-dedans.
Donc cette filiation est, disons, peut-être historiquement moins sûre.